- Avis Rédaction 15.63 /20
Avec son empattement généreux, ses voies larges et une suspension judicieusement calibrée, la K4 dresse un bilan routier des plus convaincants. On y est assis bas, très loin de la posture haut perchée des SUV, ce qui profite immédiatement au feeling dès que le rythme s’accélère. La position de conduite frise la perfection: le volant, qui tombe idéalement sous la main, commande un train avant précis et serein, sans vivacité caricaturale. Sa tenue de cap imperturbable rend les longs rubans autoroutiers particulièrement reposants, confirmant la polyvalence de l’engin.
Sans revendiquer un tempérament purement sportif, cette Kia distille un agrément de conduite qui n’a rien à envier à celui d’une Peugeot 308, pourtant référence du segment. Si la Française conserve une longueur d’avance sur le filtrage des hautes fréquences – comme les raccords transversaux ou les plaques d’égout –, la Coréenne se maintient dans une excellente moyenne, offrant un équilibre remarquable entre rigueur du comportement et confort de marche.
Certes, le marché propose plus incisif (Honda Civic) ou plus moelleux (Citroën C4), mais le compromis trouvé ici s’avère extrêmement plaisant et rassurant au quotidien. On regrettera simplement l’anecdote des modes de conduite (Eco, Normal, Sport): trop peu différenciés, ils peinent à justifier leur présence. Pour le reste, la direction nette et la boîte automatique réactive, pilotable via des palettes au volant sur notre version GT-Line, font de cette K4 une sérieuse prétendante au titre de voyageuse au long cours… qui ne refuse pas l’obstacle face à une petite sinueuse.
LES FINANCES
Comme nous l’avons souligné, cette variante T-GDI dépourvue d’électrification paie le prix fort sur l’autel du CO2. Ses rejets ont un impact direct la fiscalité, laquelle se montre pour une fois presque unanime dans les trois Régions du pays: comptez environ 1.000 € de taxe de mise en circulation et entre 300 et 350 € de redevance annuelle. Un ticket d’entrée qui, dans l’absolu, reste digeste pour une voiture de ce segment.
Si le bloc 1.6 T-GDI de 150 ch est accessible dès le troisième niveau de finition (Pace), notre exemplaire d’essai arborait la griffe supérieure GT-Line. Le surcoût de 2.100 € semble ici tout à fait justifié au regard d’une dotation de série pléthorique, frisant le «tout compris». Pour ce prix, la K4 fait le plein: sellerie en tissu/cuir vegan, système audio Harman Kardon, arsenal complet d’aides à la conduite et connectivité de pointe, sans oublier des jantes de 18’’ (17 pour la Pace) qui assoient son allure. Certes, la facture