Comparée au modèle précédent, l'Astra a bien grandi : son empattement s'est allongé de 7 bons centimètres, tandis que sa longueur a progressé de 17 cm. Nettement plus large (les voies avant/arrière ont respectivement gagné 5,6 et 7 cm!), elle répond ainsi aux attentes actuelles en matière de comportement dynamique et de stabilité, de confort, d'habitabilité et de volume de coffre. Conceptuellement parlant, l'Astra utilise des techniques connues. Sous le capot, les moteurs à essence sont «downsizés» (1,4 et 1,6 litre, avec ou sans turbo, de 100 à 180 ch), tandis que chez les Diesel, le 1.9 CDTI a cédé la place au 2.0 CDTI déjà utilisé par l'Insignia. Le 1.7 CDTI est toujours au programme, à la différence qu'il est désormais accolé de série à une boîte manuelle à 6 rapports. En entrée de gamme, on retrouve le 1.3 CDTI. Au printemps, ce dernier sera proposé en une version ecoFLEX de 95 ch émettant 109 g/km de CO2. Côté suspensions, le train avant fait appel à des jambes de force McPherson dont la conception permet de séparer les contraintes subies par les ressorts de celles des amortisseurs. A l'arrière, c'est un essieu de torsion qui officie, mais en association avec un parallélogramme de Watt. Notons enfin la disponibilité de jantes au design remarquable de 17, 18 voire 19 pouces.
Conduite : 135/200
En matière de moteurs, force est de constater qu'Opel a perdu du terrain face à la concurrence. Le 1.7 CDTI n'est pas particulièrement puissant ni sobre. Il faut dire aussi qu'il n'est pas vraiment aidé par l'étagement à rallonge de la boîte 6, censé diminuer la consommation. C'est vrai en théorie, mais en pratique... On se consolera avec une commande agréable. A assistance électrique, la direction offre précision et retour d'information. Le diamètre de braquage se situe dans la moyenne.
Sécurité : 157/200
Les nouvelles Astra bénéficient d'excellents freins: puissants, endurants et faciles à doser. La tenue de cap est bonne, le comportement en virage encore plus convaincant, même si les conducteurs les plus expérimentés auraient apprécié davantage de vivacité. Généreusement chaussée, l'Astra n'offre cependant qu'une motricité moyenne, voire précaire sur les sols faiblement adhérents. L'ESP est de série sur toute la gamme, les 5 étoiles Euro-NCAP aussi !
Confort : 154/200
C'est sur ce plan que l'Astra a le plus progressé. Outre un amortissement (éventuellement piloté) confortable, les sièges Sport optionnels sont franchement à recommander. A l'arrière, on est moins à la fête. Non qu'il y manque de place, mais la banquette n'est pas très confortable. Les versions les plus chères reçoivent la climatisation automatique bizone de série. Comme déjà remarqué lors des essais de l'Insignia, le désembuage n'est guère efficace.
Fonctionnalité : 142/200
Aucune difficulté d'accès à l'avant. A l'arrière, les petites portes et leur faible hauteur ne facilitent pas les choses. Mais le plus gros handicap de cette très designée Astra, c'est sa visibilité périphérique, surtout vers l'arrière. Habillages, équipement et finition donnent l'impression d'être dans la catégorie supérieure. Le coffre est logeable, mais n'a rien d'exceptionnel. Un double plancher est disponible en option. Le seuil de chargement est assez élevé et l'accessibilité très moyenne.
Budget : 147/200
La consommation dépend directement du style de conduite et des conditions de circulation. C'est que l'Astra n'est pas un poids plume. Cela se ressent d'ailleurs en ville. Cela dit, son autonomie est très correcte. En matière de garantie, Opel ne se montre guère généreux... à moins que vous n'y alliez de votre poche. L'Astra est tarifée de manière très concurrentielle, surtout si l'on prend en compte les prix nets. La valeur résiduelle devrait se situer dans la bonne moyenne.
Conclusion : 735/1000
L'arrivée de l'Astra confirme tout le bien que l'on pensait de l'Insignia. C'est au coeur de la tempête qu'Opel s'est mis à produire des voitures réellement attachantes, tant sur le plan visuel qu'à l'usage. Bien sûr, tout n'est pas parfait. Ainsi, si nous avons particulièrement apprécié son confort, son comportement, ses garnissages et ses possibilités d'équipement la faisant appartenir au sommet de sa catégorie, l'Astra paie son look original dans les domaines de la visibilité périphérique et de la fonctionnalité. Ajoutons que sa masse «pas vraiment contenue» ne profite évidemment pas aux performances de son 1.7 CDTI. Plus imposante, l'Astra est aussi devenue plus habitable, mais moins qu'on ne pouvait l'espérer, sans compter que sa banquette pèche par un manque de confort. Au bout du compte, l'Astra n'en reste pas moins une offre particulièrement compétitive au sein de son segment, d'autant qu'elle bénéficie d'une tarification très concurrentielle.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1463 du 20 janvier 2010.
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