La Fiat Pandina Tributo Autobianchi (2027) en bref:
- Un hommage à l’Autobianchi Y10
- Une teinte Platino exclusive avec un hayon noir contrastant
- Un intérieur Light Sand spécifique au motif à carreaux rétro
- Un retour sur l’histoire de l’Autobianchi Y10
Avec la Pandina Tributo Autobianchi, Fiat fait revivre une page de l’histoire automobile italienne. Cette série spéciale coiffe la gamme de la petite citadine hybride et rend hommage à l’Autobianchi Y10, devancière de la Lancia Y, qui reposait à l’époque sur la base technique de la Fiat Panda. Sous la carrosserie, rien ne change: la Pandina conserve sa motorisation hybride et reste produite à Pomigliano d’Arco, en Italie. En Belgique, les commandes de la Fiat Pandina Tributo Autobianchi ouvriront le 2 novembre 2026.
1. Un hommage à l’Autobianchi Y10
Le calendrier n’a pas été choisi au hasard. Le 21 octobre 2026, exactement 30 ans après l’immatriculation du dernier exemplaire produit de l’Autobianchi Y10, la première Pandina Tributo Autobianchi a été immatriculée. Lancée en 1985, la Y10 associait la base technique de la Fiat Panda à une présentation plus chic et à un habitacle plus soigné. Elle allait ensuite ouvrir la voie à la Lancia Y. Retrouvez plus bas un retour détaillé sur l’histoire de l’Autobianchi Y10.

2. Une teinte Platino exclusive et un hayon noir
Le clin d’œil le plus évident à la Y10 d’origine est sans conteste le hayon noir, l’une des signatures esthétiques de la petite Autobianchi. La Fiat Pandina Tributo Autobianchi reçoit également une teinte de carrosserie Platino exclusive, à associer, au choix, à un toit noir contrastant. Les coques de rétroviseurs et les sabots de protection noirs, les autocollants spécifiques sur les flancs et les jantes diamantées de 15 pouces permettent aussi de reconnaître cette série spéciale.

3. Un intérieur au motif à carreaux rétro
À bord aussi, la Fiat Pandina Tributo Autobianchi bénéficie d’une présentation spécifique. Les sièges sont habillés de microfibre Light Sand et arborent un motif à grands carreaux « quadrettoni » au charme rétro, tandis que les appuie-tête avant portent un logo exclusif. La planche de bord reprend la teinte Platino de la carrosserie, associée à des panneaux de porte clairs et à des touches de noir brillant. Même le combiné d’instrumentation numérique et le système d’infodivertissement affichent une animation d’accueil propre à la série Tributo Autobianchi.

4. Retour sur l’Autobianchi Y10 (1985-1995)
Lorsque Autobianchi dévoile la Y10 au Salon de Genève 1985, la populaire A112 trouve une héritière qui change radicalement de registre. Le tempérament sportif de sa devancière cède la place à une citadine originale, résolument tournée vers le luxe. La Y10 partage sa base technique avec la modeste Fiat Panda, mais s’en distingue par une carrosserie cunéiforme, un habitacle raffiné et un équipement particulièrement généreux pour l’époque. Son hayon presque vertical, systématiquement peint en noir, attire tous les regards. Un parti pris esthétique qui ne fait pas l’unanimité, mais rend la Y10 immédiatement reconnaissable.
Commercialisée sous la marque Autobianchi en Italie, la Y10 arbore le logo Lancia sur la plupart des marchés étrangers. Le groupe Fiat prépare ainsi la disparition d’Autobianchi, dont la Y10 sera finalement le dernier modèle. Sous le capot apparaît également une nouveauté technique majeure : le quatre-cylindres FIRE de 999 cm³, développant 45 ch. Simple, fiable et produit sur des lignes largement robotisées, ce moteur jouera un rôle important au sein du groupe Fiat pendant plusieurs décennies. Pour les amateurs de sensations plus relevées, la gamme propose aussi une Touring de 56 ch et une Turbo tirant 84 ch de son moteur de 1,05 litre.
Mais l’Autobianchi Y10 ne se résume pas à une citadine à la mode. Elle offre un luxe inhabituel dans son segment, avec notamment une sellerie en Alcantara, des vitres électriques et même une vitre arrière à commande électrique. En 1986, la version LX enrichit encore l’équipement, tandis que la Y10 4WD, dotée d’une transmission intégrale enclenchable, démontre ses aptitudes au-delà de la ville. Suivent notamment une GT à moteur 1,3 litre de 75 ch, une Selectronic à transmission automatique à variation continue et de nombreuses séries spéciales, dont des éditions réalisées avec Fila et Missoni.
Après un important restylage en 1989 et une nouvelle modernisation en 1992, la Y10 reste en production jusqu’en 1995. Elle cède alors sa place à la Lancia Y, qui prolonge le concept de petite voiture luxueuse. Le nom Autobianchi disparaît définitivement du paysage automobile, mais la Y10 a entre-temps démontré qu’une petite voiture ne devait pas forcément être bon marché ou banale. Bien avant que les citadines premium ne deviennent un segment à part entière, cette Italienne singulière associait déjà un gabarit compact à une belle dose de luxe et de personnalité.
