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Premier essai / Rolls Royce Cullinan 2019 : Une vraie Rolls !

Rolls-Royce Cullinan : Une Rolls-Royce de tout son soul Même les plus grands constructeurs de voitures de luxe ont du se ranger aux pressions exercées par le marché : Rolls-Royce présente de ce fait son tout premier SUV, un véhicule évidemment imposant, mais qui tient pas mal de promesses et notamment celle de rester fidèle à la philosophie de la marque.

Prix
NC
  • Avis Rédaction NC

Sommaire :

Le concept

Il y a 5 ans, nous avions discuté avec Torsten Müller-Ötvös, le PDG de Rolls-Royce et nous lui avions soumis l’idée d’un SUV dans la gamme. Dans son anglais impeccable, il avait répondu « over my dead body », autrement dit : il faudrait lui passer sur le corps avant de voir un tel véhicule naître. Or, le Cullinan est là et M. Müller-Ötvös est toujours vivant. L’évolution est pourtant simple à comprendre : dans ce laps de temps, tous les concurrents les plus sérieux ont lancé leur SUV (en attendant Ferrari en 2021 ou Aston Martin en 2020) tandis que la pression du marché au profit des SUV n’a cessé de s’accroître. Comment dès lors pourrait-il en être autrement ? Car un CEO qui nierait explicitement la moitié du marché automobile ne pourrait pas tenir en place très longtemps.

Aussi, les quelques millionnaires qui avaient décidé de délaisser leurs limousines, cabriolets ou coupé de luxe pour se tourner vers des marques moins connues, telles Land Rover/Range Rover ou l’une des trois grandes marques allemandes peuvent à nouveau se tourner vers les marques de grand luxe telle que Bentley (Bentayga), Lamborghini (Urus), Maserati (Levante) ou Porsche (Cayenne) et aujourd’hui donc Rolls-Royce avec la Cullinan. Pour la petite histoire, le nom est emprunté au plus gros diamant jamais découvert (3106 carats), ce qui est évidemment une manière de faire référence à la position unique que Rolls-Royce entend occuper dans ce segment de marché en pleine croissance.

Ce qui change

Beaucoup de choses sont évidemment nouvelles, mais pas tout car une partie des pièces est mutualisée avec d’autres Rolls-Royce, mais aussi avec d’autres véhicules de chez BMW, société nourricière de Rolls-Royce. Ainsi, l’an dernier, la marque a introduit avec la Phantom II une structure inédite entièrement en aluminium (Architecture of Luxury) et qui sera utilisée pour tous les modèles qui succèderont à la limousine et au Cullinan. Selon ses concepteurs, cette plate-forme est d’ailleurs tellement modulaire qu’elle est à même de répondre au cahier des charges d’un SUV et ce malgré l’immensité du hayon arrière (en deux parties) qui nécessite certainement à lui seul une petite série de renforts.
Sous le capot, on trouve le V12 biturbo de 6,75 litres déjà connu de la Phantom. Il délivre ici 571 ch et un couple de 850 Nm dès 1600 tr/min. La puissance transite par le biais d’une transmission automatique à 8 vitesses en priorité vers les roues arrière (et jusqu’à 100%).

Les roues avant ne sont mises à contribution que lorsque l’électronique détecte une amorce suffisante de patinage ce qui peut alors faire varier la répartition jusqu’à 50/50). Vu comme ça, le Cullinan reste donc charpenté comme une authentique propulsion, ce qui est d’ailleurs aussi le crédo de BMW. Côté suspension, on trouve une double triangulation à l'avant et un essieu guidé à 5 bras à l’arrière. L’amortissement est évidemment piloté tandis que ce sont des coussins à air qui supportent la carrosserie au-dessus de chaque roue. Parmi les originalités, il faut spécifier que le Cullinan est le véhicule équipé de la plus grande réserve d’air pour sa suspension ce qui détermine d’ailleurs une capacité de débattement exceptionnelle et inédite de 540 mm qui aide naturellement à grimper à bord.

