La Mercedes EQS (facelift 2026) en résumé :
- nouvelle signature lumineuse et calandre rétroéclairée
- nouvelle batterie et architecture 800 V
- jusqu'à 925 km d'autonomie
- jusqu'à 320 km récupérés en 10 minutes
- nouvelle version de base EQS 400 de 270 kw/367 ch
- encore plus de personnalisation
- ceintures de sécurité chauffantes
Une berline électrique en quête de maturité
Lancée en 2021, la Mercedes EQS devait incarner la transposition électrique de la Classe S. Première berline conçue sur une plateforme dédiée à la propulsion électrique du constructeur allemand, elle s’est distinguée par son aérodynamique au bénéfice de son autonomie et par son contenu technologique, sans pour autant rencontrer le succès escompté. Cette mise à jour 2026 – la deuxième du modèle - vise à corriger certains points sensibles, sans bouleverser son positionnement.
Personnalisation et évolutions stylistiques
Pour permettre à cette mise à jour profonde de l’EQS de séduire davantage les clients, les designers lui octroient quelques évolutions de style. À commencer par la calandre pleine, qui ne choisit pas et cumule barrettes chromées et étoiles rétroéclairées – le pack AMG Line supprime les barrettes – encadrée par des optiques à la signature lumineuse étoilée, comme sur la CLA ou le GLC. Les phares adoptent de série la technologie Digital Light à micro-LED. Le bouclier avant évolue également avec des prises d’air « façon AMG » qui apportent un plus de caractère.
Bien entendu, des jantes au design inédit, des feux postérieurs au graphisme en 3D plus complexe et un bouclier arrière revu adoptant un diffuseur plus marqué complètent l’ensemble.

Mercedes enrichit également les possibilités de personnalisation, tant à l’extérieur qu’à bord, notamment via ses programmes dédiés, avec de nouvelles ambiances, matériaux et finitions.
Des évolutions techniques en profondeur
Le cœur des évolutions concerne la chaîne de traction. L’EQS adopte une batterie revue dont la capacité est portée de 118 à 122 kWh, associée à une optimisation de la gestion énergétique et des moteurs électriques pour les variantes EQS 450+, EQS 500 4Matic et EQS 580 4Matic. S’y ajoute une version EQS 400 dotée d’une batterie de 112 kWh alimentant un moteur électrique de 270 kW/367 ch.

Résultat : l’autonomie maximale progresse à nouveau, avec des valeurs pouvant atteindre 925 km WLTP pour l’EQS 450+.
Plus important, l’architecture électrique passe de 400 à 800 volts, permettant d’augmenter la puissance de recharge rapide jusqu’à environ 350 kW, 175 kW sur une borne en 400 V. Suffisant pour récupérer jusqu’à 320 km en 10 minutes dans le meilleur des cas. Cette évolution réduit donc significativement les temps de charge et rapproche l’EQS des meilleures références du segment.
Plus d’intelligence et de confort à bord
Mercedes insiste sur l’intégration d’un environnement numérique enrichi. L’EQS adopte une nouvelle génération de systèmes embarqués reposant sur une intelligence artificielle capable d’adapter les fonctions du véhicule aux habitudes du conducteur grâce au nouveau Mercedes MB.OS qui anime l’Hyperscreen MBUX de 55 pouces. Mais attention, ne le confondez pas avec l’Hyperscreen du nouveau GLC. Il s’agit toujours dans l’EQS de trois écrans distincts englobés sous une même vitre…

Côté confort, Mercedes renforce encore l’expérience à bord avec de nouveaux équipements, dont des fonctions inédites comme les ceintures chauffantes – jusqu’à 44° C -ou des systèmes de divertissement et de connectivité étendus.
Direction par câble et assistances optimisées
Les aides à la conduite évoluent également, avec une gestion plus fine des situations complexes et une interaction améliorée entre le conducteur et le véhicule notamment pour les manœuvres de parking automatisées.
Ces dernières peuvent bénéficier de la nouvelle direction Steer-by-wire, qui supprime le lien mécanique entre les roues directrices et le volant. Ce dernier se présente alors sous la forme d’un yoke et limite son amplitude de rotation de butée à butée à 170° seulement. Ce système est inclus dans un pack optionnel qui combine les roues arrière directrices avec angle de braquage de 10°.
Meilleure mais pas encore assez ?
Plus autonome, plus rapide à recharger et plus intelligente, la Mercedes EQS électrique tente de consolider un arsenal qui peinait jusqu’à présent à convaincre les clients traditionnels de la Classe S « thermique ».
Il y a certes du mieux, mais, notre premier ressenti nous laisse toujours dubitatifs en raison d’un style manquant de prestance, de la persistance de plastiques indignes d’une limousine de ce rang aux côtés de matériaux d’excellente facture tandis que son infodivertissement personnifié par l’Hyperscreen de première génération fait peine à voir en comparaison de celui équipant le nouveau GLC…