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Opinions / La réplique au tsunami chinois

Rédigé par Dominique Simonet le 13-02-2026

Véritable épicurien de l’automobile sous toutes ses formes et de musique dont le jazz plus particulièrement Dominique bénéficie en outre d’une riche expérience dans la presse quotidienne. De retour du Salon de Bruxelles, il nous livre ses impressions…

Le 102e Salon de l’automobile de Bruxelles, du 10 au 18 janvier 2026, fut un très beau et très bon salon: des nouveautés en pagaille, des stands attractifs et accueillants, comme ceux de Renault-Dacia-Alpine ou de Mazda, des contacts commerciaux en hausse… Au final, un grand succès populaire dépassant les 349.000 entrées – «ce qui nous permettra de dire, l’an prochain, que nous avons dépassé les 350.000 entrées», sourit Denis Gorteman, le patron de D’Ieteren Automotive, qui détient, par l’absence ou la présence de ses marques, l’une des clés du Salon.

Cette réussite se marque par une présence très importante de la presse internationale, enthousiaste elle aussi: «Grâce à des lancements majeurs de véhicules électriques, le Salon de l’automobile de Bruxelles est en passe de devenir le plus grand d’Europe, devant Paris», titrait le magazine de référence américain Automotive News, basé à Detroit. Voilà qui n’a pas dû enchanter nos amis français, mais c’est la réalité. Raison pour laquelle grands patrons et hauts responsables de marques se bousculaient à Bruxelles. «Durant quelques années de flottement au niveau du positionnement, nous nous sommes écartés de nos valeurs, pour maintenant revenir aux fondamentaux», lance Jean-Philippe Parain, patron fraîchement nommé de la marque MINI. «Il s’agit de cultiver notre différence dans un environnement de concurrence et de copies», dit-il, avec les nouvelles et envahissantes marques chinoises en ligne de mire.

Désormais très présentes à Bruxelles, les Nio, BYD, XPeng, Zeekr (prononcé non pas «zeker» mais «zikeur») ou, plus subtilement, MG, s’attaquent avec férocité au marché du véhicule électrique. «Si le but est la neutralité carbone, l’électrique n’est pas le seul moyen d’y arriver», martèle Martijn ten Brink, CEO de Mazda Europe, qui présente cependant le CX-6e, SUV très réussi, en première mondiale à Bruxelles. «BYD n’a pas d’histoire», rétorque Arnaud Belloni… Pour le bouillant directeur marketing du groupe Renault, «si on a le choix, si la Renault est aussi bien qu’une BYD, t’achètes quoi? T’achètes Renault, quelque chose qui a un sens, de la valeur, qui raconte une histoire». Avec R5, R4 et maintenant Twingo, toutes électriques, Renault projette son glorieux passé à l’essence dans l’avenir en kilowattheure.

L’opposé de Citroën, dont le Bastognard Pierre Leclercq dirige le dessin depuis sept ans déjà: «Citroën, c’est le confort, le côté fonctionnel, rationnel et le côté non automobile, pour des clients pas toujours amoureux de la voiture», explique-t-il. «Garder la philosophie Citroën est beaucoup plus important pour moi que faire des modèles rétro». Quoi qu’il en soit, les Chinois semblent en train de prendre tout le monde de vitesse, y compris Tesla.

À ce petit jeu, une seule réplique: «Comme marque, nous sommes relativement rapides, et si la décision n’est pas bonne, nous rectifions la trajectoire», analyse le Belge Jochen Paesen, directeur Design du futur chez Kia et ancien collègue de Pierre Leclercq chez BMW. «Nous sommes une marque progressiste qui ne regarde pas trop le passé mais envisage le futur». «Tout l’enjeu est d’être aussi flexible et rapide que les Chinois», énonce en écho Bruno Vanel, directeur Produit et Expansion internationale chez Renault. «Désormais, on met 21 mois pour développer Twingo et 16 mois pour un dérivé. Ce sera le maximum que l’on mettra!» La bonne vieille maxime du «vite fait, bien fait»; en somme, telle est la réplique au tsunami venu du Dragon rouge.

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