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Essais courts / Porsche Taycan Turbo S : le prix du plaisir

Rédigé par Olivier Duquesne le

Lors d’un événement sur le futur électrique de la marque, Porsche nous a laissé une Taycan Turbo S à disposition pour une petite boucle en Italie. L’occasion de tester la berline récemment remise à jour.

Sommaire :

Concept

La Porsche Taycan a eu droit cet été 2022 à une remise à jour. Elle concerne essentiellement l’autonomie, l’infodivertissement et les aides à la conduite. Il n’y a pas eu de changement fondamental au niveau mécanique et esthétique. C’est donc dans les systèmes électroniques que les choses ont évolué. Ce qui aura toutefois un impact sur la conduite puisque pour augmenter l’autonomie, les ingénieurs de Zuffenhausen ont travaillé sur la gestion de la conduite en roues libres. En effet, aucun couple moteur n'est appliqué dans ce cas, tout comme à l'arrêt. En mode de conduite "Normal" et "Range", pour les modèles à transmission intégrale, le moteur électrique avant est presque entièrement déconnecté et « désénergisé » en charge partielle. Tout cela réduit la résistance dans la chaîne cinématique et donc, par corollaire, la consommation d'énergie. Porsche promet également un réglage plus fin des aides à la conduite. Et des aides au parking plus efficace, normalement pour s’insérer dans des places étroites. Pour rappel, la Taycan dispose d’une « boîte » à deux rapports.

Le parc devant le Porsche Experience Center de Franciacorta entre Milan et Vérone nous laissait le choix entre des Taycan, Taycan Sport Turismo et Taycan Cross Turismo. Nous choisissons finalement la berline Taycan Turbo S, celle qui a réussi un chrono de 7 min 33 s sur la Nordschleife du Nürburgring (avec un Performance Kit qui pourrait bientôt être vendu hors Allemagne). Cette voiture luxueuse de 4,96 m de long dispose, avec ses deux moteurs, d’une puissance de 625 ch capable de grimper à 761 ch avec le Launch Control (qu’on n’aura pas l’opportunité d’essayer dans le trafic). Le couple est de 1050 Nm. Son autonomie est de 464 km avec sa batterie de 83,7 kWh utiles (93,4 kWh bruts).

Conduite

À bord de la Taycan, on est dans une Porsche tournée vers le futur. Le volant avec la molette « Drive Mode » et le décor sont clairement estampillés du blason avec les armoiries du Duché de Wurtemberg et le cheval cabré de Stuttgart. Cet habitable est totalement numérique avec l’écran tout à droite pour le passager en plus de ceux pour le conducteur. Même la climatisation a droit à son écran tactile entre les sièges. Ça en fait des affichages ! Petite nouveauté non négligeable, la Taycan est compatible Android Auto sans fil. La connexion a été une simple formalité.

C’est dans ce luxe numérique qu’avance la Porsche Taycan Turbo S avant de rejoindre le petit trajet vers le lac d’Iseo. Le mauvais revêtement sur une partie la longue voie dite express nous emmenant vers des routes sinueuses surplombant le lac, pousse l’Allemande à jongler entre l’impérieuse nécessité de nous informer sur l’état du bitume et la politesse de nous offrir un univers ouaté. Un exercice de style réussit par la berline qui arrive à garder un confort serein tout en restant sportive dans l’âme, même dans le train-train d’un bout de chemin sans intérêt.

La monotonie de cette partie du parcours nous pousse à essayer le toit vitré à opacité variable. Une commande sur la console centrale permet de choisir de n’assombrir d’une partie du toit panoramique. Va pour le soleil à l’arrière et l’ombre à l’avant. Cette marche d’approche démontre aussi que, malheureusement, les aides à la conduite aussi finement réglées soient-elles (comme nous l’avait promis Porsche), manquent toujours de jugeote. La détection des panneaux de limitation de vitesse ne comprend rien à la signalisation tout à droite en Italie qui ne concerne que ceux qui quittent la voie principale. Le régulateur insiste pour nous caler à 50 km/h, alors que ce n’est pas nécessaire.

La route devient enfin intéressante. Du moins sur la carte de la navigation. Le chapelet de radars bride vite toute envie de dépasser les 70 km/h. C’est cependant suffisant pour prendre son pied dans les lacets de cette petite route en montée. La Porsche Taycan S est très docile. Malgré sa longueur, elle aborde les épingles avec élégance et pureté. Les réaccélérations sont instantanées et puissantes. Le relief n’existe plus avec une telle musculature. Lorsque l’occasion se présente, un bon coup de latte en mode Sport Plus transforme la Taycan en missile au lancement fulgurant. Attention à la syncope pour les âmes sensibles et les corps fragiles. Et cela sans utiliser le Launch Control. L’avantage du Sport Plus est de nous gratifier en prime d’une petite sonorité – certes artificielle – accompagnant le rythme de conduite.

À l’approche des virages, le lâcher de pied droit ne se transforme pas en choc vers l’avant pour les occupants. La régénération est très discrète et même imperceptible. Au point même de douter de son fonctionnement. Cela ne fait qu’aider la conduite dynamique avec des freins redoutables. La sensation de plaisir est omniprésente. Et quand le trafic incite à repasser en mode Normal, on reste conducteur d’une voiture conçue pour les amateurs de grand cru automobile. Certes, le son d’un V8 ou d’un V12 en moins. En tout cas, cette Taycan démontre que Porsche reste une marque maîtrisant bien son sujet. Malgré la grimpette en retardant le freinage et en accélérant très virilement, la consommation de ce bref galop d’essai présente un bilan de 25 kWh/100 km. Ce chiffre laisse espérer un 22 kWh en moyenne pour un voyage au long cours en Cruise control.

Verdict

Ce petit essai d’une soixantaine de kilomètres confirme deux choses : la Taycan Turbo S a une accélération à couper le souffle et Porsche a bien compris comment allier plaisir et exigence avec ses modèles électriques. On n’échappera pas aux pauses recharge sur la route des vacances ou du rendez-vous à plus de 250 km. Heureusement, elles peuvent être inférieures à 30 minutes quand tout va bien grâce à l’architecture 800 V avec une puissance de charge de 270 kW. Cependant, entre ces arrêts forcés, on se consolera avec une voiture à la fois luxueuse, sportive et pratique. Des ingrédients distillés avec intelligence et savoir-faire. Mais attention, cette délicieuse électromobilité individuelle est onéreuse : (à partir de) 199.585 € pour la Taycan Turbo S.

  • Performante sur tous les plans
  • Autonomie réelle
  • Agilité
  • Trop d'écrans ?
  • Prix
  • Alertes inutiles d'aides à la conduite

Dans cet article : Porsche, Porsche Taycan

Web Editor - Specialist Advice

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