Pour ceux qui ne situent pas encore Voyah, un petit rappel s'impose : Voyah est la filiale de luxe de Dongfeng, qui s'avère le plus petit des Big Four, les quatre grands constructeurs chinois contrôlés par l'État. Il y a deux ans, Voyah a lui aussi débarqué sur notre marché, avec le Dream (un gigantesque monospace à sept places) et le Free (un SUV tout aussi imposant). Dans la foulée de ce coup de semonce, voilà que Voyah se fend d'un coup de canon avec le Courage. Un modèle pour lequel les exigences sont bien plus élevées.
Les bons points du Voyah Courage (Performance Edition)
Prix serrés : le Voyah Courage offre un excellent rapport qualité-prix
Sans détour, le principal atout à même de convaincre la plupart des clients : le prix. Ce Voyah Courage se négicie en effet à partir de 44.990 €. Du moins, si vous optez pour la Business Edition, moins puissante et simple propulsion. Pour l'instant, nous optons pour la Performance Edition, le summum de la gamme Courage, qui reste toutefois sous la barre psychologique des 50.000 € (49.990 € précisément). Pour ce prix, vous en avez pour votre argent.
Voyah Courage affiche une finition exemplaire et un habitacle spacieux.
À l'instar de beaucoup de voitures chinoises, le Voyah Courage présente une très bonne qualité de finition qui se double d'un équipement complet, sans négliger les aspects pratiques nécessaires. Avec un volume de coffre de 527 l pour une longueur de 4,73 m, le Courage peut à juste titre être qualifié de "SUV familial".

Des performances épicées et une autonomie décente
Dans cette version Performance Edition, le Voyah Courage dispose d'un potentiel considérable. Les deux moteurs électriques produisent ensemble 435 ch et 620 Nm, qui suffisent pour passer de 0 à 100 km/h en 4,9 s. L'énergie nécessaire à cette performance provient d'une batterie LFP (lithium-fer-phosphate) de 80 kWh. Cette dernière devrait permettre de parcourir 440 km sur une seule charge. Une fois vide, vous pourrez de 10 à 80 % de leur capacité en 32 minutes en courant continu (DC). Ce qui semble un peu long quand on sait que le Courage annonce une puissance de charge maximale de 200 kW.

Le Voyah Courage préfère le confort ouaté au dynamisme exacerbé
Si l'envie vous prend de négocier les virages pied au plancher, la suspension - même avec les amortisseurs actifs en mode Sport - s'avère trop souple. En conséquence, la tenue de route n'est pas en adéquation avec la bannière "Performance". Toutefois, Nous ne lui en tiendrons pas rigueur, étant entendu qu'un peu de confort est toujours bienvenu. De plus, le style de conduite plus conservateur que ce châssis invite à adopter permet également d'atteindre la moyenne WLTP de 20,2 kWh/100 km.
Les moins du Voyah Courage (Performance Edition)
En proie à des problèmes électroniques
Que vous n'ayez pas de système de navigation intégré, admettons. Il est plus difficile de fermer les yeux sur le fait qu'il faille un dongle supplémentaire pour Android Auto. Une licence de pilote est également souhaitable : avant chaque départ, vous devez passer par toute une procédure de démarrage au cours de laquelle vous devez d'abord désactiver les différents assistants de conduite via l'écran tactile de 15,1 pouces, pour autant que ces derniers vous dérangent. Mais alors, il fadra faire preuve de patience à l'égard des bips ou des interventions incohérentes de ces aides électroniques à la conduite.
Beaucoup de show, mais peu de valeur ajoutée.
Voyah fait surtout l'éloge de son Courage au travers de sa capacité à produire du "show". Comme le spectacle lumineux des phares et les logos illuminés de la calandre. Ou encore les miaulements, les aboiements et les... bruits que vous pouvez faire entendre aux passants grâce au haut-parleur externe dissimulé à l'arrière. À l'intérieur, vous surprendrez vos compagnons de voyage avec l'écran tactile coulissant à droite et à gauche, ou la petite table qui se replie sur la console centrale. Tout cela est très amusant, mais sans réelle valeur ajoutée. Ce qui, tout compte fait, rend les 49 990 euros moins bon marché qu'il n'y paraît...

Voyah Courage (2026) – la conclusion de Steven Appelmans
certes, nous nous montrons sévères. Et c'est bien là notre rôle, voire notre devoir. Le segment auquel ce Voyah Courage s'attaque est très compétitif, et tout ce qui ne sort pas du lot est impitoyablement relégué à la marge. C'est pourquoi, en tant que nouveau venu, il est important de se démarquer immédiatement... mais de la bonne manière, et pas avec une série de fausses notes comme celles que ce Voyah Courage joue aujourd'hui.
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