Bien que dérivé de la berline, le coupé-cabriolet Mégane présente une plate-forme remaniée au profit de la sécurité. Les traditionnels travaux de rigidification ont été concentrés sur la cloison banquette/coffre, désormais monobloc, sur la raideur des bavolets ainsi que sur l'adoption d'un double plancher avant censé contribuer à la rigidité de l'ensemble. On épinglera également l'adjonction d'équerres aux points stratégiques ainsi que la baie de pare-brise aujourd'hui renforcée par un tube d'acier hydroformé. Au total, ces renforts ont alourdi la voiture de quelque 50 kg par rapport à l'ancienne. Mais la prise d'embonpoint constatée sur la bascule n'est pas uniquement à mettre sur le compte d'une meilleure résistance à la torsion. En particulier parce que le nouveau modèle est aussi plus encombrant que celui qu'il remplace.
Conduite : 132/200
Poids oblige, le 1.5 dCi est un peu à la peine dans ce lourd coupé-cabriolet et il oblige plus qu'à l'accoutumée de recourir au sélecteur pour assurer les relances. Pour le reste, le 4 cylindres s'avère suffisamment agréable en conduite coulée où, malgré son manque de muscle à bas régime, il fait preuve de bonne volonté. A 6 rapports, la boîte manuelle est bien étagée et peut être troquée contre une nouvelle robotisée à double embrayage. La direction enregistre les mêmes progrès que dans la berline.
Sécurité : 153/200
Conformément aux autres produits de la marque, la Mégane CC se veut très rassurante sur le plan de la sécurité. Ses freins sont indestructibles, tandis que les modifications du châssis aboutissent à un comportement sain et prévenant. Les nombreux renforts jouent leur rôle en statique comme en dynamique, même si l'on attendait des progrès en rigidité plus marqués en configuration cabriolet. Les airbags latéraux arrière n'existent malheureusement pas.
Confort : 148/200
La Mégane CC se distingue par une suspension très confortable ainsi que par un espace avant généreusement habitable. En revanche, le passage de génération ne profite pas aux passagers arrière, qui ont perdu 14 cm d'espace aux coudes. Correcte, l'insonorisation n'atteint pas encore celle d'un coupé-cabriolet à toit en tôle (moins sonore que le verre). Le climatiseur automatique fait partie de la dotation de série. Bien vu !
Fonctionnalité : 140/200
Renault a soigné les aspects pratiques. Bien sûr, la banquette/cloison monobloc interdit qu'on rabatte le dossier pour charger de longs objets, mais l'accès au coffre a été optimisé grâce à une large découpe dans le bouclier. Certes, le volume total régresse, mais l'espace en configuration découverte progresse malgré tout d'une trentaine de litres, ce qui n'est pas si mal.
Budget : 141/200
La Mégane CC 1.5 dCi est très bien positionnée question tarif, en particulier parce que, non contente d'être la moins chère de sa catégorie (compte tenu de son moteur), elle est aussi très bien équipée. Pour info, une 308 équivalente se négocie 1.570 € de plus. Ce n'est pas rien et ça fera en partie passer la pilule d'une consommation élevée sur les parcours urbains et périurbains due au poids élevé de ce coupé-cabriolet. On imagine que le 1.5 dCi assurera une très bonne valeur de revente au modèle.
Conclusion : 714/1000
Loin de prétendre à une quelconque révolution, la dernière Mégane CC capitalise sur les acquis de sa devancière. Raisonnablement habitable (même si elle l'est moins), plutôt confortable, elle progresse sur des thèmes aussi divers que l'équipement embarqué, la conduite cheveux au vent ainsi que sur une convivialité optimisée. Cela dit, l'un de ses grands atouts est financier, notamment avec le modéré 1.5 dCi qui, s'il n'est pas le plus véloce, constitue une offre très économique, donc l'une des meilleures manières de combiner pragmatisme et plaisir. En soi, c'est déjà une très belle réussite.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1475 du 7 juillet 2010.
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