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Lifestyle / Garage – DKW F7 Front Luxus Zweisitzer Cabriolet

Rédigé par Ken Divjak le 12-08-2022

Dans notre rubrique 'Garage', des passionnés vous ouvrent leur garage. Cette fois-ci: la DKW F7 Front Luxus Zweisitzer Cabriolet de Karel et Tijs Michiels.

Un héritage familial, cette DKW de 1938? Il s’agit là d’un doux euphémisme pour une voiture n'ayant pas changé de mains depuis 80 ans! Elle mérite un statut plus noble. «Comment cette F7 est arrivée dans notre famille? Il reste une part de mystère, mon grand-père ne nous l'a jamais clairement dit», admet Tijs en toute honnêteté. «Mais sur son lit de mort, il a demandé à mes parents de bien s’occuper de son cabriolet Front Luxus Zweisitzer…»

Et les Michiels ont respecté sa volonté, en prenant bien leur temps. Cette élégante découvrable est en fait restée… 65 ans en hibernation. Le père – Karel – s’était mis en tête de commencer la restauration dans les années 1980, mais son foyer, sa famille et surtout ses deux fils lui dévoraient tout son temps et son énergie.

Pérégrinations

Bien plus tard, le plus jeune d'entre eux, Tijs, sera l’élément déclencheur de la résurrection de la DKW: «En 2017, nous sommes partis en quête d’un spécialiste», se souvient Michiels senior. «Cela nous a conduits aux origines de DKW, dans l'ancienne RDA à la frontière polonaise. Ce ne fut pas la partie la plus simple, mais après de nombreuses pérégrinations, nous avons atterri chez Holger Behnke, président du club allemand DKW. Il restaurera notre F7 jusqu'à la dernière vis, pendant trois ans.»

Le résultat est assez spectaculaire, d’autant qu’il s'agit d'une des premières F7 jouissant d’une carrosserie distinctive. «L'essentiel de la production de F7 provenait de Baur», explique Tijs. «Mais les premières 251 ont été construites par Wachsmuth, à Chemnitz, à la fin des années 1930.»

Rare

De ce premier lot de «Zweisitzer», il n'en reste aujourd'hui que sept environ, toutes des tractions avec un moteur deux-temps fumant qui, avec ses 20 ch, la propulse encore à… 85 km/h. «Plus qu'il n'en faut pour se balader le dimanche», confirme Tijs, qui a appris à maîtriser sa boîte à rapports sous les conseils de Herr Behnke: «C’est pas très compliqué, il suffit de donner un petit coup de gaz entre les rapports en les montant et de faire un double-débrayage en rétrogradant, c’est comme cela qu’on arrive à compenser le manque de frein moteur.»

Et le père, Karel, prend-il encore le volant? Oui, et c'est son fils qui lui a appris les ficelles de la boîte, ce qui leur remémore, apparemment, une franche partie de rigolade. À 84 ans, cette DKW est bien plus qu’un héritage familial, plutôt un bijou que ses membres se promettent de transmettre, et d’utiliser, pendant très, très longtemps encore.

Photos: © Dennis Noten

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