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Premier essai / Renault Espace: repartir de zéro

Avec ses allures de crossover, le Renault Espace 5 change du tout au tout et abandonne la forme de grand monospace qui prévalait depuis 1984.

  • Avis Rédaction NC

Sommaire :

Le concept

Dans le secteur du haut de gamme, Renault n'entend décidément rien faire comme les autres. Ce qui ne lui réussit pas toujours du reste. Car si la R25 s'est très bien vendue, on ne peut pas en dire autant de la Safrane, de l'Avantime (2001), ce « coupé-space » aux lignes décoiffantes ou encore de la Vel Satis (2002) qui tentait à sa manière de défendre les couleurs de la marque face aux berlines allemandes. Or c'est à nouveau bien de cela qu'il s'agit : offrir un porte-drapeau avec pour dessein de réintégrer le segment des véhicules « premium ». Renault refuse pourtant d'utiliser ce mot - sans doute par la crainte de l'échec -, mais le constructeur met toutefois en avant le fait qu'il commence à capter une part de la clientèle habituelle des « premium ». Ne serait-ce pas jouer sur les mots ? Cela dit, son retour, Renault l'opère cette fois par le biais de l'Espace. Ou du moins ce qu'il en reste car cette cinquième génération est aujourd'hui bien loin du concept originel de 1984. Celle qui entre en piste a en effet bien peu en commun avec sa devancière tant sur la forme que sur le fond. Ce qui lui aurait d'ailleurs bien valu un nouveau nom.

Ce qui change

C'est tout qui change. De la caisse, qui est désormais élaborée sur l'architecture modulaire CMF (comme le Qashqai, X-Trail et bientôt le Kadjar), à la carrosserie qui abandonne l'allure de monospace au profit d'une silhouette de crossover ou de SUV signée Laurens Van Den Acker. Mètre en main, le nouvel Espace affiche la même longueur et la même largeur que l'ancien Grand Espace, mais elle est plus basse de 8 cm pour une garde au sol relevée de 4 cm. Et comme la ligne est désormais fuyante, on se retrouve face à une voiture franchement originale qui mêle les genres et verse finalement plus dans le registre du crossover ou du SUV, ce qui ne déplaira sans doute pas à la clientèle... qu'elle doit encore trouver. Le reste de l'argumentaire s'articule autour d'une finition au top, d'un équipement high-tech dès le niveau d'accès et de petits moteurs qui lui permettent d'être très compétitive en CO2 (à partir de 116 g/km). De quoi convaincre ? Peut-être sachant que si l'Espace est un instrument de conquête, elle ne pouvait pas non plus renier sa clientèle fidèle. Et c'est pour cela qu'à l'arrière, l'engin présente toujours des sièges séparés de monospace (pas très confortables du reste) ainsi qu'une modularité bien pensée qui permet de dégager un plancher parfaitement plan. Cerise sur le gâteau : il y a toujours moyen d'installer 7 personnes à bord grâce aux deux sièges escamotables optionnels. Cela dit, vu la ligne de toit descendante, inutile d'espérer y installer des adultes. La planche de bord est évidemment impressionnante, surtout avec la grosse console centrale flottante qui accueille en son sommet la nouvelle interface R-Link dont l'écran capacitif est placé de manière verticale. Malin et très intuitif.

Côté moteurs, Renault n'a opté que pour des petites cylindrées. La gamme entière s'articule en effet autour de seize-cents, tous suralimentés et doublement même pour le dCi 160. En essence, on peut compter sur 200 ch et sur 130 ch pour le modèle Diesel d'accès. Hormis ce dCi 130 ch qui reste uniquement proposé en boîte mécanique, les deux autres moteurs sont associés à des boîtes robotisées à double embrayage, des versions qui bénéficient en outre de l'interface MultiSense qui permet de paramétrer les préférences de conduite comme l'effort à la direction, l'ambiance lumineuse, le graphisme des compteurs, la réponse à l'accélérateur et, le cas échéant, l'amortissement piloté et la réactivité des 4 roues directrices (option combinée, de série sur Initiale Paris).

