Après le carton du Tucson, Hyundai poursuit son oeuvre dans le segment des SUV avec l'ix35. La formule de base est conservée, mais l'évolution en matière de style et de qualité est remarquable.
27-04-2010
Points positifs
Comportement routier rigoureux. Habitacle généreux et pratique. 2.0 CRDi souple et agréable. Rapport performances/conso appréciable. Finition en progrès. Rapport prix/équipement favorable
Points négatifs
Suspension ferme à basse vitesse Confort des sièges perfectible. Léger manque de centrage de la direction. Commande de boîte peu agréable Visibilité périphérique médiocre. Politique d'équipement contraignante
À peine plus long sur l'empattement (1 cm) que son prédécesseur, le Hyundai ix35 est par contre plus encombrant en longueur (8,5 cm) et en largeur (2 cm). En affinant sa silhouette, il a également perdu de la hauteur (2 cm) et, plus préjudiciable pour un SUV, de la garde au sol (2,5 cm). Techniquement, la suspension avant est toujours assurée par des jambes McPherson, mais l'arrière a désormais droit à un essieu multibras. Comme le Tucson, l'ix35 laisse toujours le choix entre la traction ou la transmission intégrale «automatique». Dans ce dernier cas, l'essieu arrière peut être actionné à la demande (dès un patinage des roues avant ou volontairement par le conducteur) et recevoir, via un coupleur (de type Haldex) jusqu'à 50% du couple moteur. Sous le capot, l'offre se limite pour l'heure à une triplette de 2 litres. En essence, le 2.0i 163 ch officie seul au lancement, en attendant l'arrivée (vers la fin de l'année) du nouveau 1.6 GDI à injection directe de 140 ch. En Diesel, l'ix35 a droit à un 2.0 CRDi revu (extrapolé du récent 2.2 CRDi) et proposé en 2 puissances : 136 ou (uniquement en boîte automatique) 184 ch. Un nouveau 1.7 CRDi de 115 ch intégrera également les troupes à l'automne et servira de base à la traditionnelle version «économicoécologique » Blue.
Conduite : 136/200
Le 2.0 CRDi du ix35 n'a plus grand-chose à voir avec celui du Tucson. Il est réalisé tout en alu et fait appel à une rampe d'injection de 3e génération (1.800 bars). Ses 320 Nm de couple disponibles dès 1800 tr/min lui garantissent une bonne souplesse à bas régime, et ses 136 ch assurent un bon répondant. La boîte manuelle à 6 rapports est bien étagée, mais souffre hélas d'une commande peu agréable. Idem pour la direction qui fonctionne globalement bien, mais mériterait un centrage plus précis.
Sécurité : 155/200
Le ix35 ne lâche rien en matière de sécurité. Les 3 paires d'airbags (frontaux, latéraux avant et rideaux) sont montées de série, tout comme l'ESP qui intègre sur les versions 4WD des fonctions d'aide en descente et au démarrage en côte. Sur la route, le comportement du ix35 est autrement plus rigoureux que celui du Tucson. Les trajectoires sont nettes, appuyées et la tenue de cap sans reproche. La transmission intégrale «automatique» de la version 4WD apporte une motricité sans faille.
Confort : 135/200
Plus dynamique que le Tucson sur la route, le ix35 a par contre le toucher de route plus ferme. Le relief du revêtement se fait sèchement ressentir à bord et les passagers ne pourront pas vraiment compter sur la sellerie pour s'en prémunir. Dommage, car l'habitabilité à bord est toujours généreuse. La position de conduite offre des amplitudes de réglages plus favorables aux grands gabarits. La clim' manuelle est de série sur tous les ix35. L'électronique bizone est réservée aux versions Executive.
Fonctionnalité : 146/200
Les nouvelles lignes tendues du ix35 sont sans incidence sur l'accès à bord ou au coffre. Les portes s'ouvrent bien larges et le hayon, même s'il a perdu sa lunette ouvrante, se manipule aisément. La visibilité périphérique a davantage souffert. Les épais montants C entravent la vue vers l'arrière, et les A et B sont parfois gênants aux intersections. La qualité des matériaux employés à bord a aussi progressé tandis que, comme de coutume chez Hyundai, l'équipement de série est plutôt généreux.
Budget : 150/200
7,4 l/100 de conso moyenne avec un «bahut» de 1,7 T à transmission intégrale, c'est plutôt pas mal ! D'autant plus qu'en suivant scrupuleusement l'indicateur de rapport sur des parcours favorables, on peut encore gagner près de 1 litre. Le ix35 est donc frugal et peu exigeant puisqu'il ne doit passer à l'atelier que tous les 30.000 km. La garantie porte sur 5 ans, ce qui joue aussi en sa faveur. Ses tarifs sont globalement avantageux comparés à ceux pratiqués par la concurrence et à l'équipement fourni.
Conclusion : 722/1000
Hyundai frappe fort pour son deuxième essai - eh oui, seulement ! - dans le segment des SUV compacts. Ce nouvel ix35 ne manque pas d'allure, tant dehors que dedans, présente un comportement routier plutôt flatteur pour la catégorie et fait état d'un bilan polyvalence/performances/conso remarquable dans sa version 2.0 CRDi 4WD. Toujours bien positionné au tarif, l'ix35 peut également compter sur un équipement riche et une garantie poussée à 5 ans. Encore un petit effort sur le confort pour les passagers (suspension et sièges) et tout y sera.