Le coupé est produit en Corée du Sud (dans l'usine d'Ulsan) sur les mêmes lignes d'assemblage qu'une berline badgée du même nom... qui devrait elle aussi nous arriver d'ici quelques mois. Hormis quelques légères adaptations pour l'Europe (suspension, freins, réponse des gaz et du volant), le coupé nous est donc fourni comme chez l'oncle Sam, avec en prime un différentiel arrière à glissement limité de série (réservé aux versions R-Spec aux USA)... et un spoiler arrière ton caisse. Du côté mécanique, tout le monde a aussi fait le déplacement. Sans doute moins adulé chez nous qu'aux States, le V6 atmo de 303 ch (et 3.8 litres de cylindrée !) est toujours de la partie avec, au choix, boîte manuelle ou automatique (classique, à convertisseur) à 6 rapports (et palettes au volant dans le second cas). Plus raisonnable, le 2.0 Turbo de 213 ch retenu ici est livré d'office avec une boîte manuelle à 6 rapports.
Conduite : 143/200
Fort de ses 213 ch et 299 Nm, le 2.0 T se montre particulièrement généreux dans l'effort et incroyablement réactif à la pédale. Avec en prime une belle allonge, toujours garante de sensations. Seule disponible, la boîte manuelle à 6 rapports est parfaitement étagée et se manie avec plaisir grâce à un levier au guidage précis et à la consistance «virile». Recalibrée pour l'Europe, la direction n'offre qu'un agrément limité, faute de centrage, de linéarité et de montée en effort adaptés.
Sécurité : 132/200
Révisé pour l'Europe, le système de freinage à 4 disques ventilés pincés par des étriers à 4 pistons à l'avant ne souffre aucune critique. Moyennement rigoureux dans l'absolu, le comportement dynamique est balisé par l'ESP. Idem pour la motricité qui, malgré l'autobloquant Torsen de série, n'est pas sans défaut. La meilleure manière d'apprécier le coupé Genesis étant encore de le provoquer, on ne pourra que conseiller aux plus aguerris de débrancher l'ESP... sans perdre de vue leur responsabilité.
Confort : 127/200
Le confort de suspension ne faisant vraisemblablement pas partie des priorités chez Hyundai Europe, le coupé Genesis est livré avec une suspension... en bois! L'insonorisation de la transmission n'est pas non plus parfaite, tandis que, comme l'annonce la ligne de carrosserie, la banquette n'offre que peu d'espace. À l'avant, rien à signaler, la position de conduite est excellente et le dessin des sièges soigné. Pour le confort, la climatisation à réglage de température automatique est de série.
Fonctionnalité : 125/200
On s'en doutait, l'accès à l'arrière n'est pas des plus aisés. Seul le siège du passager s'avance en basculant, tandis que la garde au toit reste très limitée. Proposé en une seule exécution, le coupé Genesis se devait d'être généreusement doté pour pouvoir rivaliser avec la concurrence. On regrettera par contre les plastiques bas de gamme qui règnent en maîtres dans l'habitacle. Avec 332 l en configuration standard et des dossiers de banquette rabattables, le coffre suffit pour 2 adultes.
Budget : 124/200
À 32.499 euros l'exemplaire, le coupé Genesis 2.0 T est plutôt bien placé face à ses concurrents. Il est en outre très bien équipé et n'accepte que 2 options : peinture métallisée ou cuir brun. Au budget de départ, il convient néanmoins d'ajouter celui des taxes (salé!) et assurances. Vu les 13,4 l/100 de consommation moyenne lors de cet essai, le budget carburant est aussi un poste important. Sans oublier celui des pneumatiques (19''), capable, à lui seul, de faire grimper considérablement la note...
Conclusion : 651/1000
Avec son châssis au caractère très propulsif et son 2.0 T bourré de tempérament, le Hyundai Genesis est un coupé 100% plaisir comme peu de constructeurs en proposent encore aujourd'hui. Certes, il n'offre ni le comportement rigoureux des allemands ni l'homogénéité des plus grands, mais il a pour lui l'atout incontestable du rapport prix/plaisir-prestations et se place de la sorte comme un produit tout à fait unique dans son segment. Nous, on l'adore !
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur Automobile 1492 du 2 mars 2011.
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