Connectez-vous

Se connecter avec Facebook

ou

Vos identifiants sont incorrects.
Je me connecte Mot de passe oublié ?
Votre compte Facebook n'est pas lié à un compte sur notre site. Veuillez vous inscrire au préalable

Si vous venez de vous inscrire avec Facebook, merci de recharger la page dans quelques instants, le temps que votre inscription soit totalement activée.

Mot de passe oublié ?

×
Réinitialiser mon mot de passe
Nous vous enverrons un email pour la réinitialisation de votre mot de passe.
Aucun compte n'est lié à cet email.

Vous n’avez pas encore de compte ?
INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT.

Industrie et économie / BYD veut s’offrir les usines de Stellantis (et d'autres) en Europe

Rédigé par Frédéric Kevers le 09-06-2026

Le géant chinois de l'électrique BYD est en discussions avancées avec Stellantis et d’autres constructeurs européens. Son objectif ? Racheter des usines sous-utilisées pour y installer sa propre production, de préférence sans s'encombrer de coentreprises.

Alors que les constructeurs traditionnels européens tirent la langue face à des coûts de production élevés, un ralentissement de la demande pour les véhicules électriques et une guerre des prix féroce, les acteurs chinois, eux, comptent bien installer durablement leurs pions sur l'Échiquier du Vieux Continent. Dernier pavé dans la mare en date : BYD lorgne très sérieusement sur les capacités de production inutilisées de ses concurrents européens, Stellantis en tête.

Seul maître à bord

C’est Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD en charge de l’expansion internationale, qui l'a elle-même confirmé lors de la conférence Future of the Car à Londres : « Nous ne parlons pas seulement à Stellantis, nous discutons également avec d’autres entreprises. » Le message est clair. Face aux surcapacités qui frappent plusieurs sites de production en Europe, BYD propose de racheter les murs et les lignes de montage.

Toutefois, n'attendez pas de BYD qu'il fasse de la figuration ou du compromis. Contrairement à la récente alliance entre Stellantis et Leapmotor – qui verra la production de petits modèles électriques chinois partagée dans des usines espagnoles du groupe franco-italo-américain –, le numéro un mondial de l’électrique veut avoir les coudées franches. Son modèle préféré ? Le rachat pur et simple. « C’est plus facile ainsi », tranche Stella Li, excluant presque d'office l'idée d'une joint-venture (coentreprise) qui viendrait complexifier la gestion au quotidien.

LISEZ AUSSI - Après Leapmotor, Stellantis distribuera aussi la marque chinoise Voyah en Europe.

L’Italie et la France en ligne de mire

Parmi les cibles prioritaires, l’Italie figure en excellente position sur la short list du constructeur de Shenzhen. Rome, qui cherche désespérément à revitaliser son industrie automobile nationale et à forcer la main à Stellantis pour maintenir les volumes locaux, pourrait voir d’un très bon œil l’arrivée d'un tel investisseur. La France reste également dans le viseur à plus long terme, notamment séduite par ses coûts d'électricité relativement bas pour alimenter l’industrie lourde.

Au-delà des simples infrastructures industrielles, les ambitions de BYD ne s'arrêtent pas là : la firme étudie parallèlement l'opportunité de racheter certaines marques historiques européennes en difficulté. Une manière subtile de s'offrir une légitimité et un blason sur un marché encore très attaché à l'histoire automobile.

Esquiver les taxes

Déjà engagé dans la phase de tests de sa future usine en Hongrie et préparant l'ouverture de son site en Turquie à l'horizon 2026, BYD accélère le pas. Cette stratégie d'industrialisation locale possède un double avantage capital. D'une part, elle permet d'adapter la production à une demande européenne qui redécolle subtilement sous l'effet de la hausse des prix des carburants.

D'autre part, et c'est là le nerf de la guerre, assembler ses voitures directement en Europe permettra à BYD de contourner habilement les barrières douanières et les taxes compensatoires que l'Union européenne s'apprête à infliger aux véhicules importés de Chine. Un coup de maître pragmatique, qui risque de donner de sacrées sueurs froides aux états-majors européens.

Web Editor

Actus

Dernières actualités recommandées