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Essais courts / Renault Trafic Spaceclass dCi 170 : la maturité à 9 vitesses

Rédigé par Laurent Blairon le

Longtemps cantonné à une transmission à double embrayage critiquable, le Renault Trafic jouit depuis peu d’une unité à 9 rapports à convertisseur de couple. Une évolution discrète, mais qui change tout.

Peu de bruit autour de cette nouveauté, mais depuis l’été dernier, une nouvelle boîte automatique est accolée aux motorisations 2.0 dCi de 150 et 170 ch. Cette transmission remplace bien sûr l’ancienne EDC à 6 rapports et n’est autre que celle utilisée sur le Renault Master, avec lequel le Trafic partage désormais ses groupes motopropulseurs. Un choix logique et rationnel, qui permet au constructeur français d’unifier sa gamme utilitaire tout en améliorant grandement l’agrément du Trafic, qui vient d’accueillir la toute nouvelle génération 100 % électrique à l’occasion du dernier Salon Solutrans de Lyon. Cela dit, le bon vieux Trafic thermique reste de service pour un bon moment encore.

Convertisseur de couple : enfin de la douceur

Fini, donc, le principe du double embrayage qui, il est vrai, souffrait la critique. Cette « véritable » boîte automatique fait appel à un convertisseur de couple hydraulique, un élément clé pour un véhicule de type utilitaire, notamment dans les phases de roulage à basse vitesse. Les manœuvres gagnent ainsi en progressivité : il suffit de relâcher la pédale de frein pour que le Trafic s’ébranle en douceur, y compris en pente ou à charge.

C’est d’autant plus appréciable pour les passagers (jusqu’à 8) de notre version Spaceclass, la préférée des taximen, chauffeurs VIP et autres familles nombreuses, et surtout en version L2, longue de 5,48 m (dont 3,5 m d’empattement), qui impose constamment de multiples manœuvres au moment de se garer (le L1 se limite à 5 080 mm de long).

Le contraste est net avec l’ancienne EDC6, qui imposait parfois de forcer la marche, d’écraser le champignon pour vaincre l’inertie, générant à-coups et imprécisions, en particulier en pente et à basse vitesse. C’était pour le moins embêtant pour les usagers professionnels intensifs, notamment en matière de quiétude à bord (dans le Spaceclass). Ici, les rapports s’orchestrent plus naturellement, avec davantage de moelleux. Il n’y a pas photo : on préfère largement !

Neuf rapports, mieux pour le dCi

L’adoption de neuf rapports permet également d’exploiter plus finement le couple des moteurs 2.0 dCi, vaillants, en particulier dans le cas de notre version 170 ch. La boîte privilégie les bas régimes, mais les relances se font sans brutalité. Pour accentuer la tranquillité et éviter l’escalade du budget carburant, on peut rouler en mode Eco.

À ce propos, si Renault annonce une moyenne optimiste de 6,8 l/100 km WLTP — que nous avons pourtant approchée à plusieurs reprises — ce n’est ni sur autoroute ni sur réseau secondaire alsacien, avec six personnes à bord. Dans ce cas, on flirte plutôt avec les 9 à 10 l/100 km de gazole.

Un Spaceclass toujours pertinent

Malgré une conception âgée de dix ans, le Trafic Spaceclass reste agréable à vivre. Le restylage a permis de moderniser l’essentiel, avec une planche de bord lisible et agréable, un écran central de 8 pouces animé par le système Easy Link, sans oublier les aides à la conduite. Dans ce transporteur VIP, la modularité demeure l’un de ses points forts : sièges coulissants, pivotants et amovibles, tables intégrées et volume très généreux, surtout en version longue.


L’ancienneté conceptuelle du Trafic présente aussi un avantage : des tarifs encore contenus. Le Spaceclass débute à 55.630 € en L1 dCi 150 BVM. En Belgique, la boîte automatique impose le dCi 170, avec un ticket d’entrée à 60.330 €. Les options (cuir, sièges individuels, table centrale) peuvent rapidement faire grimper la note vers les 70.000 €. Si vous n’avez ni besoin ni envie de l’ambiance VIP, le Trafic Passenger en dCi 150 EAG9 à 46.400 € constitue une alternative intéressante.

Verdict

L’arrivée de cette boîte automatique à 9 rapports redonne de l’intérêt aux Diesel haut de gamme du Trafic. Et il en fallait, car en face, la concurrence est solide, qu’il s’agisse du clan Stellantis (Jumpy, Scudo, Vivaro, Expert, Proace), et surtout des flambant neufs Ford Tourneo Custom et Volkswagen Multivan/Caravelle.

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