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Industrie et économie / Stellantis en perte en 2025, l’électrique seule en cause ?

Rédigé par Frédéric Kevers le 26-02-2026

Le groupe Stellantis a confirmé une perte sur l’exercice 2025, invoquant un marché du véhicule électrique inférieur aux attentes. Au-delà du ralentissement conjoncturel, c’est toute la stratégie industrielle et tarifaire du géant franco-italo-américain qui interroge.

Stellantis a officialisé une perte nette sur l’ensemble de l’année 2025 qui s'élève à 22,3 milliards d'euros. En cause, selon le groupe, un marché du véhicule électrique nettement plus atone que prévu, notamment en Europe et en Amérique du Nord. Une explication qui, si elle reflète une réalité – la croissance des ventes de BEV s’est tassée – mérite d’être examinée avec un peu plus de recul.

Un marché EV au ralenti

Depuis 2021, Stellantis a massivement investi dans l’électrification de ses gammes, multipliant les plateformes dédiées, les déclinaisons 100 % électriques et les annonces ambitieuses en matière de neutralité carbone. Sur le papier, la feuille de route semblait claire : prendre le virage réglementaire européen, répondre aux exigences CAFE et occuper le terrain face aux constructeurs chinois et américains. Dans les faits, le groupe se retrouve aujourd’hui confronté à un double écueil : une demande moins dynamique que prévu et une pression concurrentielle accrue sur les prix.

Le ralentissement du marché électrique n’est pas un mythe. La fin ou la réduction de certaines primes nationales, la hausse des taux d’intérêt et l’attentisme des clients ont freiné les commandes. Mais d’autres acteurs, eux aussi exposés à ces mêmes vents contraires, n’ont pas tous enregistré de pertes comparables. La question se pose donc : Stellantis a-t-il surestimé la vitesse de bascule vers le tout-électrique ?

Mauvais positionnement ?

La stratégie produit a également son rôle. Si le groupe dispose d’une offre abondante (trop ?), celle-ci repose souvent sur des modèles positionnés à des niveaux de prix ambitieux pour des marques généralistes. Or, le consommateur européen, confronté à l’inflation et à l’incertitude économique, arbitre davantage qu’en 2021 ou 2022. Les véhicules thermiques électrifiés – hybrides simples ou rechargeables – conservent un attrait certain, parfois au détriment des électriques pures.
S’ajoute à cela la montée en puissance des constructeurs chinois, capables de proposer des modèles électriques bien équipés à des tarifs agressifs. Face à eux, Stellantis doit composer avec des coûts de production européens plus élevés et une complexité industrielle liée à la gestion d’un portefeuille de marques particulièrement vaste.

La perte 2025 n’est pas, en soi, un désaveu définitif de l’électrification. Elle met toutefois en lumière un décalage entre projections stratégiques – établies sous l’égide de Carlos Tavares - et réalité du marché. L’électrique progresse, certes, mais pas à la cadence linéaire que certains scénarios internes avaient intégrée. Dans un contexte où les normes européennes continuent de se durcir, Stellantis devra trouver un équilibre plus fin entre ambition réglementaire, rentabilité et accessibilité produit.

Reste à savoir si cette perte constitue un accident de parcours ou le symptôme d’un ajustement plus profond à venir. Seule certitude, si l’électrification semble inéluctable, la flexibilité industrielle et technologique constituera une clé primordiale pour survivre aux années à venir. En outre, Stellantis devra parvenir à combiner le redéploiement d’offres alternatives – Diesel, hybridation, etc. – tout en donnant un bon coup de boost au développement technologique afin de rendre à nouveau ses modèles électriques compétitifs et attrayants face à une concurrence qui ne l’attend pas.

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