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Coin de la rédaction / Rédacteurs sans filtre - La Chine a-t-elle gagné la bataille de l'électrique ?

Leader de la production de batteries, puces électroniques et matières premières, nantie de constructeurs spécialisés dans l'électrique toujours plus nombreux, la Chine a-t-elle déjà gagné la bataille de la voiture électrique ?

Au-delà de leur rigueur journalistique et de leur point de vue de professionnels de l’automobile, les membres de la rédaction sont avant tout des automobilistes et des citoyens lambda. Dans « Rédacteurs sans filtre », c’est le cœur qui s’exprime avant tout ! Cette semaine, nous leur avons demandé s'ils pensaient que la Chine a déjà remporté la bataille de la voiture électrique.

La Chine a clairement mis en place une stratégie d’électrification de son parc automobile et, surtout, de contrôle des matières premières et des batteries nécessaires aux voitures électriques. Sa mainmise est flagrante à l’heure actuelle. Sans parler des marques chinoises, et celles sous leur tutelle, dont certaines tirent leur épingle du jeu avec des modèles capables d’attirer une clientèle internationale.

Cependant, le reste du monde n’est plus dupe. La riposte est déjà lancée (timidement ?) sur le Vieux continent, en regard des investissements sur le sol européen pour développer et construire des voitures électriques, l’infrastructure de recharge, organiser le recyclage et, surtout, implanter des usines à batteries. Il est même question de puiser certaines matières premières dans le sous-sol européen (mais avec de strictes normes à respecter) ou de mettre en place des accords bilatéraux avec des pays extra-européens.

La crise des semi-conducteurs et la pandémie ont montré la vulnérabilité de l’Europe quand la production et l’accès de certains biens sont uniquement centrés sur quelques régions du monde. Une donnée qu’a bien anticipé et manipulé la Chine, même si le Covid-19 a profondément touché son industrie (et la touche encore). La machine chinoise peut s’enrayer et replacer d’autres régions, dont l’Europe, en bonne place sur l’échiquier géopolitique. En espérant que, par excès d’orgueil des uns ou des autres, tout cela ne débouche pas sur des conflits à l’échelle planétaire.

La course n'est pas encore terminée, il est donc trop tôt pour déclarer un vainqueur. Sinon, on pourrait dire que Tesla a gagné la course il y a quelques années. La Chine a une longueur d'avance, notamment dans un domaine où il est difficile de regagner du terrain : la production de batteries, y compris les matières premières. Quelques acteurs européens et américains souhaitent créer leur propre usine de batteries, mais il s'agit souvent de collaborations avec les fabricants chinois. Pas vraiment un pas dans la bonne direction en termes de concurrence, donc.

Mais, comme je l'ai dit, la bataille n'est pas encore terminée. Tesla est aujourd'hui dépassé (bien que toujours en position de leader) par les fabricants "traditionnels" et certains nouveaux venus, surtout maintenant que le marché commence à connaître une croissance explosive grâce à la réglementation politique. Les voitures électriques sont l'affaire des décennies à venir. L'Europe, l'Amérique, le Japon et l'Afrique ont donc encore de nombreuses possibilités de rattraper leur retard. Compte tenu des enjeux économiques et politiques mondiaux, il y aura également beaucoup d'intérêt à combler le fossé.

C'est un sujet très complexe qui va bien au-delà de l'automobile, et je ne prétends pas m'y connaître assez pour donner un avis objectif. Cependant, pour moi non, car le développement de la voiture électrique ne fait que commencer. La voiture thermique existe depuis plus d'un siècle et se développe toujours. 

C'est certain qu'ils ont pris une grosse longueur d'avance sur le reste du monde, en ayant la mainmise sur les batteries et les puces. Mais je pense que la crise actuelle a mis une grosse claque à l'ensemble des industries du reste du monde en mettant en avant leur dépendance à la Chine. Et c'est particulièrement vrai pour l'automobile : l'indisponibilité de puces électroniques ou de certains matériaux, majoritairement fabriqués là-bas, met à l'arrêt l'ensemble de la production. 

Donc j'espère que cela va faire fortement réagir les constructeurs américains et européens. Que cela va les pousser à relocaliser et développer sur leurs terres la production des composants nécessaires aux voitures ; et aux électriques en particulier puisque la marche forcée imposée par les gouvernements va dans ce sens. Cela réduira l'ascension expresse de la Chine vers le sommet de l'automobile au niveau mondial.

Oui, la Chine a remporté la première bataille de la mobilité électrique. Mais elle n’a pas gagné la guerre ! Sur le plan industriel, les Chinois ont la mainmise sur la plupart des secteurs primaires : matières premières, batteries, composants électroniques. En outre, la multitude de constructeurs qui s’y profitent de leur absence totale de passif historique - sur le plan industriels et en matière d'ADN et d'image - pour proposer une litanie de modèles électriques plus ou moins pertinents et convaincants en termes de qualité produit. Mais cette prédominance chinoise vaut surtout sur le marché... chinois.

Les Chinois sont surtout parvenus à "s'acheter" du temps pour développer leurs compétences et leurs produits en paralysant ou en dévalisant leurs concurrents grâce à leur dépendance à l'industrie chinoise. Mais la résistance s'organise et le rapport de force pourrait s’inverser.

Conscients de leur fragilité face à la "toute-puissance" chinoise, l'Europe, l'Amérique ou les autres pays asiatiques ont décidé de reprendre en main leur destin et de lancer à tours de bras des projets d'usines pour produire des semi-conducteurs, des batteries et des... voitures électriques chez eux ! Avec les objectifs de neutralité carbone, produire local sera une obligation. Reste à éviter l'invasion des entreprises chinoises déjà leaders de ces marchés cruciaux sous nos latitudes.

Se complaisant dans son avance technologique et son savoir-faire séculier, l'industrie automobile "historique" - Américains, Européens et Japonais - avait déjà reçu un premier avertissement avec la montée en puissance de l'automobile coréenne et sait que les grands changements créent les grandes opportunités. Le passage à la voiture électrique s'inscrit dans cette logique. Alors oui, la Chine prendra un rôle plus important dans notre paysage automobile, mais je reste convaincu que nos "chers" constructeurs "traditionnels" sauront relever le défi... du moins pour certains.

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