Connectez-vous

Se connecter avec Facebook

ou

Vos identifiants sont incorrects.
Je me connecte Mot de passe oublié ?
Aucun compte Facebook n'est lié au site, veuillez vous inscrire.

Mot de passe oublié ?

×
Réinitialiser mon mot de passe
Nous vous enverrons un email pour la réinitialisation de votre mot de passe.
Aucun compte n'est lié à cet email.

Vous n’avez pas encore de compte ?
INSCRIVEZ-VOUS GRATUITEMENT.

Environnement / Recommandations du Giec pour viser +1,5 °C

Rédigé par Olivier Duquesne le 08-10-2018

Le nouveau rapport du Giec à propos du réchauffement climatique n’est guère optimiste. Il préconise des mesures drastiques, pour tous les secteurs, d’ici 2030 pour éviter une hausse de la température supérieure à +1,5 °C.

Transports, industrie, bâtiments, secteur énergétique : tout le monde va devoir y mettre du sien, selon les recommandations du Giec, pour réduire fortement les émissions d’ici 2030. Les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat créé en 1988 estiment qu’il est encore possible d’éviter la catastrophe en limitant le réchauffement climatique à +1,5 °C par rapport à l’époque préindustrielle (1900). Au-delà de cette limite, la pollution pourrait provoquer des catastrophes irréversibles pour la vie des êtres humains. Le Giec indique par ailleurs que « les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1 °C sont déjà bien réelles » avec « l’augmentation des extrêmes météorologiques, l’élévation du niveau de la mer et la diminution de la banquise arctique. »

Les parts du transport

Quand on regarde les chiffres statistiques et les secteurs responsables des émissions de CO2, le transport pointe en tête. En Europe, en 2016, il représentait 26,96 % des rejets, contre 22,91 % pour la production énergétique, 22,65 % pour l’industrie, 14,66 % pour le bâtiment, 9,84 % pour l’agriculture et 2,90 % pour le traitement des déchets. À noter que la part du transport augmente depuis 1990. Les 2/3 de ces émissions en Europe sont dus aux voitures et aux VUL. Mais la part des utilitaires augmente chaque année car le transport de fret croît incroyablement. Ainsi, en Belgique, le transport routier de marchandise a doublé (+ 99 %) entre 1990 et 2016 alors que le nombre de personnes se déplaçant en voiture a augmenté de 25 %. 41 % des émissions du transport routier en Europe est lié à la voiture, soit 11 % du total. Il faut noter que depuis 2016, le Diesel est décrié et que le retour à l’essence a directement provoqué une augmentation des émissions de CO2 des voitures particulières !

Les solutions

Pour réussir à contenir le réchauffement climatique, les experts du climat de l’ONU préconisent une baisse des émissions globales de CO2 de 45 % d’ici 2030 pour ensuite atteindre la « neutralité carbone » en 2050. Cela signifie que tout le CO2 émis doit pouvoir être absorbé naturellement. Un objectif qui implique donc tout à la fois une baisse des rejets et une sauvegarde, entre autres, de la végétation. Dès lors, tous les secteurs sont priés de faire des efforts. Le Giec demande donc une implication des politiques, de l’industrie mais aussi des citoyens. Il faut surtout « une coordination ». Sinon, on risque de fortes vagues de chaleur, l’extinction de nombreuses espèces, la déstabilisation des calottes polaires suivie d’une montée des océans, entre autres…

Que faire ?

En lisant entre les lignes, on peut comprendre que le Giec souhaite une coopération et harmonisation internationales pour éviter des lois contradictoires et afin que le problème soit traitée globalement, dans son ensemble avec une vraie efficacité. Ce rapport met aussi en perspective un questionnement sur un modèle économique exploitant les ressources et sur les contraintes fiscales et réglementaires poussant parfois à éloigner les lieux de production de la clientèle. Il y a également la disparition de certains services de proximité. Si l’État et les industriels ont une part non négligeable de responsabilité dans l’organisation de nos sociétés, le consommateur doit aussi se remettre en question, par exemple en achetant plus local. Toutefois, les décideurs politiques ne doivent pas se focaliser sur les seuls citoyens pour atteindre les objectifs du Giec. Ils ne peuvent demander uniquement des efforts à ceux qui sont parfois contraints de recourir au transport individuel par manque de réelles infrastructures ou d’alternatives accessibles, y compris financièrement. Enfin, il faut éviter de glisser dans un totalitarisme pseudo-écologique pour combler une incapacité à gérer et à repenser l’économie, les interactions sociales et les relations internationales tout en garantissant les acquis sociaux et de liberté individuelle.

Web Editor - Specialist Advice

NE MANQUEZ RIEN DE l’ACTU AUTO!
Derniers modèles, tests, conseils, évènements exclusifs! C’est gratuit!

Je m’inscris

Actus

Dernières actualités recommandées