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Industrie et économie / CX-6e, le maître-atout de Mazda pour se refaire une santé

Rédigé par Dominique Simonet le 19-06-2026

Après des résultats décevants sur l’exercice précédent, le constructeur de Hiroshima compte sur son nouveau CX-5 et ses grands vaisseaux électriques pour redresser la barre.

Résumé des ambitions de Mazda

1. Le revenu opérationnel chute de 72 % sur l’exercice fiscal 2025-2026
2. Les taxes américaines à l’importation pèsent sur les résultats du groupe
3. Les ventes européennes ont baissé, notamment à cause du renouvellement du CX-5
4. Les nouvelles 6e et CX-6e doivent accompagner l’électrification de Mazda
5. Mazda Belux vise 6.500 unités en 2026-2027

Ce n’est pas que Mazda ne va pas bien, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : durant l’exercice fiscal allant du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, selon le calendrier japonais, le groupe automobile a réalisé 295 millions d’euros de revenu opérationnel — bénéfice avant impôts et charges —, contre 1,1 milliard lors de l’exercice précédent, 2024-2025.

Des résultats plombés par les taxes américaines

Cette chute de 72 % s’explique, notamment, par les taxes américaines à l’importation, alors que les États-Unis représentent le premier marché mondial de Mazda Motor Corporation. En Europe aussi, les chiffres de vente ont baissé, notamment à cause de la transition entre la génération précédente de CX-5, modèle phare, et la nouvelle. La disparition de la Mazda 2, pour cause de règles européennes d’émissions de CO2, n’a rien arrangé non plus.

Nouveautés d’importance

Pour redresser la barre, Mazda dispose de la nouvelle CX-5 et peut aussi compter sur son entrée en force dans l’électrification, avec les nouvelles 6e berline et CX-6e crossover, présenté récemment. Ce dernier paraît l’argument de choc, grâce à un design typiquement Mazda très réussi et un peu plus d’espace intérieur que la 6e.

Le CX-6e mise sur le prix et la recharge

Alors, oui, on va dire que son autonomie théorique de 484 km, selon le cycle WLTP, c’est un peu court par rapport à la concurrence. Raison pour laquelle le constructeur de Hiroshima peut proposer un prix d’entrée de gamme de 46.290 €, pour un véhicule tout équipé.

Et puis, de nos jours, la question ne porte-t-elle pas plutôt sur la vitesse de charge ? 24 minutes pour passer de 10 à 80 % de la batterie LFP de 78 kWh, c’est tout à fait dans la norme. Qui plus est, une telle autonomie — environ 400 km réels — peut permettre à un client belge dans la moyenne de passer toute une semaine sans devoir recharger.

À l’assaut des sociétés

Avec ses deux nouveaux vaisseaux électriques, Mazda espère bien accroître ses parts dans le juteux marché belge des flottes d’entreprise. Signe qui ne trompe pas : en 2025, la marque réalisait 17 % de ses ventes dans le B2B, contre 23 % depuis le début 2026. Ainsi, de 4.012 unités en 2025-2026, Mazda Belux compte écouler quelque 6.500 unités en 2026-2027 chez nous. Et, dans le monde, elle vise un triplement de son revenu opérationnel, à 833,3 millions d’euros.

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