Mike est investi d’une mission. Pour financer son mantra «manger, dormir, piloter, recommencer», il fait le commerce de voitures de compétition historiques de toutes tailles et de toutes formes. Dans son dépôt, on trouve actuellement aussi bien une Studebaker Champion de 1954 qu’une Marcos «Marcorally» GT de 2006, avec à peu près tout ce qu’il y a entre les deux. La Toyota Corolla 1600 GT fait figure d’exception, car c’est surtout avec celle-ci qu’il aime s’engager lui-même en course. «Cette ‘TE71’ de 1980 a commencé sa vie comme voiture de route», raconte-t-il, «mais elle a été transformée il y a environ dix ans en Finlande en une Groupe 2 de 170 ch, dans l’esprit de la Corolla du Team Toyota GB avec laquelle Per Eklund et Dave Whittock ont remporté le British Open Rally Championship en 1983 et 1984».

Comme le reste du véhicule, le moteur a été sérieusement retravaillé par le spécialiste Gert Dicks. «L’ancien directeur technique du Toyota Team Europe est peut-être à la retraite, mais il sait encore très bien comment donner des ailes à un 8 soupapes à double arbre à cames en tête.» Sans surprise, ce moteur à haut régime avec transmission finale courte joue un rôle prépondérant dans le plaisir qu’a Mike à conduire sa Toy’. «Le bloc peut monter à 8000 tr/min, mais moi, je trouve que 7000 suffisent généralement», sourit-il.

Mike utilise principalement cette Corolla Groupe 2 pour des rallyes spectacles comme le Eifel Rallye Festival, où les classiques comme la sienne peuvent encore briller, mais il garde également de beaux souvenirs du Spa Rally. «Je l’ai déjà fait deux fois avec la Corolla, une fois avec ma fille et une autre fois avec mon fils. Pour ma fille, c’était sa première fois en tant que copilote, et heureusement, elle a adoré!».
«Le bloc peut monter à 8000 tr/min, mais moi, je trouve que 7000 suffisent…»
À la question de savoir s’il faut considérer Mike comme un passionné de Toyota, il répond avec diplomatie qu’en «tant que pilote, je ne suis pas fidèle à une marque. Mais si je devais choisir un constructeur qui me fascine, ce serait sans doute Toyota. Les Japonais réussissent merveilleusement à améliorer leurs produits année après année, rendant le concept extrêmement fiable à terme. Et c’est exactement pourquoi j’utilise un Toyota Land Cruiser pour mon prochain road trip en Afrique. Parce que, comme on dit, avec un Land Rover, on entre dans le désert, mais avec un Land Cruiser, on en ressort!»
Photos : Dennis Noten