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Essai détaillé / Renault Twingo E-Tech Electric 80HP Urban Range: Game Changer?

Rédigé par Laurent Blairon le

Plus simple, plus cool, moins chère, mais aussi plus citadine que la R5, la Twingo E-Tech Electric réunit toutes les qualités pour devenir la première voiture électrique de nombreux particuliers. Et les combler de bonheur? Pas pour tous les usages, mais nous en faisons le pari. Texte: Laurent Blairon | Photos: Jonathan Godin

  • Avis Rédaction 15.40 /20

Sous-motorisée, mais pas lente, la nouvelle Twingo se contente de 82 ch qui prennent leur temps. Avec un 0 à 100 km/h en 12,1 s, elle n’est pas le genre à vous coller au siège et à vous retourner l’estomac. Ce qui correspond parfaitement au tempérament souhaité. Elle se rattrape par un rapport poids/puissance correct et, malgré tout, un effet de couple immédiat propre aux moteurs électriques, qui assure, en agglomération, une belle réactivité, notamment de 40-50 à 80-90 km/h. Les virages arrivent? Pas de panique, elle sait se tenir! Grâce à son centre de gravité bas – et ses bons Continental en 205/45 R18 –, on freine assez tard (ou pas du tout). À la limite, une petite pichenette sur les palettes de freinage régénératif, juste pour stopper la prise de vitesse et éviter de briser l’élan en actionnant les disques trop brusquement. Au nombre de quatre, ces derniers assurent des arrêts d’urgence sur de courtes distances. On ressort des courbes pied au plancher avec un certain plaisir, pratiquement sans jamais solliciter l’ESP ni déborder le train avant, à moins de «piloter grossièrement».
Plus que le comportement dynamique, on apprécie le tempo général. Nous craignions pour le dos avec les 18’’ équipant notre haut de gamme Techno (avec les jantes de 16’’ d’origine, les pneus sont plus épais, 195/60), or il n’en est rien. La Twingo se révèle plus ouatée que sa grande sœur, la Renault 5 qui, elle, est trop raide. La Twingo lui laisse l’avantage sportif et «prestige»… et en fin de compte, nous aussi. Au quotidien, on évolue avec une agréable sensation d’aisance et de liberté, la direction très légère facilite manœuvres et demi-tours en une poignée de secondes… mais elle braque plus large que la précédente Twingo III, qui était une experte en la matière.
Assez étonnamment, elle ne déçoit pas vraiment sur les voies rapides. À 120-130 km/h, on est presque à fond et on peut effectivement ressentir des moments de solitude… Ironiquement, une Twingo I 1.2 16V nous laisserait sur place, filant à 35-40 km/h de plus. Somme toute, un surplus de watts ne manque que lors des dépassements en pente et/ou avec le vent de face d’une voiture calée à 125-130 km/h sur son régulateur. Pour le reste, on file tranquillement, presque dans le calme. Les entrailles manquent un peu de matière (et de matériaux) pour parler d’une insonorisation digne de ce nom à 120-130 km/h, mais en deçà, la conduite reste étonnamment silencieuse.

Dans cet article : Renault, Renault Twingo

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