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Premier essai / Essai Aston Martin Valhalla (2026) – Entre Ferrari 849 Testarossa et F80

Rédigé par Klaas Janssens le

L’Aston Martin Valhalla est une supercar/hypercar bourrée de technologies issues de la F1, qui se situe quelque part entre la Ferrari 849 Testarossa et la F80. Le Moniteur Automobile l’a testée, sur circuit et sur route ouverte.

Aston Martin décrit volontiers sa Valhalla comme le mélange parfait entre une machine de course extrême et une GT exclusive. Lors du développement de la Valkyrie, sportive de l’extrême, pour laquelle Aston Martin a étroitement collaboré avec Red Bull Racing, les Britanniques ont vu l’opportunité de créer, en plus, une sportive moins radicale, qui viendrait se positionner quelque part entre des supercars classiques comme la Ferrari 849 Testarossa et la Lamborghini Revuelto d’une part, et de véritables hypercars comme la Ferrari F80 et la McLaren W1 d’autre part.

Pas un dérivé sans compromis de la F1 comme la Valkyrie, donc, mais une sportive plus polyvalente, capable de briller partout et de plaire au plus grand nombre.

 Un prototype LMP avec des éléments de F1 – Aston Martin Valhalla

 On ne dirait pas immédiatement de cette  Aston Martin qu’elle est d’une beauté renversante, même si le design intrigue, évidemment. Le designer Ondrej Jirec distingue les surfaces épurées qui confèrent son élégance à l’ensemble, et la base technique chargée du refroidissement et de l’aérodynamique.

Review Aston Martin Valhalla (2026) - eerste test AutoGids

Cela donne à la Valhalla des airs de proto, avec son avant bombé et son cockpit en forme de goutte. Mais l’effet «waouh» provient surtout des éléments inspirés de la F1: de la prise d’air sur le toit aux éléments aérodynamiques dentelés sur les bas de caisse.

La disposition des échappements mérite une mention spéciale, avec ces deux sorties centrales à l’arrière, auxquelles s’ajoutent deux silencieux subtilement intégrés dans le diffuseur. Il n’y a pas de pare-chocs à proprement parler puisque la structure de crash est intégrée dans l’imposant diffuseur aux larges tunnels Venturi.

Les feux arrière sont constitués d’éléments transparents, comme sur la Vulcan de 2016 destinée exclusivement au circuit. À l’avant, les lamelles horizontales permettent à la Valhalla, malgré son rchitecture à moteur central, de conserver une cohérence stylistique avec le reste de la gamme Aston Martin.

 Aérodynamique active – Aston Martin Valhalla

 Ici, la forme suit clairement la fonction. Derrière le nez élégant se cachent des volets pilotés capables de se relever jusqu’à 45° pour générer davantage de déportance, à la manière de la Formule 1. Mais c’est surtout l’aileron arrière actif qui impressionne.

 En mode normal, il s’intègre presque parfaitement à la fluidité de la silhouette. Mais en mode Track, il se déploie spectaculairement: des actionneurs hydrauliques le soulèvent de 25,5 cm afin d’optimiser le compromis entre traînée et appui.

Review Aston Martin Valhalla (2026) - eerste test AutoGids

À 240 km/h, il génère 610 kg d’appui, valeur maintenue jusqu’à la vitesse maximale de 350 km/h grâce à son ajustement permanent. Résultat: une stabilité remarquable, même à très haute vitesse. Plus d’appui encore aurait réduit la Vmax et nécessité une suspension plus ferme, au détriment du confort sur route.

Observer cet aileron évoluer dans le rétroviseur numérique est un spectacle en soi: presque horizontal en mode DRS, il peut atteindre 51,5° lors des freinages, agissant comme un aérofrein.

 Accès à bord – Aston Martin Valhalla

 La Valhalla ne manque pas d’aspects exubérants, notamment avec ses portes en élytre d’une élégance rare. Mais encore faut-il trouver le minuscule bouton pour les déverrouiller. Grâce aux seuils abaissés, aux découpes du toit et aux montants A avancés, l’accès est plus facile que dans la plupart des supercars.

