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Essai détaillé / Renault Twingo SCe 70

Avec sa nouvelle entrée de gamme, Renault n'a pas manqué de créer la surprise dans le segment des citadines. Mais une architecture technique peu commune est loin d'être la seule particularité de cette dernière génération de Twingo.

Prix
NC
  • Avis Rédaction NC

Sommaire :

La nouvelle Twingo est (re)devenue une voiture très compacte: à 3,60 m, elle se montre 10 cm plus courte que le modèle précédent, et ce malgré un empattement de près de 2,50 m, signifiant forcément des porte-à-faux faibles. Vu la présence du moteur à l'arrière, la banquette coulissante des générations précédentes n'est évidemment plus de mise. En revanche, les roues avant ne sont plus limitées dans leur pivotement par des «cardans» et le résultat est épatant: la Twingo se contente désormais de 8,69 m entre trottoirs pour faire demi-tour, soit 1,40 m de moins que le modèle précédent. Installé en position centrale arrière, le tricylindre à essence (pas question pour l'heure d'une version Diesel) est un Renault. Deux variantes sont proposées: avec (898 cm3) ou sans turbo (999 cm3), de respectivement 90 et 71 ch. Ces moteurs sont installés transversalement dans une position fortement inclinée afin d'empiéter le moins possible sur l'espace de chargement. Cela a évidemment exigé d'importantes adaptations, tant du bloc-moteur et de la culasse que des organes périphériques.

La mécanique : 117/160

Le petit tricylindre fait de son mieux et exhale une sonorité agréable, sauf au cours des longs trajets ou sur l'autoroute, ou encore après un démarrage à froid où, en plus, il vibre. Les 71 ch ne font pas de miracles, mais la souplesse est au rendez-vous, du moins en ville. N'est-ce pas le principal? La commande de boîte est honnête, mais l'étagement est trop long. La consommation est bien maîtrisée, mais dépend fortement du style de conduite. L'autonomie de 550 km apparaît suffisante.

La tenue de route : 123/160

La ville est le terrain de prédilection de la Twingo. Sa direction est fortement démultipliée, mais la maniabilité est excellente. Il en va autrement à plus vive allure, où le train avant s'allège, rendant la direction plus floue. Amateurs de drift, passez votre chemin: si la Twingo est une propulsion, l'électronique veille au grain, et puis, avec 71 ch... D'ailleurs, les trains roulants sont réglés pour privilégier le sous-virage. Rien à redire en ce qui concerne la motricité et le freinage.

La sécurité : 142/200

Que la Twingo n'obtienne pas 5 étoiles aux crash-tests Euro-NCAP (désormais plus stricts) n'a rien d'exceptionnel: il est très difficile (donc très cher) d'offrir un haut degré de protection des piétons et de nombreuses aides à la conduite. Cela étant, en sécurité tant active que passive, la Twingo est dans la bonne moyenne de sa catégorie. Sa proue très courte ménage une excellente visibilité. C'est moins vrai vers l'arrière. L'éclairage de jour se remarque, mais les phares manquent d'efficacité.

Le confort : 141/200

La Twingo s'accommode plutôt bien des irrégularités du revêtement, malgré son amortissement plutôt «sec». Une fois à température (et à allure modérée), la sonorité du moteur est agréable. Position de conduite et ergonomie sont correctes. À l'avant, les sièges à appuie-tête intégré donnent entière satisfaction. Le bilan est plus mitigé à l'arrière, tant en place disponible qu'en confort d'assise (sans oublier les vitres à compas). Bonne climatisation manuelle (de série uniquement en haut de gamme).

Le sens pratique : 114/160

L'accès est aisé à l'avant, moins à l'arrière malgré les (petites) portes s'ouvrant largement. La Twingo met l'accent sur les aspects pratiques et esthétiques, mais la finition trop «plastique» engendre des bruits de mobilier. Le coffre est d'accès facile. Le moteur à l'arrière relève le seuil de chargement, mais il est possible d'obtenir une aire de chargement plane. Les dossiers arrière réglables permettent de moduler l'espace utile et, en option, le dossier du passager avant est rabattable.

Le budget : 83/120

Les intervalles d'entretien sont classiques. Pour de nombreuses interventions, le moteur à l'arrière ne doit pas être déposé: il peut pivoter sur lui-même, dégageant ainsi un meilleur accès. Le prix de base est attrayant, mais recourir aux options et aux moyens de personnalisation, eux aussi correctement tarifés, peut rapidement faire grimper la facture. Difficile, pour l'instant, de se prononcer quant à la valeur résiduelle.

Conclusion : 720/1000

Comme son aïeule de première génération, la nouvelle Twingo fait à nouveau tourner les têtes. Espérant profiter du même succès, elle ressemble pour ce faire à une certaine Fiat 500 sans toutefois l'avoir copiée outre mesure. D'ailleurs, elle bénéficie de deux portes de plus. Féminine, elle ne donnera cependant pas de complexes aux hommes qui en prendront son volant. Elle propose d'ailleurs de nombreuses possibilités de personnalisation esthétique. Confortable en ville, la nouvelle Twingo offre une excellente visibilité (vers l'avant), mais pèche par manque d'habitabilité. Par ailleurs, sa finition est trop plastique et ses performances ne la rangent pas dans les plus dynamiques. Certes, son tarif est plutôt serré, mais gare aux équipements supplémentaires qui auront vite fait de gonfler la note. Bref, son biotope, c'est la ville, où sa maniabilité, sa vivacité et sa souplesse (jusqu'à 70 km/h) font merveille.

L'essai complet est disponible dans votre Moniteur Automobile 1587 du 29 octobre 2014.

Dans cet article : Renault, Renault Twingo

Rédigé par le

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