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Premier essai / Toyota RAV4 (2026) — La maturité du pionnier

Rédigé par Laurent Blairon le

Lorsqu’il apparaît en 1994, le Toyota RAV4 ne cherche pas à plaire à tout le monde. Trente-deux ans et plus de 15 millions d’exemplaires plus tard, Toyota lance la 6e génération qui ne change pas tout, mais perfectionne grandement la 5e. Avec un look franchement sexy.

Design affirmé

Depuis la 5e génération, le RAV4 a adopté un look plus musclé et le nouveau enfonce le clou. Le style s’est durci, plus anguleux, avec ce nouveau visage en « hammerhead » tridimensionnel et un capot sculpté. Sur les flancs, les surfaces tendues et les passages de roues très marqués accentuent l’esprit 4x4. On le trouve à la fois un peu plus Land Cruiser et un peu plus… Lexus.

En fait : plus américain que jamais et c’est logique, c’est là-bas qu’il se vend comme des petits hamburgers. Les proportions n’évoluent quasiment pas : 4,6 m de long, 1,85 m de large, 2,69 m d’empattement, c’est-à-dire aux limites du segment des SUV « compacts ».

Pour ceux qui en veulent un peu plus – et parce que commercialement, les habillages sportifs fonctionnent bien - Toyota propose toujours une version GR SPORT. Encore plus sexy et plus affûtée : voies élargies, suspension spécifique, direction recalibrée et présentation plus agressive. De quoi ajouter une touche de caractère, mais on le trouve très réussi dans ses versions normales.

Un vrai virage numérique

C’est à l’intérieur que l’évolution est la plus nette. Le RAV4 adopte un cockpit entièrement digitalisé, structuré autour d’un nouveau combiné de 12,3 pouces et d’un écran tactile central de 12,9 pouces. Mais surtout, Toyota inaugure sa nouvelle plateforme logicielle Arene, plus rapide et plus fluide. Iconographie plus moderne, navigation enrichie (TomTom, Google), mises à jour à distance, bref : le RAV4 se met à la page et il était temps.

Le RAV4 inaugure également une nouvelle génération de Toyota Safety Sense qui renforce la bulle électronique de sécurité avec, notamment, une détection élargie des obstacles, une assistance au changement de voie, l’alerte de trafic transversal et un freinage automatique post-collision (après l’accident).

Côté ergonomie, les Japonais ont toujours fait preuve de cohérence. C’est le cas ici. La console centrale est faite d’un plastique peu raffiné, mais tout semble conçu pour durer. Le style général fait plus 4x4 (Land Cruiser), tout est très carré, presque surdimensionné. Sur la console centrale, le levier de vitesses a été remplacé par un « shifter ».

Sur la route : plus rigide, plus posé

Le RAV4 repose toujours sur la plateforme TNGA-K, mais largement revue. Les ingénieurs GR Racing nous ont expliqué avoir gagné en rigidité (+ 10%) et en qualité de suspensions. L’équation était « simple » : un comportement plus précis – donc plus agréable pour le conducteur -, et une meilleure stabilité en courbe. Le tout sans sacrifier le confort, grâce à un travail approfondi sur les vibrations et les bruits de roulement. On reste dans l’esprit maison : efficacité avant tout, plutôt que sportivité démonstrative.

PHEV et HEV, AWD ou pas...

Le RAV4 laisse l’électrification totale à d’autres modèles de la gamme et poursuit sur la route de l’hybridation, avec deux écoles : HEV ou PHEV. Le RAV4 HEV développe 185 ou 194 ch selon que vous optiez pour la simple traction ou l’intégrale. Sa petite batterie de 1,1 kWh rechargée en continu actionne le moteur avant de 136 ch. En AWD, un second (plus petit) moteur indépendant reçoit une partie de la puissance en cas de besoin.

Et bien sûr on retrouve l’hybride rechargeable, avec une inédite proposition 2WD de 272 ch et 200 Nm. Cette traction compte sur un moteur électrique avant de 204 ch. La version 4WD pousse à 309 ch et 227 Nm. Grâce à une nouvelle batterie de 22,7 kWh (18 auparavant), le RAV4 PHEV revendique désormais plus de 130 km d’autonomie strictement électrique, Ajoutez à cela la nouvelle recharge rapide DC 50 kW et un AC de 11 kW (contre 6,6 précédemment), et l’on obtient une proposition particulièrement aboutie… à défaut d’être fiscalement intéressante, au vu des dernières évolutions en Belgique.

Dans les deux cas (HEV et PHEV), la source thermique reste le 4-cylindres 2,5 litres (type A25A-FXS) à cycle Atkinson

Nous nous sommes concentrés sur la version qui devrait rencontrer le plus de succès en Belgique : le HEV à deux roues motrices. Son moteur électrique avant développe 136 ch.  C’est d’abord le choix de la « légèreté », car à 1600 kg, c’est la plume de la gamme. De l’autre côté, un PHEV AWD grimpe à 2 tonnes. Il accélère correctement (0 à 100 km/h en 8 s), mais on cherche surtout à profiter du soutien électrique pour fluidifier les évolutions. En virages, le RAV4 ne semble jamais dépassé par son gabarit. Il est assez précis et sa suspension gère simplement bien les mouvements de caisse. Un petit bémol tout de même : comme son prédécesseur, il est encombrant en environnement urbain. Dire qu’aux USA, on le considère comme un SUV compact pour la jeunesse…

En ces temps de crise énergétique, nous avions surtout la consommation à l’esprit et au terme de quelques boucles de 40 à 60 km, il confirme sa frugalité : l’économètre indique 5,6 litres de moyenne, ce qui est brillant pour un tel engin. Avec un réservoir de 55 litres, l’autonomie est potentiellement de 860 km dans notre cas, ce jour-là.

Un prix de plus en plus premium

Rouler en RAV4 ne se fait pas à prix sympa. La Belgique a droit aux 4 propositions (HEV et PHEV, 2WD ou AWD) et cela commence à 49.160€ pour un HEV 2WD en exécution de base (Dynamic). En montant en équipement, un HEV haut de gamme (Premium) vaut 56.850 €.  Tout au bout, le PHEV AWD GR Sport grimpe à 67.320 €. La nouvelle proposition PHEV 2WD coûte 55.710 €. Ce n’est pas donné et vous ajoutez à cela la taxation annuelle de 768 € à Bruxelles et en Wallonie. Nos voisins flamands sont moins chargés.

Maturité éclatante

Le RAV4 a énormément changé en 30 ans, pourtant on retrouve ce qui fait son charme : une cohérence, un véhicule sans excès, mais toujours agréable à utiliser. On apprécie grandement l’évolution 2026 : design plus affirmé, technologie digne de l’époque, électrification plus efficace et comportement affiné. Mais c’est plus cher…

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