Le constructeur allemand s’était loupé avec ses modèles thermiques convertis à l’électrique – EQA, EQB et EQC – manquant singulièrement d’efficience tandis que les EQE et EQS, berlines comme SUV, ont manqué leur cible.
Non par manque de qualités intrinsèques (quoique certains plastiques étaient indignes de leur rang), mais davantage en raison d’un parti pris « futuriste » en matière de style qui a décontenancé la clientèle très traditionnaliste des Classe E et Classe S et de leurs pendants hauts sur pattes GLE et GLS. Résultat des courses, un bide commercial et une nécessité urgente de redresser la barre et d’insuffler à nouveau l’ADN de l’étoile dès la genèse même de sa nouvelle génération de Mercedes électriques.
Tous les atouts d'un coup Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
À l’instar de la CLA, ce nouveau GLC électrique démarre sa carrière avec sa variante intermédiaire 400 4MATIC : des versions moins puissantes et/ou avec une batterie plus petite, en propulsion ou en quatre roues motrices suivront tandis qu’au moins une variante estampillée AMG est attendue.

Pour rivaliser avec les Audi Q6 e-tron et BMW iX3, le GLC ne se refuse rien : architecture électrique en 800 V, suspension pilotée, roues arrière directrices, transmission à deux rapports et technologie à foison dans l’habitacle mais aussi sur et sous la robe.
Calandre de W111... éclairée Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
La veine stylistique inaugurée par la CLA est approfondie, combinant des volumes fluides à des proportions solides et musculeuses sans ostentation. Tout le contraire de la calandre illuminée au format digne d’une Audi des années 2000.

Elle est constellée de plus de 942 « pixels » éclairés par 140 LED qui doit rappeler la grille des W111 des années ’60. La signature lumineuse reprend les étoiles à trois branches, éventuellement associée à la technologie Digital Light matricielle de nouvelle génération. Effet bling-bling garanti et éclairage sans compromis.
Hyperscreen de 39,1 pouces Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
Le saut technologique se retrouve également à l’intérieur puisque ce GLC inaugure la nouvelle génération du MBUX Hyperscreen. Cette fois, il s’agit bel et bien d’un seul grand écran s’étirant sur toute la largeur de la planche de bord, soit 99,3 cm (39,1’’) d’affichage ininterrompu.

L’impact visuel est assuré grâce aux graphismes d’une très grande finesse et à une palette colorimétrique alliant richesse et contraste profond. Bien entendu, la dalle se répartit en trois zones : combiné d’instrumentation digital, infodivertissement central et redondance multimédia/confort pour le passager avant.
AI via Gemini én ChatGPT Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
Le tout est animé par le nouveau système MB.OS qui intègre l’Intelligence Artificielle (Gemini pour la navigation et les informations de lieux et points d’intérêts, ChatGPT pour l’assistant vocal). Certes gadgets, des modes aquarium ou feu de camp sont prévus pour une ambiance relaxante à bord… durant les séances de recharge de la batterie par exemple.

L’occasion de poser le regard sur l’aménagement intérieur qui combine matériaux de qualité, plastiques moussés et surfaces douces nettement plus nombreuses qu’à bord d’une CLA, avec une multiplication des matières et coloris qui peut – dans certaines combinaisons – confiner à l’orgie visuelle. Au moins le client n’est-il pas réduit à choisir entre noir et gris.
Affichage tête haute avec réalité augmentée Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
L’affichage tête haute, configurable, peut frôler l’indigestion d’informations mais profite de la réalité augmentée pour la navigation, entre autres. De nuit et sous la pluie, le passage à un contenu minimal (vitesse et flèches directionnelles) sera bien plus sécurisant. En toutes circonstances, la combinaison des affichages peut s’adapter à vos préférences avec une certaine facilité. Bon point à cet égard pour le petit raccourci – une icône dans le coin supérieur gauche de l’affichage central – de (dés)activation de l’alerte de survitesse.

