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Premier essai / Seat Tarraco : Crème catalane

Le Tarraco, c’est le troisième SUV de Seat. Il partage bien sûr beaucoup de pièces avec d’autres modèles du groupe VW, mais introduit un nouveau « langage stylistique » chez le constructeur espagnol.

  • Avis Rédaction NC

Sommaire :

Le concept

L’arrivée d’un troisième SUV en haut de gamme donne de la perspective à Seat, notamment car ce modèle se situe dans un segment qui, d’après les représentants de la marque, devrait croître d’environ 40% d’ici à 2025. Comme de coutume chez Seat, l’appellation du modèle fait référence à une ville d’Espagne. Mais cette fois, le nom a été choisi après une « consultation populaire » sur internet, à laquelle 146.000 personnes ont participé. Et, ironie de l’histoire, l’annonce du résultat a dû être reportée à cause d’un autre référendum, réalisé à la même période et portant sur… l’indépendance de la Catalogne. On s’en souvient ! 

Ce qui change

Le Tarraco est le cousin technique des Skoda Kodiaq et Volkswagen Tiguan Allspace. Tous trois reposent sur la plate-forme MQB, dans sa version à empattement allongé. Ce SUV de 4,73 m peut donc compter sur un essieu arrière multibras et peut également accueillir jusqu’à 7 passagers. Mais, comme souvent, l’habitabilité n’égale pas celle d’un grand monospace : les places du dernier rang sont à réserver à des enfants et même ceux-ci auront presque les genoux dans le menton. Il faut aussi faire preuve de souplesse pour accéder aux deux sièges du fond. 

La gamme de propulseurs est globalement celle des cousins tchèque et allemand, avec toutefois des combinaisons moteur/boîte plus limitées. En essence, tout commence avec le 1.5 TSI de 150 ch, qui n’est ici étrangement disponible qu’en traction avec boîte manuelle à 6 rapports. En Diesel, c’est le 2.0 TDI 150 ch qui constitue l’entrée de gamme : il est disponible en traction à boîte manuelle ou avec la boîte robotisée à 7 vitesses associée d’office à la transmission intégrale. Les plus pressés peuvent opter pour les variantes 2 litres TSI et TDI de 190 ch, toutes deux équipées d’office de la boîte DSG et de la transmission intégrale 4Drive. Bien que Seat joue la carte de la sportivité au sein de son groupe, la version TDI de 240 ch n’est pas (encore ?) proposée ici, alors qu’elle est pourtant disponible dans le Tiguan Allspace. Mais on ne serait pas étonnés de voir débarquer ce moteur à terme, éventuellement avec l’exécution FR, qui n’est pas disponible pour le lancement. Ce qui est certain, c’est qu’une version hybride rechargeable fera bien son apparition (d’ici fin 2020). Elle disposera d’une autonomie d’une cinquantaine de kilomètres. Il se chuchote aussi que le Tarraco aura droit à une variante carburant au gaz naturel (CNG).

Là où le Tarraco se démarque le plus de ses cousins, c’est sur le plan du design. Ce nouveau modèle apporte d’ailleurs un nouveau « langage stylistique » chez Seat. Parmi les caractéristiques marquantes, on note la partie avant plus verticale et le capot étiré.  Combiné à des porte-à-faux (relativement) courts, l’ensemble est censé donné plus de muscles et de prestance à l’engin. La nouvelle calandre y contribue également, en soulignant la largeur de l’auto. À l’arrière, cette largeur est soulignée par le bandeau qui relie les deux feux entre eux, comme sur les derniers modèles de chez Audi et Porsche. Mais chez Seat, ce bandeau n’est pas éclairé. La nouvelle Leon, attendue courant 2019, sera la prochaine Seat arborant ce nouveau langage stylistique.     

Comme tous les nouveaux modèles, le Tarraco fait le plein de gadgets électroniques, tant en matière d’aide à la conduite que d’infodivertissement. Il a par exemple droit au cockpit digital personnalisable du groupe VW, ainsi qu’à la technologie « Seat Full Link », qui englobe non seulement Apple CarPlay et Android Auto, mais aussi Alexa, l’assistante personnelle d’Amazon, sans oublier la commande gestuelle. Sur le plan de la sécurité, on trouve (de série ou en option selon les cas) un système de freinage automatique d’urgence avec détection des cyclistes, l’assistant de maintien de voie, un régulateur de vitesse adaptatif, le détecteur d’angle mort, la reconnaissance des panneaux routiers, une assistance à la conduite dans les files et le « Pre-Crash Assist », une fonction qui prend automatiquement les mesures nécessaires pour protéger les passagers lorsque l’accident est inévitable.    

Comment ça roule ?

On s’attendait à ce que le Tarraco roule comme un Kodiaq. Mais nous avons été positivement surpris : cette Seat est moins pataude que la Skoda et attaque les courbes bien à plat. On peut presque parler de dynamisme, du moins pour un SUV de ce gabarit. Et cela ne se paie pas sur le plan du confort, pas même avec les jantes de 20’’. Mais il faudra toutefois confirmer cette impression sur les routes belges. Nous avons aussi apprécié l’insonorisation, y compris dans le cas des versions TDI, qui se font certes entendre en charge, mais se montrent discrètes le reste du temps. Sur autoroute, les moteurs sont même à ce point silencieux que l’on remarque assez fort les bruits de vent.

Et le Tarraco étouffe les sensations de vitesse. Seat annonce pourtant de bonnes performances : la version 2.0 TDI passe de 0 à 100 km/h en un peu moins de 10 secondes, tandis que la 190 ch boucle l’exercice en 8 secondes pile. Mais cela ne se ressent pas en pratique. Dans le cas de la 2.0 TDI 190 testée, c’est en grande partie dû au manque de réactivité de la boîte DSG, qui se montre paresseuse, même en mode Sport, où elle maintient ensuite le moteur (trop) longtemps dans les tours. Quant à la version 1.5 TSI manuelle, elle ne prend vie qu’au-delà de 1750 tr/min.   

Budget

Pour le Tarraco, Seat fait l’impasse sur son exécution de base Reference et la gamme débute avec la Style. L’équipement est donc décent, mais, en contrepartie, le prix d’entrée est sensiblement plus élevé que celui du Skoda Kodiaq (environ 4.000 € de plus en fonction du moteur choisi). Et les versions de 190 ch ne sont proposées qu’en haut de gamme XCellence (la finition FR arrivera plus tard, comme mentionné plus haut) : il faut donc compter au minimum 44.780 € pour le 2.0 TDI 190, hors options. Un rival comme le Nissan X-Trail semble donc bon marché... Mais le Tiguan Allspace, lui, est encore plus cher.

Notre verdict

Avec le Tarraco, Seat espère poursuivre sur la voie du succès. Et on ne voit pas ce qui l’en empêcherait, car ce SUV espagnol (le seul modèle non badgé VW à être produit à Wolfsburg) ne manque pas de qualités, à commencer par une personnalité qui le distingue suffisamment de ses cousins tchèque et allemand.

  • Compromis confort/tenue de route
  • Excellente insonorisation
  • Habitabilité, ergonomie
  • Peu de sensations de performances
  • Boîte DSG un peu paresseuse
  • Troisième rang exigu

Dans cet article : Seat, Seat Tarraco

Rédigé par le