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Décryptage / Boîtes noires automobiles : surtout un moyen de pister

L'IBSR et les compagnies d’assurance ont déclaré leur intérêt d’équiper les véhicules de boîtes noires enregistrant les faits et gestes des conducteurs. Retour sur une polémique qui n’est pas neuve.

Sommaire :

L’affaire a fait grand bruit cette semaine lorsque les journaux du groupe Sudpresse ont relayé le fait que l'Institut belge pour la Sécurité routière (IBSR) et les compagnies d'assurance étaient très favorables à l'intégration de boîtes noires dans les véhicules. Par ce biais, il devient tout à fait possible de contrôler la conduite de l’usager, comme la vitesse, l’accélération latérale de la voiture et donc la manière de conduire. Mais pas seulement. Car il va de soi que le consommateur serait aussi tracé géographiquement, les boîtes noires étant pourvues d’un capteur GPS. Bref, en d’autres termes, l’IBSR et les compagnies d’assurance se la joueraient bien « Google ».

Pas neuf

Cela dit, le débat n’est pas neuf. En 2008 déjà, le sujet avait fait surface. À l’époque, c’était l’assureur Corona Direct qui avait émis la proposition afin « de faciliter l’identification en cas d’accident et l’arrivée des secours ». L’organisme expliquait qu’il serait de ce fait plus aisé de calculer une prime d’assurance en fonction du profil de conduite. Bref, l’utilisateur ne pourrait dès lors plus rien cacher à son assureur. Et un conducteur rapide et plutôt nocturne verrait sa prime grimper au contraire d’un rouleur occasionnel et diurne. Cela dit, Corona Direct n’est toutefois jamais passé à l’acte, avouant sa prudence sur l’aspect de la vie privée et des données personnelles. Car il est évident que de nombreux conducteurs ne désirent pas que certaines données soient divulguées.

Un principe actif dans d’autres pays

Le principe de la boîte noire existe pourtant depuis un certain temps. Il est aujourd’hui techniquement abouti et même utilisé dans certains pays comme aux États-Unis où 96% des véhicules en seraient équipés. La Grande-Bretagne et l’Italie seraient eux aussi deux pays très avancés sur le sujet. D’accord, mais quelle motivation en Belgique ? « Avant, ça clochait au niveau de la technique. Mais aujourd'hui, faire fonctionner ce système de boîte noire est parfaitement possible. La seule barrière, c'est que les compagnies d'assurances doivent trouver un accord avec la commission de la protection de la vie privée », explique Benoît Godart, porte-parole de l'IBSR. Et il l’assure : « On va bientôt y arriver. »

Déjà pour les pros

La boîte noire, ou du moins les systèmes de suivi, de géolocalisation et d’analyse de conduite, sont déjà utilisés par certaines sociétés sur leurs flottes de véhicules utilitaires et de voitures de société. L’utilisateur dispose d’un mode « privé » pour rester « invisible » durant ses pauses et hors des heures de travail. Toutefois, durant ses missions professionnelles, il est tenu de rester on-line. Grâce à ce boîtier, la logistique de son employeur peut le localiser et l’aider à gérer ses tournées. L’employeur peut également utiliser les données du système pour établir des statistiques de consommation mais aussi un relevé des freinages brusques, des vitesses moyennes, etc. Chaque employé est bien sûr au courant de la présence du système et a dû signer un accord pour une utilisation conforme à la loi sur la vie privée...

Vie privée ?

Le dossier des boîtes noires pour les particuliers n’est pas encore sur la table de la Commission, mais, déjà, les critiques fusent de toutes parts, mettant justement en avant le caractère intrusif de ce genre de système. Et l’IBSR a beau se montrer rassurant en indiquant qu’il est « clair que les assurances ne pourront pas utiliser les informations récoltées pour autre chose que le but poursuivi », on a du mal à y croire, surtout quand on voit le commerce qui est fait de nos données par les grands majors de l’électronique (Google, Amazon, etc). L’engrenage n’est dès lors pas loin. Comment s’assurer en effet que les données collectées n’aboutissent pas dans les serveurs d’entreprises commerciales, voire tout simplement de la police pour dresser le profil type d’un conducteur ?

Pistés comme des bêtes

Ce qui est sûr, c’est qu’avec ce système, les conducteurs vont systématiquement être pistés. Et piégés. Car il est évident qu’au moindre écart, même peut-être involontaire, l’assureur ne se gênera pas pour augmenter ses tarifs, invoquant le manque flagrant de sens civique du consommateur. Du côté des assurances, on insiste que l’intention est bonne et qu’il s’agit là d’un moyen de récompenser les bons conducteurs qui, quoi qu’on en dise, forment la majorité. Mais là aussi, ça sonne complètement faux. On imagine que les données enregistrées par la boîte noire représenteront surtout un moyen de punir, voire de discriminer, notamment les usagers qui résident, voire se rendent régulièrement, dans des zones considérées à risques par exemple.

Vieux dangers

Wauthier Robyns, le porte-parole d’Assuralia, a pris un exemple indiquant qu’un jeune qui conduit prudemment aura donc à l’avenir une prime d’assurance moins élevée qu’un conducteur plus âgé qui confondrait rues et circuit automobile. Voilà une déclaration des plus étonnantes, mais qui se fonde peut-être sur l’une des dernières statistiques de l'IBSR qui indique qu’un accident mortel sur cinq serait dû à un senior de plus de 65 ans !

La nécessité de légiférer

Il est clair que dans cette nouvelle nébuleuse, le gouvernement devra rapidement légiférer en tenant compte de la liberté de chacun. Et pourquoi pas imaginer un système intermédiaire avec ceux qui acceptent une boîte noire et ceux qui ne l’acceptent pas ? Comme c’est déjà ce qui existe avec ceux qui ont fait le choix d’une dashcam.

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