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Premier essai / Opel Crossland X : vrai doublon et faux frère

Opel prétend découvrir le pays du crossover en lançant le Crossland... On l’y croyait déjà avec le Mokka ! C’est qu’au sein de la gamme X, ce dernier continue à jouer son brillant rôle de mini-SUV. Sans ce soucier du genre de ce cadet présomptueux débarqué un peu à l’improviste…

Prix
NC
  • Avis Rédaction NC

Sommaire :

Concept

Alors qu’il a des dimensions très similaires, le Crossland X ne remplace pas le Mokka. On aurait pu le penser vu que ce dernier fit ses débuts en 2012 sur une plateforme GM commune qui donna le Buick Encore et le Chevrolet Trax aux States. Le facelift de 2016, qui lui apporta le suffixe X, prouvait déjà que le Mokka resterait encore en production quelques années. Premier fruit des synergies entamées avec Peugeot (avant que ce dernier ne prenne le contrôle d’Opel), le Crossland X est, lui, basé sur la plateforme du 2008, elle-même reprise de la 208. Pour ce dernier-né, Opel profite encore des équipementiers du géant américain GM qui constituent une énorme banque d’organes où puiser des éléments (audio, navigation, connectivité, aides à la conduite) de sécurité et d’agrément moins chers que ses rivaux européens mais aussi coréens et japonais…      

  • Tenue de route de qualité, petits moteurs très capables
  • Confort des sièges avant et insonorisation de qualité
  • Rapport espace intérieur/encombrement extérieur optimal
  • Cdes de boîte manuelle un peu lâches (1.2 Turbo 130 ch)
  • Comme chez Peugeot (2008), pas de Diesel automatique...
  • Pas de choix dans les habillages et teintes intérieures

Ce qui change

Le Crossland X n’a rien d’un Peugeot 2008 rebaptisé Opel ; il a un empattement, des proportions et un design spécifiques. Il ressemble au Mokka X – surtout de face – mais sa ligne de caisse est plus basse et ses surfaces vitrées sont plus généreuses. Il est aussi plus spacieux de coffre et d’habitacle, avec la possibilité d’avoir une banquette coulissante (sur 15 cm) en option. Du point de vue du sens pratique et des cotes de confort, le Crossland X fait dès lors le lien conceptuel avec le Meriva, le petit monospace (bestseller des mini-MPV du segment B) à portes antagonistes qu’il remplace. Entre MPV et SUV (le Mokka en est un, entre autres pour proposer 4 roues motrices que le Crossland ignore, même en option), le Cross(over)land a été pensé de l’intérieur vers l’extérieur, afin d’optimiser son ratio espace intérieur/encombrement extérieur.

Le nouveau venu fait l’impasse sur les moteurs Opel du Mokka pour adopter les groupes motopropulseurs – 3 cylindres 1.2 essence et 4 cylindres 1.6 turbo Diesel – et les boîtes de vitesse Peugeot-Citroën du 2008, plus avantageux en termes de taxes, de performances et d’émissions de CO2. Nous avons conduit les 1.2 Turbo 130 ch et 1.6 CDTI 116 ch avec 6 vitesses manuelles, ainsi que le 1.2 Turbo 110 ch avec 6 vitesses automatiques. Toutes 3 frugales et vaillantes, ces motorisations assurent au Crossland des prestations sans lacune. Tout au plus a-t-on trouvé le levier de vitesses et l’embrayage du 130 ch un peu lâches dans leurs mouvements, sans que ce soit le cas du CDTI 116 ch. Reste que le 110 ch nous a agréablement surpris grâce à sa boîte auto Aisin AW à 6 rapports particulièrement bien calibrée, voire difficile à mettre en difficulté sur les routes escarpées des collines du nord de la Vénétie.   

Comment ça roule ?

