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Interview / Andrew Shepherd (Seat) : Le CNG, c’est facile

Lors d’une discussion au salon de Bruxelles, Andrew Shepherd, expert produits CNG chez Seat, nous a expliqué cette technologie et la stratégie du constructeur avec le gaz naturel comprimé comme carburant.

Sommaire :

Moniteur Automobile : Le CNG a-t-il un rôle à jouer dans le marché automobile et dans la chasse au CO2 ?

Andrew Shepherd : Le CNG va jouer un rôle majeur. Il est naïf de penser que la réponse se trouve dans une seule technologie. Le futur ne sera donc pas limité à une solution. Et le CNG fait partie des possibilités qui s’offrent à nous. Il a un énorme potentiel. Le gaz peut notamment être extrait du sous-sol ou issu de biomasse (bio-CNG). En tout cas, une voiture CNG émet 25 % de CO2 de moins qu’un modèle à essence et 75 % de NOx en moins qu’un Diesel. Il n’y a pas de diffusion de particules fines, donc pas besoin de FAP.

MA : Pourtant, on a l’impression qu’elle n’est pas soutenue par les autorités publiques. Même si le nombre de stations augmente en Belgique. Et en Europe ?

AS : Cela dépend des pays. L’Italie et l’Allemagne connaissent bien le CNG. La France s’y met doucement. Et puis, il y a l’Espagne. Avec Seat, nous avons mis la technologie à la lumière. En 2018, avec 11.000 voitures livrées, on en a vendu 7 fois plus qu’en 2017 alors qu’il n’y a que 60 stations. Elles sont généralement installées près d’une concession Seat. Cela va évidemment évoluer. D’autant que Madrid offre le parking à moitié prix pour le CNG. L’Europe va également donner un coup de pouce dans son projet de promotion des carburants alternatifs. Ainsi, elle va aider à mettre en place un réseau. Fin 2024, il devra y avoir une station CNG tous les 150 km sur les axes principaux de l’Union européenne (et tous les 400 km avec le LNG pour les camions). Cela permettra aux automobilistes au CNG de voyager à travers toute l’U.E.

MA : Mais le CNG reste interdit dans le Shuttle du tunnel sous la Manche.

AS : Oui, et c’est incompréhensible. Il n’y a pas de CNG en Grande-Bretagne et lorsque le tunnel a été construit, ce n’était pas connu en France non plus. Dès lors, j’ai l’impression de l’interdiction a été décrétée sans plus de réflexion. Car, en soi, ce n’est pas plus dangereux de prendre le Shuttle en essence qu’avec du CNG. En mettant la question sur le tapis, on devrait pouvoir changer les choses et l’autoriser. Mais ce n’est pas encore le cas. Pareil pour certaines restrictions dans les ferries.

MA : Par contre, pas de soucis pour les parkings.

AS : Aucun problème, le CNG est autorisé dans les parkings souterrains.

Bientôt plus de bicarburation

MA : Une particularité du CNG est l’obligation d’avoir un réservoir essence car le moteur a parfois besoin de pétrole. Pourquoi ?

AS : Tout d’abord, j’espère bien voir arriver à moyen terme des voitures roulant uniquement au CNG, pas bifuel comme maintenant. La technologie évolue. Le 100 % CNG est clairement la prochaine étape. D’ailleurs, les modèles actuels roulent quasi toujours au CNG. On a encore besoin d’essence dans 3 situations bien précises :

  • Lorsque les réservoirs de gaz sont vides et qu’il n’y a pas de pompe à l’horizon, c’est cartésien.
  • À de très basses températures (-10 °C) pour chauffer les injecteurs de gaz.
  • Juste après le remplissage des réservoirs où il faut une petite injection de pétrole dans l’admission pour brûler les résidus de gaz.

Quand l’essence ne sera plus nécessaire dans ces deux dernières situations, on pourra avoir des voitures CNG « monovalentes ». Pour le reste, ce sont des véhicules comme les autres. C’est aussi facile à utiliser qu’un modèle classique. Il y a même moyen d’installer une boule de remorquage sur certains modèles.

MA : Améliorer la technologie du gaz naturel, c’est un peu le rôle de Seat au sein du groupe Volkswagen ?

AS : Nous avons effectivement un rôle de leader pour le développement de moteur CNG à architecture transversale, avec la collaboration de Volkswagen. Mais en 2023, nous aurons la pleine responsabilité de cette technologie.

MA : En évoluant, le CNG pourra-t-il venir titiller le pétrole face à l’électricité et aux solutions hybrides ?

AS : C’est difficile à prévoir. En 2030, en 2040, il y aura différentes technologies. Le CNG aura sa part à jouer, mais à quel point ? Je ne le sais pas. Ce que je sais, c’est qu’elle est une vraie alternative écologique. D’autant qu’en 2030, 30 % du gaz produit devrait l’être avec des sources renouvelables.

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