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Premier essai / Ford Mustang Shelby GT350R - Cheval de course

En 1965, Carroll Shelby développait une Mustang GT350, version « coursifiée » du coupé Ford le plus sportif de l’époque. En 2017, le sorcier du Texas n’est plus mais son œuvre perdure, de la plus belle des manières. Essai de la Ford Mustang Shelby GT350R.

Prix
NC
  • Avis Rédaction NC

Sommaire :

Concept

La Ford Mustang est officiellement distribuée chez nous depuis deux ans, mais nous, pauvres européens, n’avons accès qu’à un nombre limité de versions. Au delà des carrosseries Fastback (coupé) ou Convertible (cabrio), le choix se résume au moteur 2.3i Ecoboost (4 cylindres turbo, 317 ch) ou au gros V8 de la version GT (5.0 l 422 ch), avec boîte manuelle ou automatique à 6 rapports dans les deux cas. De l’autre côté de l’Atlantique, la Mustang se diversifie d’avantage, avec un V6 (3.7 l 304 ch) notamment mais aussi et surtout avec une version labélisée Shelby GT350, fourbie d’un 5.2 V8 de 533 ch. Lancée il y a deux ans, cette dernière se voyait récemment remise sur le métier par les ingénieurs de Ford Performance, en vue d’accroitre ses performances et ses aptitudes sur piste, sans bien sur sacrifier son homologation route.

  • Look, personnalité, originalité
  • V8 rageur et vif sous la pédale
  • Comportement dynamique affuté
  • Boîte 6 rapports un peu longue
  • Plus de banquette...
  • Pas commercialisée en Europe

Ce qui change

Dans sa livrée Triple Yellow, posée sur ses jantes noires, le museau agressif et la gueule béante, la Shelby impressionne. Plus aucun insigne Ford ne parait, c’est le cobra historique du préparateur – géré aujourd’hui comme une marque à part entière par Ford – qui donne le ton. A l’ouverture des portes, on retrouve bien évidemment le style de la Mustang telle qu’on la connaît chez nous, mais le serpent sur le moyeu du volant, les différentes notes de rouge et les jolis sièges baquets en Alcantara brodés du logo R sont là pour rappeler que cette Fastback là est loin d’être un engin comme les autres. Si la Mustang n’a pas vraiment la stature d’un poids plume dans sa configuration de base (1.680 kg à vide en version GT V8), les ingénieurs ont opéré minutieusement, pour débarquer chaque kilo superflu. Au delà de la banquette, inutile sur circuit, donc supprimée, la Shelby GT350R s’est aussi délestée de tout son système audio, de sa climatisation, de ses garnitures de coffre et de ses tapis de sol… et même de ses silencieux d’échappement (ce qui la rendrait du coup trop bruyante pour une hypothétique homologation européenne), laissant du coup le V8 s’exprimer plus librement. Le capot ajouré et les ailes avant en aluminium, déjà vus sur la GT350 « normale » ont bien évidemment été conservés, mais la R pousse encore le développement plus loin en s’équipant d’office de jantes en carbone.

Au final, la Shelby GT350R accuse 1658 kg (à vide) sur la balance, soit 22 kg de moins qu’une GT « de base » malgré son V8 recalibré à la hausse. L’autre pierre d’achoppement de cette Shelby GT350R, c’est bien évidemment sa mécanique. Si l’on parle toujours ici d’un V8 atmosphérique, celui-ci passe de 5.0 l à 5.2 l par accroissement conjoint des cotes d’alésages et de course, laquelle est ici dictée par un vilebrequin plat (tous les manetons sont alignés sur un même plan et non pas décalés de 90° comme sur le 5.0 l) retenu pour améliorer la respiration naturelle du moteur à haut régime, et donc aussi sa puissance. De 422 ch à 6.500 tr/min pour le V8 de la GT, on passe à 533 ch à 7.500 tr/min dans la GT350R. Le couple grimpe aussi légèrement avec 581 Nm à 4.750 tr/min (contre 524 Nm à 4.250 tr/min). D’où bien sur le montage d’une nouvelle boîte manuelle à 6 rapports (Tremec), d’un différentiel à glissement limité (Torsen) pour faire passer proprement le couple aux roues et d’un embrayage renforcé, plus adapté à une utilisation musclée circuit.

Comment ça roule ?

La mise à feu du V8 vous fait littéralement dresser les poils. Le long capot qui vibre sous les coups de boutoir des culbuteurs, le siège au confort spartiate et les commandes plutôt viriles (direction et boîte surtout) de la Shelby GT350R vous plongent immédiatement dans l’ambiance et vous font très rapidement comprendre que l’engin n’est pas de ceux qui se conduisent sur un filet de gaz, le coude à la portière. Et puis, il y a ce fameux 5.2 V8 qui, s’il garde une certaine inertie de par sa masse architecturale, trépigne d’impatience sous la pédale et n’attend qu’une pression franche sur l’accélérateur pour se délier les bielles. Cela fait, ca pousse costaud ! Lourde mais précise à la commande, la boîte revendique un étagement plutôt longuet, mais le V8 a tellement de ressources et de souplesse qu’il s’en accommode sans rechigner. Pied au plancher, la Shelby GT350R pousse jusqu’à 8.200 tr/min dans un rugissement du diable et vous claque la tête contre le dossier à chaque nouveau rapport engagé. Curieusement, Ford ne communique aucun chiffre de performance pour sa dernière Shelby mais on peut vous garantir que les accélérations sont sans commune mesure avec celle de la Mustang telle qu’on la connaît chez nous.

Côté châssis, c’est carrément le grand écart ! Précisons ici que, comme la GT350 dont elle dérive, la R est montée de série sur une suspension adaptative MagneRide (amortisseurs à tarage variable via un système de modification de la viscosité de l’huile) et repose sur des voies sensiblement élargies par rapport à une Mustang « de base ». Ajoutez à cela des joins élastiques et des bourrages nettement rigidifiés et vous avez dans les mains un coupé tranchant, précis dans ses mises en appui et intraitable en motricité. En d’autres termes la voiture se place rigoureusement là ou on le décide et garde sa ligne sans broncher... Du grand art !

Budget/équipement

Vous l’aurez compris, la Shelby GT350R n’a rien d’une machine à drifter, mais elle pourrait bien être celle qui agrée les amateurs de trajectoires et de temps au tour au volant d’un engin un tant soi peu décalé… si seulement elle était livrable dans nos contrées. D’autant qu’à un peu moins de 64.000 $ (prix affiché par Ford USA) elle paraîtrait presque donnée !

Les concurrentes

Pour parler en langage clair et européanisé, disons que si la Ford Mustang était une Porsche 911, la Shelby GT350R serait sans aucun doute une GT3 RS ! Ambitieux mais illusoire, dans le sens où l’américaine sévira exclusivement (ou presque) sur son propre continent, faute d’homologation valide pour l’Europe… Quel dommage.

Notre verdict

Avec sa Mustang Shelby GT350R, Ford adresse un bel uppercut aux européens qui pensent souvent que l’Amérique ne produit que des coupés de frime,  bourrés de pistons mais pas très crédibles sur le fond. Allez messieurs, faites un effort et ramenez-là nous jusque dans les concessions…

Dans cet article : Ford, Ford Mustang

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