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Interview / Audi Sport : "Notre stratégie 'produits' est très claire"

Rédigé par Xavier Daffe le 04-08-2023

Né en 1980 à Heilbronn, à côté de l’usine… Audi de Neckarsulm, Sebastian Grams est l’actuel patron d’Audi Sport GmbH. Nous avons abordé avec lui la schizophrénie qui consiste à faire cohabiter des V8 thermiques et des moteurs électriques sous le même toit.

Audi Sport est une filiale à 100% d’Audi AG, créée en 1983 et qui fête donc cette année ses 40 ans d’existence, même si son premier nom était «Quattro GmbH». À l’époque, cette structure a été imaginée pour sécuriser l’appellation «Quattro» et elle n’a pas commencé directement avec la production de voitures, mais avec des accessoires, des jeux, des clubs de golf… Ce n’est qu’à partir de 1995 qu’elle a commencé à développer sa première voiture à part entière, qui ne s’appelait pas encore RS, mais S6 Plus. C’était vraiment le début de la production de sportives chez Quattro GmbH, même si la S6 n’était alors pas encore produite dans leurs propres installations, mais sur les lignes de production normales chez Audi. Le premier modèle réellement connecté à l’univers du sport tel que nous l’entendons encore aujourd’hui a été la RS4 «B5» de 1999, dont le V6 bi-turbo de 2,7 litres de 381 ch fut partiellement développé avec l’aide de… Cosworth.

Comment se profile le portfolio des modèles de routes «RS» développés par Audi Sport dans un proche avenir?

En 2022, nous avons commercialisé plus de 45.000 unités. Et d’ici 2026, vous pouvez vous attendre à 10 nouveaux modèles. Mais nous avançons clairement dans la voie de l’électrification, totale ou partielle. D’ici 2030, tous nos modèles seront ainsi totalement ou partiellement électrifiés. Vous verrez donc arriver des modèles RS hybrides plug-in et d’autres totalement électriques. Cela dépendra des modèles. Nous voulons procurer la meilleure solution technique à nos clients.

Mais est-ce que ce n’est pas un défi de parler de passion pour l’automobile à propos de modèles totalement silencieux, qui ne donnent aucune sensation «mécanique»?

C’est un challenge, c’est sûr. Mais on a déjà appris beaucoup avec la RS e-tron GT, qui a été bien acceptée comme voiture hautes performances électrique, je dirais. Il faut savoir que 1/3 des e-tron GT vendues sont des RS, ce qui est un très bon signal. Bien sûr, nous n’avons plus  la sonorité, le chant du moteur, c’est exact, mais nous développons des sons spécifiques à l’univers RS électrique. Des sons artificiels, oui. Mais dans l’univers de la voiture de sport, je ne crains absolument pas l’arrivée de l’électricité, qui nous donne plein de possibilités en termes de modes de conduite, d’ingénierie, de comportement routier, d’adaptations de la voiture aux besoins du client, etc. L’électricité nous permet de jouer sur plus de variables que pour une thermique, l’éventail des possibilités est beaucoup plus large. Un autre aspect important pour la ligne RS, c’est le design. Ce que nous cherchons à proposer, ce sont des lignes extraordinaires, dans le sens «qui sortent de l’ordinaire». On nous reproche par exemple qu’une RS e-tron GT ressemble trop aujourd’hui à une e-tron GT de base. C’est quelque chose qui nous a été remonté par nos clients et que nous pouvons entendre. Nous sommes en train d’apprendre, car nous avons été présents très tôt sur le marché avec ce produit. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de feedback que nous intégrons dans le développement de produits futurs.

Quelle est votre position par rapport aux e-fuels, ces carburants de synthèse, à propos desquels on entend tout et son contraire?

On n’y dit pas non. Mais je ne pense pas que les e-fuels soient la solution pour les nouvelles et futures voitures. J’y vois plutôt un moyen d’alimenter la flotte existante. Il y a encore aujourd’hui des millions de voitures qui roulent partout dans le monde et on ne peut pas faire comme si elles n’existaient pas. Faire passer tout le monde à l’électrique du jour au lendemain est évidemment impossible. Renouveler toute cette flotte prendra des décennies. Alors, les e-fuels comme carburant de transition, pourquoi pas? Mais pour nos nouveaux modèles, nous prenons clairement le chemin de l’électrification. Même si nous suivons de très près ce que font nos collègues de Porsche dans le domaine des e-fuels, bien sûr! On y travaille d’ailleurs avec eux, mais notre stratégie «produits» est très claire et on ne s’en écartera pas.

Retrouvez l'intégralité de cette interview, où il est également question de compétition-client, de Formule 1 et de modèles S et RS électriques dans le Moniteur Automobile #1803.

Photos: Tobias Sagmeister

 

 

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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