Concept Kia Sportage (Facelift 2025)
Le Kia Sportage s'est érigé en référence des SUV compacts, aux côtés de son cousin le Hyundai Tucson : qualité de fabrication, niveau technologique, variété de motorisations allant du thermique pur à l'hybride rechargeable et un style fort, mais plus consensuel que son faux-jumeau technique. Cependant, avec l'avènement de nombreux modèles électriques et de leur veine stylistique "Opposites United", inaugurée par le Kia EV9 avant de déteindre sur les EV3, EV4, EV5 et EV6 restylés, mais également sur certains modèles thermiques, dont la petite Picanto, le Sportage se devait de se mettre à la page. Il en résulte une face avant remaniée qui arbore une signature lumineuse "Star Map" combinée à une calandre et une grille d'aération plus massive pour un "visage" plus mature. Si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, admettons qu'il gagne en prestance ce qu'il perd en personnalité.

Dans l'habitacle, les évolutions sont moins visibles et concernent davantage l'interface utilisateur avec un double écran de 12,3'' sous une seule dalle qui tourne sous l'OS-maison baptisé CnCC. S'y ajoute un affichage tête haute de 10'' inédit tandis que la finition progresse encore et offre un rendu plus valorisant que certains concurrents estampillés Premium. Sur les finitions "inférieures", le volant adopte un nouveau design à deux branches horizontales tandis que la variante GT-Line joue la carte de l'habillage biton et du volant plus sportif toujours à deux branches. Bien entendu Apple CarPlay et Android Auto sans fil sont de série, au même titre que les mises à jour à distance OTA. Il bénéficie également de certaines fonctionnalités et services connectés tels que le Kia In-Car Payment qui permet de payer le stationnement, la clé digitale 2.0 qui permet d'utiliser son smartphone comme clé et de la partager avec d'autres.

Sur le plan mécanique, l'offre n'évolue guère mais profite de quelques mises à jour et optimisations pour les moteurs thermiques tandis qu'une transmission améliorée permet de bénéficier de plus d epuissance sur les variantes HEV (hybride autorechargeable) et PHEV (hybride rechargeable). Cette dernière est désormais proposée en deux roues motrices également.
Les tarifs débutent à 35.190 € pour le 1.6 T-GDI 150 Pure à boîte manuelle, comptez 39.990 pour le 1.6 T-GDI HEV de 239 ch en finition Pure, notre GT-Line deux roues motrices s'affichant à partir de 46.890 € (+2400 € pour les quatre roues motrices) tandis qu'il vous faudra débourser un minimum de 47.990 € pour le PHEV de 288 ch en finition intermédiaire Pulse et deux roues motrices.
Au volant Kia Sportage (Facelift 2025)
Pour notre essai de ce Kia Sportage mis à jour et restylé, nous avons jeté notre dévolu sur la variante HEV, en finition GT-Line qui se distingue par des phares LED matriciels, le Highway Driving Assist II, une climatisation tri-zone et quelques spécificités esthétiques. Sous le pied droit, vous disposez donc de 239 ch en permanence, la batterie n'étant jamais complètement vide et se rechargeant très efficacement. Le moteur électrique développe 65 ch et 250 Nm pour des valeurs combinées de 239 ch et 280 Nm. La vitesse maxi de 195 km/h est atteinte sans trop d'effort - nous avons effectué un aller-retour Liège-Francfort, riche en tronçons d'autobahnen non-limités. Certes, le moteur se fait un peu entendre en charge, mais sans que ce ne soit jamais gênant.
Sur le plan de la consommation, notre parcours sortant de l'ordinaire, avec une majorité d'autoroute à un rythme sensiblement plus véloce que ce qui prévaut en Belgique ou en France, s'est soldé par une moyenne de 7,9 l/100 km sur un total de 1710 km parcourus. Un tronçon d'autoroute belge d'une centaine de kilomètres aura permis de baisser cette moyenne à 7,2 l/100 km. En conduite urbaine, flirter avec les 6l/100 km est possible mais impose une conduite très prédictive et apaisée.

Au volant, le Sportage conserve les qualités de la version "phase 1" avec un comportement plutôt neutre, un dynamisme convaincant avec un roulis bien maitrisé mais pas totalement absent, qui téléphone les réactions de la voiture. Sur une route un peu dégradée ou grasse, la motricité peut parfois faire défaut lors de démarrages trop enthousiastes. Mais rien de dérangeant. La transmission robotisée lisse bien les passages de rapports et se combine efficacement aux palettes de modulation du freinage régénératif pour permettre une conduite fluide et une variation du ralentissement adaptée aux conditions de roulage.
Quand aux aides à la conduite, elles fonctionnent de manière très efficace, en ce compris l'assistant de changement de voie sur autoroute, associé à un assistant de maintien dans la voie très bien calibré qui n'impose aucun louvoiement pour trouver son centrage. Sous la pluie cependant, il manque parfois d'à propos dans sa "lecture" des marquages routiers, même en Allemagne où ils sont pourtant de bien meilleure qualité qu'en Belgique.
Verdict Kia Sportage (Facelift 2025)
S'il ne bat aucun record de sobriété ni de performances, le Kia Sportage restylé dans s avariante hybride confirme tout le bien que l'on pense de ce modèle. La qualité de finition progresse encore, l'équipement et la technologie embarquée font office de référence dans la catégorie et les prestations dynamiques sont convaincantes sans être jamais sportives, le tout en évoluant dans un confort de très bonne facture. Une facture qui reste salée dans l'absolu, même si la concurrence - surtout allemande, Prmeium ou non - réclame autant d'argent ou plus sans offrir le même niveau d'équipement ni la même garantie !
Kia a su peaufiner un modèle déjà très mature et compétent sans pour autant lui offrir de qualité exceptionnelle. Polyvalent, fiable et agréable, il conforte son statut de "Golf" des SUV familiaux compacts.
Dans cet article : KIA, KIA Sportage