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Marché / Immatriculations juillet 2021 – le poids de l'incertitude

Les immatriculations de véhicules neufs au mois de juillet 2021 sont les plus basses enregistrées au cours de la dernière décennie. Et ce n’est pas qu’une histoire de pandémie et de pénurie.

Avec 27.596 véhicules enregistrés pour le mois de juillet 2021, les immatriculations ont chuté de 38 % par rapport à 2020. Un score historiquement faible, le plus bas des dix dernières années pour un mois de juillet. Mais n’y voyez pas qu’un effet de la pandémie de coronavirus et de la pénurie de puces électroniques. Le mal est plus profond et correspond à l’entrée du secteur automobile dans une période de transition forcée vers la mobilité électrique, pardon, 0 émission.

Incertitudes

Les chiffres ne mentent pas, si la baisse moyenne pour ce mois de juillet par rapport à 2020 est de 38 %, on remarque une nette différence entre les clients privés et les clients professionnels. Là où le canal « sociétés » déplore une contraction de 26,7 %, le canal « particulier » chute de 49 %. Il y a donc près de deux fois moins de clients privés qui ont acheté immatriculé un véhicule neuf en juillet 2021, un gouffre qui s’explique certes par les retards de livraisons liés aux contraintes sanitaires internationales et à la pénurie de puces électroniques, mais ce mal affecte autant les particuliers que les professionnels.

Le véritable problème se situe donc ailleurs. Plus précisément, c’est l’accélération de la transition vers la mobilité « 0 émission », et plus précisément électrique, qui freine les clients potentiels. Selon Christophe Dubon, porte-parole de la Febiac, « il y a des spécificités belges. Avec toutes les décisions régionales concernant l’interdiction future des véhicules thermiques, le particulier hésite. Il ne veut pas faire le mauvais choix et se retrouver avec un véhicule quasi invendable dans 7 ou 8 ans parce qu’il ne répond pas à certaines exigences ».

Bien entendu, les effets moins directs de la pandémie tels que l’augmentation du télétravail et l’accès réduit aux activités de loisirs ont également contribué à une utilisation moindre de la voiture et donc une usure diminuée également, ce qui implique que le besoin de remplacer son véhicule ne paraît plus comme une priorité pour bon nombre d’automobilistes. Bref, la tendance est nette, sérieuse et amenée à durer, même si certaines fluctuations sont à prévoir avec les vagues de livraisons de véhicules commandés il y a plusieurs mois déjà, avant la publication des nouvelles décisions à l'égard des véhicules thermiques.

 

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