Comment ça roule ?

Forcément, le nouvelle Espace roule beaucoup mieux que sa devancière. Avec 13 ans d'écart entre ces deux là, ce n'était pas très difficile. L'engin se montre très efficace, vire presque à plat et privilégie le confort de marche par le biais d'une insonorisation particulièrement soignée et une sellerie très confortable qui peut même être massante (mais pas ventilée). L'amortissement - uniquement piloté sur nos modèles de cette première prise en main - offre un bon filtrage, même avec les roues de 19 pouces, mais il est malheureusement insuffisant pour maintenir efficacement la caisse ou pour offrir une bonne tenue de cap sur autoroute. Dommage, mais heureusement corrigible via le programme Sport (ou « Perso » qui permet d'ajuster chaque paramètre). Les deux boîtes automatiques remplissent très bien leur fonction tout comme les 4 roues directrices qui permettent de virer avec une efficacité rare pour un engin de ce gabarit. Une réserve toutefois : un centre de gravité haut perché qui n'incite pas un conduite dynamique et un amortissement qui reste toujours insuffisant pour juguler les mouvements de pompages sur les ondulations, même sur le mode Sport. Mais c'est sans doute un peu logique: à force de mêler les genres, on finit par se chercher un peu soi même, même si cet Espace est loin d'être désagréable à conduire.

Le dCi de 160 ch et le TCe de 200 ch sont des mécaniques réussies et dont les prestations suffisent au quotidien, ce qui n'empêche toutefois pas de rester un peu sur sa faim, en particulier avec le dCi 160 qui manque de muscle pour une mécanique haut de gamme. Il manque un truc... Avec 40 ch de plus, le TCe s'en sort évidemment avec les honneurs, mais il ne représentera pas le gros des ventes.

Budget/équipement

Le nouvel Espace est à peine plus cher que celui qu'il remplace alors qu'il est nettement mieux équipée. Comptez 34.500 € pour le dCi 130, une version dotée d'office des feux full led, de la tablette avec navigation, du toit vitré et des sièges rabattables automatiquement depuis la tablette. Pas excessif même s'il faudra payer près de 40.000 € pour bénéficier du dCi biturbo, voire même 45.500 € pour la version Initiale Paris à l'équipement pléthorique et dotée des 4 roues directrices et de l'amortissement adaptatif. Certes, ce n'est pas donné, mais c'est toujours nettement moins cher que les Allemandes concurrentes. Et dépouillées. La finition atteint un niveau tout à fait inédit pour la marque. Merci à Daimler et à Infiniti qui ont conseillé le français dans ses choix et ses méthodes de travail. Cependant, tout n'est pas encore parfait : il reste quelques détails à peaufiner, comme les parties basse de la planche de bord qui font usage de plastiques durs et parfois mal ébavurés ou certaines pièces d'habillage du pavillon.

Les concurrentes

Les concurrentes de l'Espace sont à la fois nombreuses et inexistantes tant le modèle est en total décalage. Si l'on considère les crossovers de cette taille il faut compter avec le X5 ou le Touareg, tous les deux beaucoup plus chers. Non, décidément, l'Espace constitue une offre à part.

Notre verdict

La nouvelle Espace est un véhicule en total décalage avec l'offre actuelle. Les mauvaises langues diront que c'était aussi le cas des Avantime et Vel Satis. Sauf que cette fois, Renault se veut totalement en phase avec son époque avec son look de crossover et ses équipements high-tech. De quoi laisser avec le sentiment que, cette fois, ça pourrait bien marcher pour ce haut de gamme à la française.

Fiche technique - Renault Espace 1.6 dCi 160

Moteur : 4 cylindres, 1598 cm3
Puissance : 160 ch à 4000 tr/min
Couple : 380 Nm à 1750 tr/min
0-100 km/h : 9,9 s
Vitesse maxi : 202 km/h
Consommation mixte : 4,8 l/100 km
Rejets de CO2 : 120 g/km
Prix de base du modèle: 39.500 €

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Dans cet article : Renault, Renault Espace

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