Vidéos de la rédaction / Ferrari Amalfi Spider : l'art du grand tourisme à ciel ouvert (Spécial)
Avec l'Amalfi, Ferrari met la copie de la Roma au propre et ajoute une touche de sensualité à son entrée de gamme. Mais au-delà du discours marketing bien huilé, cette version Spider invite-t-elle davantage au sport ou au farniente ?
Dans cette vidéo spéciale, le Moniteur Automobile vous emmène à la découverte de cette "petite" Ferrari. Si vous désirez intégrer "la grande famille" Ferrari avec une voiture neuve, ne rêvez pas trop vite de F80, de 296 Speciale ou de Testarossa. Vous serez d'abord gentiment invité à acquérir la "petite" Ferrari pour faire connaissance avec le Cheval cabré de Maranello. Jusqu'ici, cette tâche incombait à la Roma qui poursuivait le retour d'une GT à moteur V8 placé à l'avant au sein de la gamme italienne, après les California et Portofino.
Non dénuée de charme mais minée par quelques tares ergonomiques, la Roma n'a toutefois pas manqué sa cible et élargi le panel de Ferraristi. Avec l'Amalfi, l'officine italienne remet sa copie au propre en profondeur. Suffisant pour justifier une nouvelle appellation ? Nous l'avons vérifié au volant de la variante Spider.
- Lisez aussi tous nos essais Ferrari
- Découvrez tous les prix de la Ferrari Amalfi
- Regardez tous nos essais détaillés en vidéo sur notre site ou notre chaîne YouTube
Essai Ferrari Amalfi Spider (2026) : l'évolution parfaite de la Roma ?
Successeure directe de la Roma Spider, dont elle reprend la silhouette générale et les proportions GT, la nouvelle Ferrari Amalfi Spider apporte des évolutions cruciales en matière de design, d'ergonomie et de technologies de freinage. Essayée sur les routes sinueuses et sous le soleil de Grèce, la nouvelle découvrable V8 au cheval cabré corrige les défauts de sa devancière pour réaffirmer son statut de vraie Ferrari au quotidien. Bilan complet.
1. Design extérieur et aérodynamisme : plus sexy et mieux proportionnée
Si l'architecture de découvrable à moteur avant-centre conserve ses proportions élégantes, le traitement des surfaces a été profondément retouché par le Centro Stile Ferrari :
-
Face avant redessinée : fini la calandre perforée « coupe-frites » contestée de la Roma. L'Amalfi adopte un masque avant retravaillé, une signature lumineuse affinée à l'horizontale et une lèvre inférieure peinte couleur carrosserie qui assied visuellement l'auto au sol.
-
Ailes avant sculptées : les volumes d'ailes trop massifs sont retravaillés avec des lignes creusées et galbées pour alléger le profil et offrir un rendu plus sexy et dynamique.
-
Aérodynamisme sous le châssis : ajout de déflecteurs (turning vanes) au niveau du fond plat et d'éléments aérodynamiques spécifiques en amont des roues avant et arrière pour optimiser l'appui.
-
Capote en toile à 5 couches : la capote souple en tissu, déclinable en plusieurs coloris et deux textures, préserve la ligne fluide du coupé lorsqu'elle est fermée. Elle s'ouvre ou se ferme de manière entièrement automatique en 13,5 secondes jusqu'à 60 km/h.
2. Vie à bord et ergonomie : le retour salvateur des boutons physiques
L'habitacle fait un bond en avant spectaculaire sur le plan de l'ergonomie, répondant directement aux critiques formulées à l'égard de la Roma :
-
Retour des commandes physiques : Ferrari abandonne le « tout tactile » sur le volant au profit de vrais boutons physiques et d'un véritable bouton Start pour le démarrage, améliorant radicalement l'intuitivité en conduite dynamique.
-
Architecture double cockpit : la planche de bord abandonne la lourde console centrale verticale pour un écran tactile horizontal positionné plus bas, facilitant l'intégration sans fil d'Apple CarPlay hors du combiné d'instruments du conducteur.
-
Afficheurs numériques : le conducteur bénéficie du grand combiné d'instruments numérique paramétrable, tandis que le passager conserve son propre petit écran d'affichage dynamique (vitesse, compte-tours, G-mètre).
3. Moteur V8, boîte F1 et technologie Brake-by-Wire
V8 biturbo préservé
Sous le capot avant, le bloc V8 3.9 biturbo à vilebrequin plat développe toujours 640 ch et 730 Nm de couple. Malgré des normes de dépollution et de bruit plus strictes, Ferrari est parvenue à maintenir le même niveau de performances canon sans dégrader la réactivité.
Accord moteur / boîte F1
Associé à la boîte de vitesses à double embrayage à 8 rapports, le V8 offre une réponse instantanée sans aucun temps de réponse du turbo (turbo lag). Les rapports s'enchaînent à la vitesse de l'éclair, à la montée comme au rétrogradage, via les grandes palettes en carbone fixées à la colonne.
Passage au freinage Brake-by-Wire
L'Amalfi adopte un système de freinage électromécanique (Brake-by-Wire) :
-
Avantages : un feeling de pédale parfaitement constant et reproductible, quelle que soit la température des freins carbone-céramique ou la sévérité de l'usage.
-
Inconvénient : une légère perte de ressenti de l'adhérence à la pédale lors des très gros freinages sur revêtement dégradé.
4. Comportement routier et usage au quotidien
Sur la route, l'Amalfi Spider brille par sa polyvalence et la rigueur de son châssis :
-
Précision du train avant : le train avant s'inscrit en virage avec une précision chirurgicale, sans la moindre trace de sous-virage.
-
Gestion électronique de la glisse : l'ESP évolué et le système Side Slip Control (SSC) gèrent les pertes de motricité sur asphalte glissant avec une subtilité et une transparence remarquables.
-
Confort et manœuvres : équipée du système de lift permettant de rehausser le train avant, la voiture s'avère très facile à manœuvrer en ville, assistée par des caméras de stationnement haute définition et une excellente visibilité. Le niveau de confort et d'insonorisation sur autoroute, capote fermée, est digne d'une grande routière.
Bilan de l'essai
Points forts
-
Design retravaillé, nettement plus sexy et équilibré que celui de la Roma.
-
Retour aux vrais boutons physiques sur le volant (ergonomie enfin réussie).
-
Moteur V8 de 640 ch sans aucun temps de réponse et boîte F1 ultra-rapide.
-
Précision chirurgicale du train avant et gestion électronique de la glisse de référence.
-
Insonorisation de la capote à 5 couches et manœuvrabilité aisée au quotidien.
Points faibles
-
Sonorité du V8 à vilebrequin plat parfois bourdonnante à rythme constant en ville.
-
Légère perte de retour d'information à la pédale due au système Brake-by-Wire.
-
Tarif et liste d'options/personnalisations extrêmement élevés.
Notre avis
Plus qu'une simple mise à jour, la Ferrari Amalfi Spider justifie pleinement son changement de nom. En écoutant les critiques de ses clients pour corriger l'ergonomie intérieure et en sublimant son coup de crayon extérieur, Ferrari signe une GT cabriolet d'une maturité exceptionnelle, aussi gratifiante à mener sur petite route sinueuse que facile à vivre au quotidien.
