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Innovation / Tesla embarque Grok : l’IA de Musk arrive à bord, et avec elle des questions

Rédigé par Frédéric Kevers le 18-02-2026

Tesla active Grok, l’IA de xAI, dans ses voitures via une mise à jour. Et promet un assistant plus conversationnel mais le flou demeure sur la régulation, la modération et la collecte de données, comme pour Gemini, ChatGPT et Alexa.

Tesla a commencé le déploiement européen de Grok, l’assistant développé par xAI, via la mise à jour logicielle 2026.2.6. L’intégration concerne les Model S, 3, X et Y compatibles, sous réserve d’un abonnement Premium Connectivity ou d’une connexion Wi-Fi. Officiellement, l’objectif est d’enrichir l’expérience utilisateur. Officieusement, l’opération pose des questions plus larges.

L’outil apparaît comme une surcouche conversationnelle capable d’aider à formuler des demandes et, notamment, d’initier des commandes de navigation, ajuster un itinéraire en cours de route, rechercher des points d’intérêt et consulter le manuel du véhicule pour fournir des conseils d’utilisation, d’entretien ou expliquer des alertes du tableau de bord.. Tesla précise que Grok est encore en version bêta, qu’il ne remplace pas les commandes vocales Tesla existantes et qu’il n’active pas (pour l’instant) les fonctions comme la climatisation ou le multimédia via la même interface.

Grok à bord : ce que Tesla promet… et ce que cela implique

Mais Grok ne se limite pas à un rôle utilitaire. Le communiqué détaille une série de modes de personnalité : assistant classique, coach linguistique, thérapeute, narrateur, médecin, voire “conspiration”. Des modes pour enfants sont également proposés… tout comme des modes NSFW  (Not Safe For Work) réservés aux 18+, aux intitulés explicites.

L’utilisateur peut en outre choisir la voix et le ton de l’assistant :

  • Ara - Voix féminine optimiste
  • Eve - Voix féminine apaisante
  • Leo - voix d'homme britannique
  • Rex - Voix masculine calme
  • Sal - Voix masculine douce

On ne parle donc plus d’un simple outil fonctionnel, mais d’un système conversationnel paramétrable, à vocation quasi immersive. Tesla indique aussi que l’usage requiert Premium Connectivity ou du Wi-Fi, ce qui signifie, de fait, un service dépendant du réseau et d’un traitement distant.

Régulation, modération et données : le vrai débat

Tesla affirme que les conversations sont anonymes et non liées au véhicule. Reste que l’assistant nécessite une connexion permanente et que son fonctionnement repose sur une infrastructure distante.

Dès lors, plusieurs questions s’imposent :

  • quelles données transitent exactement ?
  • quelle est leur durée de conservation ?
  • quelles garanties existent en matière de modération, notamment avec la présence de modes adultes ?

L’introduction de personnalités “conspiration” ou de contenus NSFW dans un environnement automobile interroge également la frontière entre divertissement et responsabilité, surtout dans un habitacle potentiellement occupé par des mineurs.

Le point qui fâche : modération et régulation, même combat

Le lancement intervient alors que Grok – via son usage sur la plateforme X – fait l’objet de controverses liées à la génération de contenus problématiques, et d’un examen accru par des régulateurs européens, notamment autour de questions de conformité à la vie privée.

Certes, l’usage “dans une Tesla” n’est pas l’usage “dans X”, et les fonctions ne sont pas identiques. Mais la question demeure : quels garde-fous, quelles limites, et avec quel niveau d’audit externe quand un assistant IA devient un copilote de fait — parfois sollicité en conduite ?

Tesla face à la concurrence IA

Tesla n’est pas seule à investir le champ de l’IA embarquée. Mercedes déploie des capacités issues de l’écosystème Google (Gemini), Volkswagen intègre ChatGPT dans son assistant vocal, BMW collabore avec Alexa.

La différence tient ici au fait que Grok appartient au même écosystème industriel que Tesla. L’intégration peut être plus fluide, mais la gouvernance l’est aussi plus concentrée.

L’assistant automobile n’est plus un gadget. Il devient une interface centrale entre conducteur, véhicule et monde numérique. Et avec Grok, Tesla franchit un pas supplémentaire : celui d’une IA embarquée configurable, conversationnelle et, parfois, controversée.

La technologie progresse. Le cadre réglementaire, lui, devra suivre.

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