"Nous avons réalisé que le modèle d'entreprise qui a soutenu le groupe Volkswagen - et même l'ensemble de l'industrie automobile allemande en réalité - pendant des décennies n'est plus viable". Un constat qui semble évident et logique pour qui fait preuve de bon sens. Mais il semble que le groupe Volkswagen et son PDG, Oliver Blume, ait d'abord dû affronter quelques (énormes) dfficultés financières pour en prendre conscience.
À l'instar de l'écueil vécu en 2025 : l'année dernière, le chiffre d'affaires du groupe VW était à peu près égal à celui des années "COVID" 2020/2021. Et à peine meilleur que celui de 2016 - vous savez, quand VW a dû "baisser son pantalon" à cause du Diesel gate. Pour donner quelques chiffres : la marge opérationnelle du groupe VW pour 2025 est de 2,8 %, soit un bénéfice de 6,9 milliards d'euros. ce qui représente 53 % de moins qu'en 2024.
La Chine, Trump et Porsche
Les Allemands ont subi des revers imprévus. Le marché chinois continue de se dégrader, et il y a cet olibrius orangé de l'autre côté de l'océan qui sort une nouvelle vague de droits de douane chaque fois qu'il n'obtient pas ce qu'il veut - des taxes à l'importation qui ont durement touché le groupe Volkswagen.
Bien qu'il faille aussi regarder dans ses propres poches. La perte la plus importante est celle de Porsche, qui a dû changer de cap car ses clients ont clairement fait savoir qu'ils ne voulaient pas d'un avenir électrique. Coût : 5 milliards d'euros, ce qui a fait chuter le bénéfice d'exploitation de la marque de 98 %. Une erreur de calcul coûteuse.
Coupes budgétaires pour 1 milliard d'euros
Quoi qu'il en soit, cette prise de conscience aussi tardive que progressive est actée. Certaines mesures ont même déjà été prises. En réduisant de nombreux coûts, le groupe Volkswagen aurait déjà économisé 1 milliard d'euros au dernier trimestre 2025. Cette réduction des coûts serait portée à 6 milliards par an dans les années à venir, au moins jusqu'en 2030.
Le revers de la médaille : la majeure partie de cet argent doit être gagnée par la restructuration, qui sera plus importante prévu initialement. Les suppressions d'emplois précédemment communiquées au sein du groupe ont donc déjà été révisées, passant de 35.000 à 50.000 postes.