Jusqu'à présent, sur le marché européen, Mitsubishi mise principalement sur l'Outlander hybride rechargeable et une gamme de SUV basés sur des modèles Renault à peine grimmés. Toutefois, la marque travaille en coulisse sur un retour bien plus ambitieux. En effet, en septembre, le constructeur annoncera officiellement le nouveau Pajero, un modèle qui a joué un rôle important dans l'histoire de la marque japonaise.
Pour son retour, Mitsubishi n'opte pas pour la formule d'un crossover moderne. Au contraire. La nouvelle génération est développée sur la plateforme du pick-up L200, le plus souvent baptisé Triton en dehors de l'Europe.
Cela signifie que le Pajero utilisera à nouveau un châssis en échelle séparé et un essieu arrière rigide, des solutions que les deux générations précédentes avaient simplement troquées pour une construction plus proche de celle d'une voiture de tourisme.
Véritable 4X4
Ce choix technique trahit d'emblée les ambitions de Mitsubishi. Là où de nombreux SUV se concentrent aujourd'hui principalement sur le confort, le nouveau Pajero doit à nouveau exceller en dehors des sentiers battus. Un châssis en échelle et un essieu arrière rigide sont moins sophistiqués sur la route, mais offrent des avantages en termes de robustesse, de durabilité et de capacités tout-terrain.
Cela ne veut pas dire que Mitsubishi fait du Pajero une simple version "passagers" du L200. Selon le constructeur, ce nouveau tout-terrain disposera de ses propres réglages de suspension et d'un habitacle nettement plus luxueux. La marque entend ainsi séduire les clients qui recherchent à la fois le confort et de vraies qualités tout-terrain.
Pour l'instant, Mitsubishi garde la plupart des détails techniques pour elle. Le premier teaser ne révèle qu'une nouvelle signature lumineuse, avec une bande de LED horizontale qui se prolonge par des éléments verticaux autour du logo central.
L'arrivée du Pajero en Europe n'a pas encore été confirmée. Cela est peut-être dû à sa base technique. Un véhicule tout-terrain dérivé d'un pick-up n'affiche généralement pas des émissions de CO₂ impressionnantes (dans le bon sens du terme), ce qui rend l'homologation européenne moins évidente.