Pour accroître la vivacité et la maniabilité de ce colosse (2660 kg à vide), la direction à quatre roues est également de la partie. La voiture repose sur des roues de 21 pouces, mais des jantes de 22 pouces sont également possibles en option. Si Rolls-Royce est resté raisonnable pour la vitesse maximale (250 km/h limitée électroniquement), le 0-100 km/h est avalé en 5,2 s. La consommation (cycle WLTP) oscille selon la monte pneumatique retenue. La marque annonce de 21,9 à 22,4 en ville, de 10,9 à 11,0 l/100 km en cycle extra-urbain et 15 l/100 km en utilisation mixte. Ce qui laisse avec des rejets de CO2 de 341 g/km qui ne sont pas de nature à entrer dans les conditions d’une fiscalité favorable, bien évidemment.

Comment ça roule ?

Il est plutôt rare de voir Rolls-Royce lancer deux modèles d’affilée en seulement 2 ans – ce qui risque de ne pas arriver souvent. La marque a jugé bon de choisir Goodwood en Angleterre pour présenter son bébé, mais aussi Jackson Hole, dans l'État du Wyoming aux USA pour le faire rouler pour la première fois. Spécificité : cette région plutôt perdue s’avère être un concentré de millionnaires tandis qu’elle accueille aussi chaque année un colloque de banquiers gestionnaires de fortune venu du monde entier. Plus intéressant en ce qui nous concerne :  Jackson Hole se situe à une altitude d’environ 2000 m, au pied des montagnes Rocheuses qui culminent à cet endroit à plus de 4000 m.

L’endroit est donc bien choisi pour se familiariser avec l’un des SUV les plus exclusifs au monde. Et l’un des plus encombrant. Avec ses 5,34 m de long, il est un peu plus court qu’une Ghost, mais les 2 m de large et le 1,83 m de hauteur en imposent. Malgré cette taille, le Cullinan n’accueille pas 7 personnes à son bord. Le choix est donné entre une version 5 places traditionnelle et une 4 places dotée de sièges individuels. Dans ce dernier cas, le coffre est alors isolé par l’implantation d’une vitre pour encore accroître le confort acoustique.

Sur la route, le Cullinan roule comme une vraie Rolls. Le moteur est silencieux, le concept et la restitution du « Magic Carpet Ride » est aussi bon qu’ailleurs avec un confort à couper le souffle. Hors des sentiers battus, le Cullinan surmonte sans effort les obstacles et on se rend compte que sa progression dépend davantage du type de pneu monté que du relief proprement dit. Plus agréable encore : le Cullinan ne vous impose pas de jouer avec une kyrielle de boutons et de programmes routiers : il n’y a en effet qu’un seul interrupteur pour choisir entre « route » ou « tout terrain », rien de plus. C’est la simplicité même et on peut donc profiter au mieux de la vue.

Budget

Le Cullinan s’affiche à 275.000 € hors TVA. C’est un tarif européen. Chez nous, le prix de base est donc de 332.750 €. Cher ? Oui, mais pour la clientèle à laquelle ce véhicule s’adresse, ce n’est certainement pas un problème. Il y a d’ailleurs toutes les chances que les Cullinan sortant de l’usine de Goodwood vaudront bien plus que cela une fois les options de personnalisation montées.

Les concurrents

A part le Bentley Bentayga, le Rolls-Royce Cullinan n’a pratiquement aucun concurrent. Le Rolls est à la fois plus gros, plus lourd et plus cher que son rival anglais. Ceux qui attendent un caractère plus sportif de leur SUV de luxe et un prix inférieur peuvent se tourner vers la Lamborghini Urus. Ou attendre les SUV de Ferrari et d’Aston Martin.

Notre verdict

Que ceux qui avaient des doutes soient rassurés : le Cullinan est une vraie Rolls-Royce et il perpétue donc toute la génétique typique des autres modèles. Différence toutefois : le Cullinan peut atteindre des endroits reculés interdits aux autres Rolls. Mais franchement, à bord de ce SUV, le confort s’écrit aussi avec un C majuscule. Notons tout de même que, ramené à l’encombrement extérieur, l’habitabilité n’est pas exceptionnelle tandis que les portières arrière à sens inversé n’apportent elles non plus pas de réel avantage si ce n’est celui de l’originalité. Bien sûr, il faut évoquer le prix astronomique de ce Cullinan, mais il s’agit sans doute du facteur qui préoccupera le moins les clients potentiels de ce super SUV.

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