Là où Tesla avait pris une Model 3 et l’avait étirée vers le haut pour «dessiner» le Model Y, les designers de Stuttgart semblent avoir fait l’inverse en «écrasant» le nouveau GLC pour créer cette Classe C. Il en résulte une ligne de berline fastback caractérisée par un pavillon en pente douce qui efface le troisième volume et favorise le coefficient aérodynamique et donc l’autonomie.

Malgré une longueur qui flirte avec les 4,90 m et un empattement qui s’étire sur 2962 mm, soit 97 mm de plus que la Classe C thermique actuelle, l’habitabilité progresse mais n’est en rien spectaculaire, la ligne de toit pénalisant la garde au toit à l’arrière pour les passagers de plus de 1,85 m. En outre, cette C électrique reste une quatre portes, ce qui limite l’accès au coffre d’une contenance de 470 l, auxquels s’ajoutent les 101 l du frunk.
Mercedes joue la carte de la lumière
À défaut de son, cette berline électrique joue à fond la carte de la lumière. À l’instar du GLC, la nouvelle Classe C électrique adopte une signature lumineuse spectaculaire. Outre l’étoile à trois branches dans chaque optique, elle arbore une calandre qui rappelle celle des W111 et W114 des années 60-70, avec pas moins de 1.050 carrés rétroéclairés par 140 panneaux LED, au même titre que la fameuse étoile en son centre, le tout cerclé d’un jonc lumineux. À l’arrière, on retrouve le bandeau noir serti des feux étoilés du GLC. En option, les phares Digital Light à micro-LED permettent un éclairage jusqu’à 600 m.

Superscreen ou Hyperscreen
Selon les marchés, la version de base de la nouvelle Classe C électrique disposera de deux écrans – instrumentation digitale et infodivertissement central – mais pourra s’équiper en option du MBUX Superscreen, qui regroupe trois écrans sous une seule vitre. Mais le client pourra aussi opter pour le nouveau MBUX Hyperscreen inauguré par le GLC. Ce dernier est constitué d’une seule dalle de 99,3 cm (39,1’’) et profite d’une haute résolution avec un rétroéclairage matriciel composé de plus de 1000 LED individuelles.

Bien entendu, les modes aquarium et feu de camp pour se relaxer sont également de la partie, tandis que l’ambiance lumineuse peut se régler en couleur et en intensité à l’envi. Clou du spectacle, l’option Sky Control permet d’opacifier partiellement ou totalement le toit panoramique, mais le constelle également de 162 étoiles dont la couleur peut être réglée, elle aussi.
La plateforme MB.EA du GLC (800V)
Fort logiquement, la nouvelle Classe C with EQ Technology reprend la plateforme MB.EA du GLC, exclusivement compatible avec des motorisations électriques. Elle se caractérise par une architecture en 800 V qui permettra une recharge rapide jusqu’à 330 kW, ce qui doit permettre de récupérer jusqu’à 320 km en 10 minutes. Un convertisseur DC optionnel permet de recharger sur des bornes rapides en 400 V.

En courant alternatif, la recharge se fait jusqu’à 11 kW de série, 22 kW en option. L’autonomie atteint 760 km WLTP dans le meilleur des cas, mais une variante propulsion ultérieure devrait offrir un rayon d’action supérieur à 800 bornes. La recharge bidirectionnelle est également prévue, mais les fonctionnalités dépendront du cadre légal en vigueur sur chaque marché.
La première berline électrique sportive du segment premium ?
Mercedes présente sa nouvelle Classe C électrique comme la première berline électrique sportive du segment premium et dote cette variante 400 de tous les artifices nécessaires en option avec les packs Comfort et Agility: quatre roues motrices, quatre roues directrices (jusqu’à 4,5° en sens contraire des roues avant à basse vitesse, 2,5° en parallèle au-delà de 70 km/h), suspension pilotée et pneumatique AirMatic.

De quoi transformer cette C branchée en tapis volant pressé. En effet, les deux moteurs développent 360 kW/490 ch et 800 Nm, permettant de passer de 0 à 100 km/h en 4,1 s, tandis que la transmission à deux rapports permet une vitesse de pointe plus élevée sans pénaliser la consommation. Cette dernière profite aussi d’un moteur avant déconnectable quand sa puissance n’est pas nécessaire. La C électrique peut par ailleurs tracter jusqu’à 1.800 kg freinés.
L'IA comme l’ami du conducteur
Avec le nouveau système MB.OS, cette Classe C profite d’un infodivertissement performant et connecté qui s’appuie sur l’intelligence artificielle pour offrir une interactivité la plus naturelle et efficace possible. Elle fait appel à ChatGPT-4o, Microsoft Bing et Google Gemini selon les cas de figure pour optimiser l’expérience utilisateur. Le MBUX Virtual Assistant devient «l’ami du conducteur» et s’active via la commande «Hey Mercedes».
En complément, plus de 40 apps sont déjà disponibles en matière de divertissement et de services, tandis que le planificateur d’itinéraire intelligent se base sur Google Maps et le nouvel Automotive AI Agent du géant américain. Enfin, le conducteur peut bénéficier d’une modélisation 3D de l’environnement immédiat du véhicule et d’un affichage tête haute à réalité augmentée.
Tout cela aura forcément un prix, mais les tarifs de cette nouvelle Classe C électrique n’étaient pas encore connus au moment de rédiger cet article.