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Edito / Édito - Quand le haut de gamme change son fusible des pôles

Rédigé par Xavier Daffe le 01-04-2026

Entre effluves fossiles et décharges branchées, l'automobile européenne oscille et se remet à danser, pétaradant d'un pied, court-circuitant de l'autre pour mieux jongler entre contraintes normatives et clientèle rétive...

L’entretien accordé par Philippe Krief*, patron d’Alpine, lors de la présentation stratégique du groupe Renault à Paris, s'avère aussi surréaliste que révélateur. Après avoir martelé que la future A110 (déclinée en coupé, 2+2 et spider) serait exclusivement électrique, voilà qu'un pragmatisme soudain le frappe: elle pourrait finalement conserver un cœur thermique «si le marché l'exige».

Même constat chez Porsche, en pleine tourmente. Après avoir promis des Boxster et Cayman 100% électriques, changement de cap: le thermique reste un argument de séduction, quitte à modifier l’architecture prévue initialement pour les seules batteries. Chez Alpine, le discours est un copier-coller: la plateforme APP (Alpine Performance Platform) est en cours d’adaptation pour devenir «ICE compatible». Ferrari reste pour sa part très prudent dans sa communication quant à ses positions par rapport à l’électrique, Rolls-Royce vient de confirmer que son V12 restera proposé plus longtemps que prévu étant donné le peu d’intérêt manifesté par les clients pour la Spectre à batterie, et enfin Lotus passe à l’hybride rechargeable pour son SUV Eletre X, initialement 100% électrique.

Dans cette sphère émotionnelle, le kilowattheure peine à détrôner les vocalises et les effluves d'octane…

Cette courbe rentrante spectaculaire répond à une évidence: dans le sanctuaire de la passion automobile et du luxe, l'électrique ne fait pas encore vibrer les foules. Mate Rimac lui-même ne disait pas autre chose lors d’un précédent Salon de Bruxelles: «Vendre une Bugatti reste plus facile qu'une Nevera...» Comprenez par-là que, dans cette sphère émotionnelle, le kilowattheure peine à détrôner les vocalises et les effluves d'octane.

Ces ajustements face à une clientèle exigeante dans le haut de gamme ne condamnent cependant pas l'électrique, qui dominera le marché de masse. D'ailleurs, à ce sujet, les constructeurs européens n'ont pas dit leur dernier mot. La preuve dans ce numéro avec l’essai de la Renault Twingo E-Tech: une citadine craquante sous la barre des 20.000 €, et même à 13.750 € en France grâce au bonus écologique. Heureux Français! Preuve encore avec le premier essai du prometteur Mercedes GLC With EQ Technology, tournant sous 800 V. Enfin, ne manquez pas de découvrir la future BMW i3 électrique et ses 900 km d'autonomie (!) annoncée elle aussi sur une architecture 800 V, réponses européennes à Tesla et aux Chinois.  Le talent européen est là. Reste à ne pas se tromper de trajectoire.

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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