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Industrie et économie / Mini aux Pays-Bas à cause du Brexit ?

En cas de Brexit dur, BMW pourra-t-elle quitter Oxford (Cowley) pour assembler toutes les Mini aux Pays-Bas, chez Nedcar ? La question serait sur la table du constructeur.

Sommaire :

BMW travaille déjà avec VDL Nedcar à Born aux Pays-Bas depuis 2014. Actuellement, l’usine néerlandaise produit en sous-traitance la Mini Cabrio et la Coutryman ainsi que la BMW X1. Ce site d’assemblage pourrait tirer les marrons du feu lié au Brexit. En effet, Harald Krüger, le PDG du constructeur bavarois, a clairement exprimé sa position lors d’une discussion avec des analystes : « nous sommes très flexibles et nous pourrions ajuster les volumes à Oxford et à Nedcar ». Il est notamment question de l’absence d’accords commerciaux avec l’Union européenne dans le cas, de plus en plus probable, d’une séparation à la dure.

De la suite dans les idées

En 2018, déjà, il avait menacé de délocaliser en cas de Brexit dur : « J’ai dit à la Première ministre britannique [ndlr : de l’époque] Theresa May et à l’Union européenne que s’il y avait un Brexit sans accord, les deux côtés seraient perdants. Nous ne respecterons plus les accords commerciaux et nous serons obligés de construire la Mini aux Pays-Bas ». BMW assemble des Mini au Royaume-Uni, afin de garder une part britannique dans la marque, mais de nombreuses pièces proviennent du continent. Avec la Grande-Bretagne en dehors de l’U.E., sans accord, cette logistique ne serait plus rentable. D’où l’envie de faire des Pays-Bas le principal point d’assemblage des Mini.

4500 emplois menacés

Le site britannique a assemblé 234.500 voitures pour Mini l’an dernier. Si BMW devait abandonner Cowley, près d’Oxford, le travail de 4500 personnes serait menacé. D’autant que le sous-traitant néerlandais de la marque allemande a déjà renforcé ses équipes avec près de 7200 personnes chez Nedcar. Par ailleurs, BMW a déjà délocalisé une production de moteurs début juillet. L’usine de Hams Hall ne fabrique plus les motorisations destinées à l’Afrique du Sud. Du côté du 10 Downing Street, Boris Johnson se veut optimiste en promet une renégociation de l’accord de sa prédécesseure. Ce que l’Union européenne refuse.

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