Au départ, les responsables des liaisons au sol auraient tenté des réglages fermes pour le Crossland X, de peur qu’il ne pâtisse du roulis typique d’un véhicule plus haut (de toit et de roues) qu’une voiture ordinaire. Ils sont vite revenus sur un compromis plus souple et filtrant, susceptible de mettre tout le monde d’accord ; ceux qui attachent de l’importance à l’intérêt de la conduite et ceux qui veulent d’abord du confort et de l’espace. Ces derniers ne seront déçus ni par les sièges avant (labellisés AGR) ergonomiques optionnels, ni par la banquette 1/3-2/3 accueillante et – en option – coulissante sur 15 cm, une fonctionnalité qui permet de moduler le volume du coffre en fonction de la taille des passagers arrière. Quelle que soit le moteur choisi, l’isolation acoustique nous est apparue d’un très bon niveau, alors que les véhicules testés étaient toujours des exemplaires de pré-production, susceptibles de cacher ça et là des pièces ou des montages non encore à leur stade définitif (un pommeau de vitesses dépourvu du schéma en H de la grille de sélection, un accoudoir central conducteur sans crantage d’ajustement en hauteur, les accostages entre les caches rigides des montants A et le ciel de pavillon textile encore approximatifs… tous détails qui seront rectifiés fin juin, lors de la livraison des premiers Crossland aux concessions). 

Budget/équipement

Grâce à une fourchette qui va de 17.900 € pour la version d’accès à 21.700 € pour le Crossland X le plus cher, Opel semble maintenir le Mokka X artificiellement cher (23.700-26.600 €) dont on se demande ce qu’il offre de plus. En réalité, ce dernier, lancé en 2013 et qui est devenu un des bestsellers du segment, a des moteurs plus énergivores sans être plus performants et, qui plus est fiscalement moins intéressants, un plus petit coffre et une banquette arrière non coulissante. Il lui reste la transmission 4x4 en option que le Crossland n’a pas). Le moteur 1.2 atmosphérique à essence (81 ch, 5 vitesses manuelles) d’accès n’étant, comme à l’accoutumée chez Opel, pas une bonne 1re offre, mieux vaut jeter son dévolu sur le 1.2 Turbo de 110 ch et considérer que le 1er prix à considérer sérieusement est 19.500 €. En exécution de base Edition toujours. Le 2e et dernier niveau de finition est l’Innovation, également disponible dans les 6 différentes motorisations. Il s’en distingue pour étre équipé de série d’options telles que les antibrouillards, le pack Sight & Light (capteurs pluie et lumière), le volant gainé de cuir, la climatisation électronique, le pack Comfort (accoudoir central conducteur et rangement central occultable), les rails de toit finition chrome, des roues en alu de 16” couleur argent. L’Innovation a de plus, parmi les suppléments payants, un choix de jantes de 16” et 17” que l’Edition n’a pas. Mais aussi la possibilité d’opter, en fonction de la teinte de carrosserie choisie, pour un toit noir minéral, gris satin ou blanc sommet. Comme à l’accoutumée, Opel met un point d’honneur à se cantonner dans des prix d’options très raisonnables.       

Les concurrentes

Le Crossland roule donc copieusement sur les plates-bandes de son devancier (qui poursuit néanmoins sa carrière), en permettant à Opel de sonder plus bas en gamme, sur le marché du petit crossover à bas prix (Dacia Duster, Ford Ecosport) et d’être concurrentiel face à l’offre concurrente existante de plus en plus large (Peugeot 2008, Renault Captur, Nissan Juke, Mazda CX3, Fiat 500X…).      

Notre verdict

L’annonce du partage de nombreux organes fournis par Peugeot, dont les moteurs, les boîtes de vitesse, mais aussi des éléments de la plateforme et des liaisons au sol, nous avait fait craindre de ne découvrir là qu’un 2008 rebadgé et rhabillé par le constructeur allemand. Il n’en est rien. Certes, le Crossland profite d’excellentes mécaniques françaises, d’une tenue de route et d’une suspension de traction à la française, mais l’ADN d’Opel masque à son avantage ces origines sochaliennes, grâce à un sens pratique plus poussé (volumes/fonctionnalités des coffre et banquette, habitabilité, position de conduite et qualité des sièges avant), à une insonorisation au dessus de la moyenne du genre, à des équipements de sécurité et d’agrément généreux à l’allemande proposés à des petits prix qui sont plus américains (obtenus grâce à la cohorte des équipementiers de GM) qu’européens. Le tout dans un emballage plutôt sympa et personnalisable qui devrait séduire le plus grand nombre.   

Dans cet article : Opel, Opel Crossland x

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