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Environnement / Amnesty International pointe l’industrie des batteries

L’ONG Amnesty International ne veut pas que la voiture électrique soit propre pour les émissions, mais sale en matière de droits humains et environnementaux pour l’extraction des minerais. Voici son opinion.

Sommaire :

Amnesty International, l’ONG focalisée sur les droits humains et le respect de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, exhorte l’industrie automobile à veiller aux conditions humaines liées à l’extraction des minerais et métaux dits « rares » devenus indispensables pour le développement de la voiture électrique. Or, tout en soutenant l’évolution vers des voitures « zéro émission », Amnesty International a pointé des situations bafouant les droits humains, en particulier avec le travail des enfants et le bien-être des populations autochtones proches des mines. L’ONG a aussi constaté des soucis environnementaux.

Violations de droits humains

Lors du sommet sur les véhicules électriques à Oslo ses 21 et 22 mars 2019, Kumi Naidoo, le Secrétaire général d’Amnesty International, a déclaré que « sans changements radicaux, les batteries qui alimentent les véhicules écologiques continueront d’être entachées de violations des droits de l’homme ». C’est surtout la situation en République démocratique du Congo (RDC) lors de l’extraction des minerais qui serait la plus préoccupante selon l’ONG. Mais les autres pays ne sont pas forcément exemplaires.

© Amnesty International.

Dangereux pour les travailleurs

Les enquêteurs d’Amnesty ont découvert, en 2016, que le travail des mines de cobalt dans le Sud de la RDC se faisait à la main, sans protection, au détriment de la santé des adultes et, ce qui est en principe défendu, des enfants y travaillant. Or, actuellement, plus de la moitié de la production mondiale de cobalt est originaire du Congo. L’ONG a ainsi constaté que ce métal extrait des terres congolaises, en faisant besogner des enfants, se retrouvait dans la chaîne d’approvisionnement des équipements électroniques et des batteries des voitures électriques.

Gouvernement et industrie

La responsabilité incombe tout d’abord au gouvernement de la RDC. Mais également à ceux des autres pays. Amnesty se plaint de ne voir aucune contrainte juridique imposant aux « entreprises de rendre compte publiquement de leurs chaînes d’approvisionnement en cobalt ». L’industrie, depuis la première alerte lancée par l’ONG en 2016, a, par contre, réagi positivement. L’organisation est satisfaite de constater que de grandes multinationales comme Apple, BMW, Daimler (Mercedes), Renault et le fabricant de batteries Samsung SDI ont compris le message. Depuis, elles publient volontairement les données sur leur processus d’extraction. Ce qui permet de mieux contrôler les éventuels abus. Amnesty insiste auprès des autres entreprises pour qu’elles fassent de même.

En Argentine aussi

Une autre enquête de l’ONG a démontré que la population argentine proche des mines de lithium n’était pas nécessairement au courant des risques environnementaux de cette exploitation. Elles n’ont aucune information sur les risques pour les sources d’eau, par exemple. De plus, les autochtones ne sont pas consultés au préalable sur les projets miniers. Alors que cela peut influer sur leur quotidien et l’utilisation de leurs terres. Par ailleurs, Amnesty rejoint d’autres ONG, dont Greenpeace, sur la question de l’empreinte carbone et de l’impact environnemental de la construction des batteries en Chine, en Corée du Sud et au Japon. Il y a également des craintes sur l’exploitation minière en haute mer pour le cobalt, le lithium et le manganèse.

La situation peut s’améliorer

Amnesty International a donc mis au défi l’industrie automobile avec un challenge : « Les grandes entreprises mondiales qui dominent le secteur des véhicules électriques disposent des ressources et de l’expertise nécessaires pour créer des solutions énergétiques véritablement propres et équitables. Nous les mettons au défi de revenir à Oslo l’année prochaine [en 2020] avec des preuves de progrès réels. » Tant en matière d’extraction des minerais et métaux, que dans la production, la réutilisation et le recyclage des batteries. D’ailleurs, les travaux d’Amnesty International porteront également sur les trois phases du cycle de vie d’une batterie : extraction, fabrication, réutilisation-valorisation. Les constructeurs (et les consommateurs) sont donc ainsi prévenus. Tout comme ils l’ont été avec certaines marques de smartphones et les batteries qui les accompagnent…

Photos en RDC : © Amnesty International.

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