Review Aston Martin Valhalla (2026) - eerste test AutoGids

Tout est relatif toutefois, car les sièges en carbone, fixés à la structure, sont très rigides. La position de conduite se règle via le volant aplati et le pédalier coulissant. On est assis bas, jambes relevées, face à un combiné d’instruments simple et efficace inspiré de la F1.

Les données essentielles sont affichées devant vous, tandis que la navigation et les fonctions hybrides passent par l’écran central. Contrairement à Ferrari, pas de manettino sur le volant: les modes de conduite se sélectionnent en l’occurrence via une molette sur la console.

Quatre modes sont proposés, dont un 100% électrique permettant de parcourir environ 12 km avec les roues avant motrices. Le mode Sport privilégie l’efficacité, le Sport+ maximise les performances, et le mode Track, comme son nom l’indique, est dédié au circuit.

 Moteur hybride AMG de plus de 1 000 ch – Aston Martin Valhalla

 Contrairement à la monoplace de Fernando Alonso, la Valhalla n’utilise pas un V6 Honda, mais un V8 AMG assisté par trois moteurs électriques. Le V8 de 4 litres à carter sec et vilebrequin plat développe 828 ch, avec des turbos plus grands dont le temps de réponse est compensé par l’électrique. Les moteurs électriques ajoutent 251 ch.

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Deux moteurs entraînent les roues avant, tandis qu’un troisième est intégré à la boîte DCT à 8 rapports. Pas de marche arrière mécanique car elle se fait uniquement en mode électrique.

La répartition du couple est gérée électroniquement, avec une fonction de torque vectoring à l’avant et un différentiel électronique à l’arrière. Jusqu’à 25 % du couple peut être envoyé à l’avant, préservant le caractère «propulsion» de la Valhalla.

 Suspension et châssis – Aston Martin Valhalla

 La Valhalla repose sur une monocoque en carbone de seulement 74,2 kg, pour un poids total de 1.655 kg, soit un rapport poids/puissance limité à 1,53 kg/ch !

À l’avant, se loge suspension à poussoirs avec amortisseurs inboard; à l’arrière, une architecture multibras avec amortisseurs adaptatifs. Même en mode Track, le confort reste étonnamment bon. La rigidité et l’aérodynamique active assurent un comportement irréprochable, quelles que soient les contraintes.

 Direction et comportement – Aston Martin Valhalla

 La direction est exceptionnelle: précise, parfaitement dosée, jamais nerveuse, avec une montée en effet linéaire et un clavetage marqué. Même à 250 km/h, la précision est chirurgicale.

En courbes, les moteurs avant stabilisent la voiture et aident à inscrire le nez, avant que l’arrière ne propulse l’ensemble avec vigueur, grâce à un grip est impressionnant, assuré notamment par d’excellents Michelin Pilot Sport S 5 montés sur jantes de 20 et 21’’.

Des jantes en magnésium et des pneus Cup 2 permettent encore plus de performances, mais ils affichent moins de progressivité à l’approche des limites d’adhérence.

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 Sur route – Aston Martin Valhalla

 La Valhalla ne se limite pas au circuit: elle se montre aussi convaincante sur route. Toutefois, la visibilité reste limitée et il n’y a pas de coffre, le siège du passager faisant office d’espace de rangement le cas échéant.

Sa polyvalence impressionne : capable de claquer des temps sur un circuit, la Valahalla est aussi étonnamment agréable en ville, y compris en mode électrique.

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 Prix et production – Aston Martin Valhalla

 Limitée à 1.000 exemplaires, la Valhalla coûte plus d’un million d’euros. 15% des modèles sont commandés en vert «Podium Green». Il parait qu’elle attire de nouveaux clients chez Aston Martin. Qui en a bien besoin!

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 Conclusion – Aston Martin Valhalla

 Son nom fait référence au paradis des guerriers tombés au combat, mais la Valhalla offre déjà cette expérience à ses conducteurs de leur vivant. Quelle réussite… mystique.

Dans cet article :

Rédacteur en chef

Instagram: @kjanssens_pro

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