Les Dodge Charger (2026) en résumé :
- Charger SixPack avec 6 en ligne turbo essence
- Charger Daytona électrique jusqu'à 670 ch
- Recharge lente et grosse batterie
- En Europe pour gonfler les ventes
Pour célébrer dignement le soixantième anniversaire de son icône, Dodge – sous l'égide de sa maison mère Stellantis – officialise l'arrivée de la nouvelle Charger en Europe. Enfin, nouvelle sur le Vieux Continent puisque le modèle fut lancé en 2024 outre-Atlantique. Conçue sur la plateforme modulaire "multi-énergie" STLA Large, cette grosse brute américaine fait fi de la frilosité ambiante en s’important par le biais du réseau officiel d'importation KWA.

Plus surprenant encore : le marché européen aura droit à l’intégralité de la double offre mécanique, thermique et électrique.
1. Charger SixPack avec 6 en ligne turbo essence
Du côté des puristes, le traditionnel V8 HEMI tire sa révérence, remplacé par le récent bloc essence à six cylindres en ligne 3.0 litres Twin-Turbo "SIXPACK". Disponible en versions R/T et Scat Pack, il promet de conserver le tempérament volcanique propre à la marque.

Pour y parvenir, le six en ligne développe 420 ch (Dodge Charger SixPack R/T) ou 550 ch (Dodge Charger SixPack Scat Pack) et promet le 0 à 96 km/h (60 miles par heure) en 4,6 s et 3,9 s respectivement, le quart de mile étant atteint en 12,9 et 12,2 s selon la version. Des performances rendues possibles grâce à la transmission intégrale de série.
2. Charger Daytona électrique jusqu'à 670 ch
Mais c'est surtout la déclinaison 100 % électrique, baptisée Daytona, qui risque de bousculer les habitudes européennes. Reposant sur une architecture 400 volts associée à une généreuse batterie de 100,5 kWh bruts, la Charger Daytona envoie de 536 ch (R/T) à 670 ch (Scat Pack) aux quatre roues, permettant de catapulter l’engin de 0 à 100 km/h en seulement 3,3 secondes dans sa configuration la plus radicale.

Pour se différencier de la rare concurrence – pour le coupé du moins – la Dodge Charger Daytona peut compter sur sa dimension sonore grâce au système Fratzonic Chambered Exhaust qui diffuse à l’extérieur une sonorité électrique mais évocatrice des muscle cars. Une Abarth 500e géante en quelque sorte.
3. Recharge lente et grosse batterie
Reste un écueil de taille : le gabarit et la recharge. Taillée pour les grands espaces américains, l'auto accepte une puissance de charge en courant continu de 183 kW en pointe pour passer de 20 à 80 % en 27 minutes, une performance relativement moyenne loin des standards à 800 volts de plus en plus présents à ce niveau de gamme.

On peut s’étonner de ce choix timoré de la part de Dodge, sachant qu’il existe au sein de Stellantis une solution en 800 V (Maserati Gran Turismo et Gran Cabrio Folgore).
4. En Europe pour gonfler les ventes
Descendues par la critique dans les médias nord-américains à sa sortie en variantes exclusivement électriques, les Charger berline et coupé ont regagné un peu de crédit une fois les versions équipées du six en ligne commercialisées. Néanmoins, le succès commercial n’est pas au rendez-vous et l’arrivée des Dodge Charger sur le marché européen démontre le besoin pressant pour le constructeur américain de gonfler les volumes de ventes.

Si les tarifs officiels pour nos marchés n’ont pas encore été intégralement détaillés par l’importateur, l’engin visera une clientèle de niche, prête à assumer des taxes environnementales qui s'annoncent d'ores et déjà assassines pour les variantes thermiques.
