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Premier essai / ESSAI VIDÉO – Porsche 718 GTS 2018 : Une histoire d’initiales

Porsche habille les 718 Boxster et Cayman d’une parure « Gran Turismo Sport ». Une jolie robe aux dessous affriolants… Jetons un œil !

  • Avis Rédaction NC

Sommaire :

– Lire ci-dessous notre essai complet –

 

Le Concept

Porsche introduit l’appellation Gran Turismo Sport pour la première fois en 1963 avec la 904 Carrera GTS, une voiture de course homologuée pour la route. 106 exemplaires seront assemblés en quelques jours à peine pour permettre à Porsche de s’aligner au départ des prestigieuses courses d’endurance (une exigence du règlement) où la 904 GTS va s’illustrer à maintes reprises. Les 924 GTS et 928 GTS cultiveront la légende durant les années 1980 et 1990. Il faut ensuite patienter jusqu’en 2008 pour retrouver l’appellation GTS sur le Porsche Cayenne ; l’acronyme sportif n’est plus que lettres de noblesse qui signeront finalement toute la gamme Porsche. Aujourd’hui, le concept retrouve (en partie) ses origines avec les 718 Boxster et Cayman qui partagent l’architecture de la 904 Carrera GTS : 4 cylindres opposés en position centrale arrière.

Ce qui change

Les Porsche 718 GTS héritent du boxer 4 cylindres 2.5 turbo des 718 S. Il développe ici 365 ch, soit 15 supplémentaires obtenus par l’augmentation de la pression de turbo (1,3 bar contre 1,1) et l’emploi d’un collecteur d’admission surdimensionné. C’est 35 ch et 70 Nm de mieux que le flat-six atmosphérique des Boxster et Cayman GTS de la précédente génération. Grâce à la suralimentation, le couple maximal est atteint plus tôt et culmine à 420 Nm de 1900 à 5000 tr/min voire 430 Nm en combinaison de la boite 7 PDK optionnelle (3.557,4 €).

Les 718 GTS se distinguent aussi par une finition en cuir et alcantara, des feux assombris, des boucliers plus aérodynamiques, des jantes 20’’ héritées de la 911 Carrera S et un double échappement central. Mais surtout, elles reçoivent, de série, le différentiel autobloquant PTV et la suspension pilotée PASM à la garde au sol abaissée de 1 cm par rapport à la 718 S.

Comment ça roule?

Bien balancés lorsqu’ils reposent sur des ressorts en acier, les 718 prennent une autre dimension lorsqu’ils sont munis de la suspension PASM. Le Boxster survole l’asphalte plissé et meurtri par le soleil andalou, avec une facilité déconcertante. Au point qu’il faille monter en piste pour saisir tout le potentiel des 718 GTS. Technique, le tracé d’Ascari alterne les courbes rapides en dévers avec les virages masqués par les sommets. Entre compressions et délestages, la baby Porsche joue les acrobates mais ne sort jamais de la trajectoire. Il faut dire qu’elle est bien guidée par le train avant de la 911, sublimé par une direction précise et communicative à souhait.

On peut dès lors se concentrer sur le cœur de la bête. Le 4 cylindres boxer qui singe la respiration d’une Cox au ralenti pour ensuite vibrer dans un timbre métallique, amplifié par l’échappement sport. Le tempo s’accélère crescendo (Normal, Sport, Sport+ ou personnalisé) sous la baguette de la PDK, parfaitement accordée au flat-four. Un duo enflammé garant du plein de sensations : 4,1 s de 0 à 100 km/h et 290 km/h en vitesse de pointe ; c’est une demi seconde plus vite qu’avec la boite manuelle. Plus performants, ils sont aussi moins gourmands : 8,2 l/100 km contre 9 l/100 km.

Budget/équipement

Porsche facture la 718 GTS 11.000 € de mieux que la S : soit un total de 79.109,80 € pour le Cayman et 81.166,80 pour le Boxster. Ça fait cher payé le cheval supplémentaire. Dans le même temps, Porsche complète la dotation de série pour un montant total de près de 15.000 € ; on retrouve ses billes au final donc mais distinguons l’indispensable : s’il est difficile de se passer de la suspension pilotée et du différentiel autobloquant PTV ici fournis de série mais respectivement facturés 1.573 € et 1.452 € sur la version S ; le reste n’est que fantaisie et tape à l’œil… mais peut-être pas aux yeux de tous ! A méditer.

Les concurrentes

Les 718 GTS n’ont d’autre concurrent que leur propre cousin, Audi TT RS. Face au 4 cylindres à plat de Porsche, il oppose un 5 cylindres au tempérament explosif, lui aussi couplé à une excellente boite 7 robotisée mais associée à une transmission intégrale ; ce à quoi les 718 se refusent toujours. Son tarif de base est plus attractif (70.522 ,80 €) mais Audi partage la même politique de prix que Porsche : tout en option.

Notre verdict

Dans la configuration GTS, les 718 gagnent en performance, en efficacité et en exclusivité certes, mais c’est surtout une manière pour Porsche de valoriser un paquet d’options emballées sous une étiquette « série spéciale ». Une 718 « S » munie des « indispensables » ferait tout aussi bien…

 

  • Rapport prix/équipement GTS
  • Accord flat-four/PDK/PTV
  • Efficacité de la suspension PASM
  • PDK indispensable mais optionnelle
  • Museau trop près des ralentisseurs
  • Echappement sport très (trop ?) présent

Dans cet article : Porsche, Porsche 718

Rédigé par le