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Opinions / Inbox - Guy De Pré : Un avenir pour nos ancêtres

En plus d’être un présentateur radio populaire de la VRT, Guy De Pré est aussi un grand amateur de voitures, avec (surtout) un faible pour les « vénérables » Italiennes.

Les dés sont jetés : le Parlement européen a décidé que dès 2035, c’est-à-dire dans seulement 12 ans, il ne sera plus possible de vendre des voitures neuves émettant du CO2. En d’autres termes, il en sera fini des moteurs thermiques. Au lieu de cela, les voitures seront quasiment uniquement électriques. En principe, les véhicules à hydrogène devraient pouvoir en faire partie, mais la situation est particulièrement calme sur ce front. Selon le Parlement européen, nous pourrons continuer à utiliser après 2035 nos voitures actuelles, les nouvelles règles ne signifiant pas que toutes les voitures circulant sur nos routes à partir de 2035 ne pourront plus émettre de CO2. Ces règles ne concernent en effet pas les voitures existantes. Ceux qui achèteront avant 2035 une voiture neuve pourront continuer à l’utiliser jusqu’à la fin de sa vie. Et après 2035 encore, il sera encore possible d’acheter et vendre des véhicules Diesel et à essence d’occasion, et de trouver du carburant pour les ravitailler. Mais cela coûtera nettement plus cher puisque les tarifs du carburant, de la maintenance et de l’assurance vont sensiblement augmenter pour ces véhicules. Selon le Parlement européen, il sera plus avantageux de rouler en électrique puisque les prix de l’électricité seront inférieurs à ceux des carburants classiques. On verra…

Selon Peeter Henning, le CEO de la BEHVA, l’association faîtière qui défend dans notre pays les intérêts des clubs de voitures anciennes, membre de la commission internationale en charge de la législation, il n’y a pour l’instant pas de volonté d’interdire les véhicules anciens. Au contraire, l’Europe propose des exemptions pour les véhicules d’époque. Mais si la majorité de notre parc automobile devient électrique, les stations délivrant du carburant vont se faire rares ou disparaître. Et les huiles et lubrifiants vont devenir difficiles à trouver, les voitures électriques n’en ayant pas besoin. Des tests sont réalisés avec de nouveaux carburants synthétiques, et les résultats sont positifs. D’importants acteurs du marché proposent déjà des huiles et lubrifiants spécifiques pour les véhicules anciens. Et ces entreprises ne vont pas ainsi disparaître vu les bénéfices qu’elles réalisent.

"Nous devrons utiliser nos ancêtres d’une autre manière."

Oui, nos ancêtres ont encore un avenir. Mais nous devrons certainement les utiliser d’une autre manière, avec sans doute davantage de restrictions. Et ce n’est pas une perspective réjouissante pour les passionnés de voitures classiques. Les autorités devraient nous remercier de préserver le patrimoine roulant, et espérons qu’elles en tiennent compte sur le plan fiscal. Mais peut-être suis-je trop naïf ?

En tant qu’amateurs de voitures anciennes, nous pouvons en tout cas veiller à ce que le grand public ait une image positive de notre passe-temps. Cela veut dire conduire un véhicule bien entretenu, et qui respecte l’environnement. N’utilisez donc votre ancêtre que pour les activités récréatives, et pas pour les trajets du quotidien. Dernier petit conseil : engagez-vous dans une bonne cause avec votre voiture ancienne. C’est un geste sympathique, plein de bon sens et qui vous laissera aussi un sentiment très agréable.

 

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