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Décryptage / Affaire Volkswagen : comment les normes poussent aussi à la fraude

Si l’affaire Volkswagen est certainement condamnable sur le fond, il faut toutefois aussi pointer du doigt un système de normes antipollution irréaliste et fantasque. Retour sur une affaire qui n’a pas fini de faire du bruit.

Sommaire :

L’affaire Volkswagen n’a pas fini de faire couler de l’encre. Et de vider des portefeuilles. Car il semble évident que si tricherie il y a eu de la part de l’actuel numéro un mondial, on imagine mal que les autres constructeurs n’aient pas aussi procédé de la sorte. Cela dit, si cette affaire de logiciel espion présent pour modifier la cartographie moteur en cas de contrôle pollution est inacceptable sur le fond, elle nous rappelle aussi que les méthodes d’homologation pour les consommations et les normes de pollution sont aujourd’hui tout à fait irréalistes et qu’il est urgent de les revoir. Au Moniteur Automobile, ça fait d’ailleurs des années que nos essais font la part des choses et contrebalancent par une valeur réelle les valeurs officielles que personne n’est en mesure de pouvoir reproduire.

Un système irréaliste

Et pour cause : les mesures sont aujourd’hui réalisées sur des rouleaux et des bancs d’essai, bien loin de la réalité du trafic et donc des nombreux paramètres qui interviennent dans la consommation et les rejets d’un véhicule. Il est dès lors urgent de réformer la méthode, ce qui est d’ores et déjà prévu à partir de janvier 2016 et qui interdira notamment aux constructeurs de formater leurs véhicules pour un cycle précis (comme les hybrides rechargeables qui consomment par exemple zéro sur le cycle urbain). C’est un début, mais on sera encore loin du compte. Mais cela nous apprend au moins une chose : qu’il était de notoriété publique que les constructeurs procédaient au moins à de l’optimisation pour obtenir de meilleurs résultats. Et c’était finalement de bonne guerre puisque le système d’homologation le permettait. Pourtant, l’ONG International Council on Clean Transportation (ICCT) avait déjà alerté sur le sujet. Il y a quelques mois, l’organisme avait en effet mis en exergue la pollution 7 fois supérieure de 15 modèles essence modernes.

Au hasard

C’est d’ailleurs ce même organisme qui met aujourd’hui Volkswagen à genou. Car c’est en procédant à un test routier au hasard que l’ICCT a découvert le logiciel espion monté sur les modèles Volkswagen et Audi Diesel vendus aux Etats-Unis. Sans celui-ci – et donc en dehors d’une mesure de contrôle –, les moteurs émettaient en réalité jusqu’à 40 fois plus de NOx, les fameux oxydes d’azote, très dangereux pour l’environnement car ils limitent la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine (monoxyde d’azote), fragilisent la muqueuse pulmonaire, surtout chez les enfants et contribuent à l’acidification des sols suite à leur transformation dans l’atmosphère en acide nitrique. On comprend dès lors la colère des autorités américaines, alertées par l’ICCT qui n’obtenait apparemment pas d’explications de la part de Volkswagen suite à sa découverte. L'ONG a par ailleurs précisé qu’il n'était « pas exclu » que Volkswagen ait eu recours aux mêmes techniques de dissimulation en Europe. Son directeur exécutif Drew Kodjak déclarait dans un entretien à l'Agence France-Presse : « il appartient aux régulateurs du continent de déterminer s'ils sont oui ou non en présence d'un logiciel trompeur comme aux États-Unis ». Dorothee Saar, de l'ONG de protection de l'environnement Deutsche Umwelthilfe estimait quant à elle qu'en Europe, « les constructeurs savent qu'il n'y a pas de contrôle postérieur ». Ce qui pourrait augmenter la probabilité de tricheries.

D’envergure mondiale

Berlin a déjà ordonné des « tests approfondis » sur tous les modèles Diesel de la marque Volkswagen tandis qu’en Asie, « nous avons convoqué les représentants et les ingénieurs de Volkswagen à une réunion au ministère mercredi après-midi », a déclaré à l’AFP Park Pan-kyu, directeur adjoint du ministère sud-coréen de l'Environnement. Les tests en coréen démarreront dès le mois prochain et les résultats seront annoncés fin novembre. L’Agence fédérale de l'environnement américaine (EPA) annoncé hier étendre ses investigations à d'autres constructeurs afin de « détecter » la présence de ce genre de logiciel espion.

Dommages immenses

Interrogé par l’AFP, l’affaire Volkswagen ou du Dieselgate « va avoir des conséquences financières considérables pour le groupe, qui ne sont pas encore calculables », estime le spécialiste automobile Ferdinand Dudenhöffer. Et il ajoute que « l'image et la crédibilité de Volkswagen dans le monde entier sont maintenant entamés ». Pour Volkswagen, l'affaire survient par ailleurs à un très mauvais moment déclarait un analyste de la banque Nord/LB, Frank Schwope. Car ça fait justement des années que Volkswagen est à la peine sur le marché américain, faute notamment de produits adaptés comme des gros 4x4 qu’il prévoyait d’ailleurs de produire d’ici peu. La technologie Diesel était pour l’instant la seule manière pour le constructeur de se différencier. Voilà qui est désormais bien compromis…

Pas encore reconnu officiellement

Martin Winterkorn, CEO de Volkswagen n'a pas reconnu les faits, mais il a fait savoir par le biais d'un communiqué qu'il était « personnellement profondément désolé d'avoir brisé la confiance de nos clients et du public ». Il a annoncé que « nous allons coopérer pleinement avec les organismes, avec toute la transparence et l'urgence nécessaires pour établir tous les faits ». Le board of management de Volkswagen a d'ailleurs ordonné une enquête externe sur cette affaire. De son côté, Michael Horn, PDG et président du Groupe de Volkswagen of America, s'est davantage confié sur la question et il a admis que « notre entreprise a été malhonnête. Nous avons totalement foiré. Nous devons réparer et éviter que cela ne se reproduise » et que « ce genre de comportement est totalement incompatible avec nos qualités ».

D'autres moteurs aussi

Volkswagen a toutefois indiqué dans un nouveau communiqué publié ce matin que près de 11 millions de véhicules dans le monde entier pourraient être affectés par ce logiciel de triche aux émissions. Mais le constructeur a déclaré que tous les nouveaux modèles européens étaient conformes aux règles d'émissions Euro 6. Le constructeur allemand a expliqué que seul un moteur, le 2 litres TDI (code EA189), pouvait être incriminé tout en admettant aussi que le logiciel de gestion du moteur au centre du scandale était également installé sur d'autres moteurs Diesel du groupe. VW annoncé déjà avoir provisionné 6,5 milliards d’euros pour résoudre ce problème et il a annoncé qu’il allait revoir ses objectifs financiers pour 2015. La marque assure enfin que cette affaire constituait pour elle une priorité et notamment le retour à la confiance pour ses clients.

Dans cet article : Volkswagen

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