Si les cases luxe et technologie embarquée sont aisément cochées, celle de l’assurance en toutes circonstances reste à vérifier. Et ce GLC électrique s’y attèle avec un certain panache. Les aides à la conduite ? Elles sont toutes là, de série ou en option, même si l’assistant de changement de voie par exemple, nous a moins convaincu qu’à bord d’un BMW iX3.
Puissant, rapide, mais confortable avant tout Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
Car ce gros SUV affichant plus de 2,5 tonnes sur la balance ne manque assurément pas d’allant. Avec 489 ch répartis entre les deux essieux – le moteur avant pouvant se découpler lorsqu’il n’est pas nécessaire, par souci d’efficience – la performance pure est au rendez-vous. Surtout, les 800 Nm de couple disponibles de manière quasi-instantanée assurent des relances vigoureuses mais jamais houleuses. Tout reste sous contrôle avec la suspension pilotée, les quatre roues motrices et directrices de série sur cette version 400 4MATIC with EQ Technology – il vous faut plus de temps pour dire le nom de votre voiture qu’elle en prend pour atteindre 100 km/h ! – pour assurer une conduite au confort supérieur et une agilité certaine… au regard de son gabarit et de sa masse.

Car la nuance est d’importance. Oui, ce SUV étoilé peut s’avérer véloce et très efficace, avec des modes de conduite aux différences suffisamment marquées pour que leur existence soit justifiée. Mais force est de constater que même le mode Sport ne parvient pas à neutraliser totalement les mouvements de caisse en conduite (très) active sur une route sinueuse. Sur ce plan, non seulement le GLC est plus lourd que le iX3, mais cela transparait ouvertement au volant.
128 l de frunk et 2,4 tonnes tractables Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
Le Mercedes GLC électrique invite au voyage, seul ou accompagné, quatre adultes prenant place confortablement à bord pour la balade dominicale comme pour les vacances estivales. Performant et silencieux, l’air conditionné se double du toit panoramique électrochrome et d’une insonorisation soignée pour créer une ambiance sereine, renforcée par des sièges bien dessinés.

Quant aux bagages, ils vous accompagneront à l’intérieur. Avec 570 l de capacité, la soute arrière peut voir venir et le frunk de 128 l (norme VDA) pourra accueillir les câbles de recharge et davantage au besoin. Et s’il y a du rab à emmener, ce SUV peut tracter jusqu’à 2.400 kg freinés. Mais attention, un tel attelage vous imposera des étapes plus courtes entre deux pauses branchées.
Recharge rapide jusqu'à 330 kW Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
Des arrêts qui ne seront pas trop longs grâce à l’architecture en 800 V autorisant une puissance de charge de 330 kW. Suffisant pour passer de 10 à 80 % en 22 minutes ou récupérer jusqu’à 305 km en 10 minutes.
Notez qu’en Belgique, le convertisseur DC-DC pour pouvoir charger sur une borne en 400 V est facturé 806 € (tvac) mais cette option ne présente qu'un intérêt très relatif chez nous. Il sera par contre utile si vous partez régulièrement ) l'étranger.
Consommation : une différence entre théorie et réalité Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
Notre essai réalisé dans les environs de Faro au Portugal, sur des routes de montagne et de grands axes principalement, s’est soldé par une consommation moyenne de 23,5 kWh/100 km, avec trois adultes à bord et sans toujours lambiner. De quoi envisager un rayon d’action réel de près de 400 km. Avec une conduite plus raisonnable, s’approcher des 20 kWh/100 km ou 470 km d’autonomie ne devrait pas poser de problème.

Mais viser les 715 km WLTP annoncés semble plutôt utopique, même en utilisant judicieusement la possibilité de passer d’une roue libre impressionnante à une conduite « one pedal » très bien calibrée. Surtout si vous optez pour le Pack AMG avec son aéro dégradée, ses jantes majorées et que vous y ajoutez les marchepieds très stylés.
Des tarifs salés Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
Si ces options alourdissent la note à borne, elles feront surtout grimper un tarif de base déjà salé. Comptez un minimum de 72.479 € et les 100.000 € seront vite atteints.
Conclusion Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
Avec le GLC électrique, Mercedes nous propose un SUV familial à la personnalité esthétique et dynamique affirmée. Surtout, ce nouveau GLC transpire l’ADN de la marque avec un confort de très haut niveau en toutes circonstances et une technologie qui se voit autant qu’elle se ressent.
Mais cette prise en main ne nous a pas convaincu sur tous les plans. Consommation et dynamisme nécessiteront un essai plus approfondi pour établir un juste jugement.
La concurrence Mercedes GLC "EQ Technology" (2026)
Conformément à la tradition, le Mercedes GLC électrique trouvera ses principaux concurrents chez Audi (avec le Q6 e-Tron) et BMW (avec la Neue Klasse iX3), bien que le nouveau Volvo EX60 promette également d'être un client difficile.
Dans cet article : Mercedes-Benz, Mercedes-Benz GLC