- Avis Rédaction 17.15 /20
La Neue Klasse est portée sur les fonts baptismaux par BMW depuis 2023, année de la présentation, à l’IAA de Munich, du concept Vision Neue Klasse et, depuis lors, le projet ne cesse de braquer sur lui les projecteurs médiatiques. À la moindre accalmie de l’attention de la presse internationale, une nouveauté opportune tombait immanquablement dans la boîte mail des rédactions automobiles: un phare, un tableau de bord, une réinterprétation du pli Hofmeister,... Tout était bon pour maintenir l’attention braquée sur cette Neue Klasse jusqu’à ce que soit enfin levé le voile sur son premier représentant de cette nouvelle caste électrique.
L’honneur en est revenu l’an dernier à l’iX3. Contrairement à ce que laissait présager le concept, c’est-à-dire une berline annonçant la toute récente i3, c’est donc le SUV qui a été privilégié lors du lancement. Une décision qui tombe sous le sens dans la mesure où les SUV dominent toujours les ventes, y compris – et surtout – lorsqu’ils sont électrifiés. De quoi réduire sensiblement le risque d’un éventuel revers… sans toutefois l’éliminer totalement, tant la communication, étirée à l’extrême, a attisé les attentes. Dans quelle mesure l’iX3 50 xDrive est-il à la hauteur des promesses?
LE CONCEPT
Avant de se projeter vers le présent et l’avenir, un détour par le passé s’impose. Les aficionados n’ignorent sans doute pas qu’à la fin des années 50, BMW traversait une période difficile. Le salut fut alors trouvé dans le projet qui fut baptisé Neue Klasse. Les berlines et coupés sortis des usines bavaroises dans les années 60 redonnèrent son lustre à l’écusson bleu et blanc et ramenèrent les comptes dans le vert.
Caractéristique visuelle des 1500, 1800 et 2000 de l’époque? Les petites «narines» à l’avant, souvent appelées «haricots». Exactement du type de celles qui ornent justement aujourd’hui la proue – ou plus exactement le panneau en plastique – de l’iX3. Illuminées, cela va de soi, car il serait dommage de ne pas signaler son arrivée au volant d’une BMW, même de nuit.
Avec un peu d’imagination, les optiques redessinées évoquent encore les doubles lentilles d’antan et le célèbre pli Hofmeister reste bien visible de profil. Mais la filiation esthétique s’arrête là. À l’arrière, toute reconnaissance disparaît car, sans le logo, il est difficile d’associer spontanément ces feux traversants à BMW.
En matière de dimensions extérieures, l’iX3 s’inscrit au cœur de son segment: avec 4,78 m de long et 1,90 m de large, il gagne 4,8 cm en longueur et… 0,4 cm (!) en largeur par rapport à son prédécesseur, tout en perdant 3,3 cm en hauteur. Un atout pour l’aérodynamisme. Le Cx est en effet annoncé à 0,24, conjugué à une surface frontale (S) plus avantageuse sur ce point, même si cette ligne de toit plus basse atténue quelque peu la stature naturelle d’un SUV. Une remarque d’ordre purement esthétique, sans la moindre incidence sur l’habitabilité, au contraire.
Photos : Lennen Descamps
- Réglage pertinent et fin des aides à la conduite
- Comportement routier équilibré, plaisant (confort)
- Offre électronique très complète
- Style clivant
- Ergonomie perfectible
- Moins révolutionnaire qu’attendu