En regardant les premières images, on comprend qu’il ne s’agit pas d’une vraie nouveauté mais d’un enrichissement par le bas de la gamme des petits vans du groupe Stellantis, sur base des 4 modèles déjà connus, mais rebaptisés comme suit : Citroën Berlingo Van First, Fiat Doblò EasyPro, Opel Combo Cargo Start et Peugeot Partner Active. Ces versions d’attaque misent sur la modularité, l'ergonomie et un prix d'accès plus attractif pour séduire indépendants, PME et gestionnaires de flotte. Et donc, très clairement, ces nouveautés ne remplacent pas les modèles existants, mais s’ajoutent à l’offre. On rappelle que ce segment est capital pour Stellantis, puisque le groupe y détient 48,2 % de parts de marché en Europe sur les quatre premiers mois de 2026.

L'objectif est clair : proposer un véhicule davantage adapté à la réalité du terrain. Selon les études menées par Stellantis, les conducteurs professionnels roulent seuls environ 80 % du temps et 40 % des clients ne voient pas d'intérêt à disposer d'une cabine à trois places. Ces constats ont conduit au développement du concept « Smart Compact Van », centré sur l'optimisation de l'espace à bord.
Sièges malins
À l’intérieur, les panneaux de porte et la planche de bord sont repensés pour optimiser l’usage de l’espace. Mais surtout, la principale nouveauté est le Flexiseat, un siège passager modulable (de série) dont l'assise peut se relever afin de libérer jusqu'à 0,5 m³ supplémentaire dans l'espace de chargement. En usage normal, il remplit sa fonction de siège passager, mais ne pourra offrir le confort d’un « vrai » siège classique.

Ce Flexiseat peut être doublé, en option, d’un accessoire baptisé Modutable, transformant l'espace droit de la cabine en bureau mobile ou en tablette pour les pauses. L'habitacle bénéficie également de nouveaux aménagements pratiques : console centrale amovible Moduconsole, rangements Dashbox intégrés à la planche de bord, tiroir Drive Drawer sous le siège ou encore système Moduwork permettant de retrouver une configuration trois places lorsque nécessaire. Toutes ces nouveautés concernent les quatre modèles cités.

Moins de différences stylistiques
À l'extérieur, les nouveaux venus ne cachent pas la volonté de rationnaliser la production. Il n’existe plus de réelles spécificités stylistiques entre les marques. Ils reçoivent tous un même pare-chocs en plastique brut, d’une pièce et non peint. Les quatre faces avant sont identiques, à l’exception d’un masque de calandre en plastique qui vient distinguer la marque. Phares, boucliers et en fait toute la carrosserie sont identiques. Les dimensions restent inchangées, avec deux longueurs de carrosserie (4,40 ou 4,75 m), une charge utile comprise entre 750 kg et une tonne et un volume utile allant de 3,3 à 4,4 m³.

Moteurs connus
Côté motorisations, Stellantis conserve aussi une approche multi-énergies. La gamme comprendra toujours une version 100 % électrique dotée d'une nouvelle batterie (de 42 kWh bruts) offrant jusqu'à 270 km d'autonomie, deux moteurs Diesel et un moteur essence associés à une boîte manuelle. Une variante Mild Hybrid viendra compléter l'offre courant 2027.
Prix
Les prix ne sont pas encore connus, mais chacun des quatre vans sera proposé à un prix d'entrée inférieur à celui des modèles existants, aussi bien en version thermique qu'électrique. Une stratégie obligatoire destinée à répondre à l'arrivée de nouveaux concurrents (aux origines chinoises) agressifs sur le marché des utilitaires compacts. Pour l’Europe, ces vans Stellantis seront assemblés en Espagne (Vigo) et au Portugal (Mangual).
L'ouverture des commandes est prévue en septembre 2026, tandis que les premiers véhicules arriveront dans les concessions à partir du mois de novembre. Les quatre véhicules seront exposés au Salon de Hanovre, en septembre prochain.
