Le dernier rejeton de Citroën mesure pratiquement 10 cm de plus que son prédécesseur. Il reste cependant 3 cm sous la barre psychologique des 4 m, ce qui lui vaut assurément toujours le titre de citadine maniable et polyvalente. L'empattement augmente peu (de 6 mm), ce qui n'empêche pas le diamètre de braquage de passer de 10,4 à 10,2 m. Les voies gagnent 2,5 cm, ce qui contribue à la stabilité tout en faisant gagner en volume intérieur grâce à une carrosserie plus large. Il convient de noter que la prise de poids se limite à 45 kg - à mettre essentiellement sur le compte de l'équipement plus fourni -, malgré l'augmentation de gabarit. Citroën souligne que tout a été mis en oeuvre pour gagner du poids là où c'était possible. Par exemple, la suspension arrière pèse 13 kg de moins que celle de la précédente C3.
Conduite : 126/200
Sur de longs trajets, une vitesse de croisière de 130 km/h est un maximum réaliste, mais le 1.4 HDi se sent vraiment dans son élément entre 110 et 120 km/h. Les relances en 4e et en 5e sont pénibles. La tendance manifeste au sous-virage, la prise de roulis et de gîte, la direction surassistée et sous-informante et les longs débattements du levier de vitesse ne sont pas vraiment des ingrédients favorisant une conduite dynamique.
Sécurité : 135/200
La Séduction totalise 6 airbags. Deux sont des airbags rideaux. Les appuie-tête ne donnent pas la meilleure protection contre les lésions cervicales et l'ESP reste en option. Le freinage est difficile à doser, mais reste globalement convaincant. Le roulis de la carrosserie signale à temps au conducteur qu'il est temps de lever le pied. La C3 glisse d'abord des roues avant, mais un lever de pied habile inverse la tendance.
Confort : 140/200
Le confort sonore a été amélioré, mais n'est pas encore optimal. Le 1.4 HDi est toujours aussi bruyant après un démarrage à froid et à vitesse élevée. Les bruits de vent et de roulement demeurent très présents. En revanche, le confort de suspension marque des points, tandis que l'habitabilité en hausse accroît le confort. Comparativement au modèle précédent, le confort d'assise est supérieur grâce aux bons sièges avant et à une banquette plus large qu'auparavant.
Fonctionnalité : 148/200
La C3 présente une carrosserie relativement haute, ce qui offre l'avantage d'une garde au toit suffisante, d'une bonne visibilité et d'un accès aisé. L'ajustement en hauteur du siège et le réglage du volant dans quatre directions permettront à n'importe qui de trouver facilement une bonne position de conduite. Le coffre, assez grand (300 l), peut être agrandi en rabattant simplement la banquette 60/40. Les oeillets de fixation sont de série et les espaces de rangement sont légion.
Budget : 152/200
La deuxième exécution (Séduction) est la plus homogène des trois proposées par Citroën. La prime fédérale de 3% procure une réduction de prix intéressante. Avec une moyenne d'essai de 5,4 l/100 km, le 1.4 HDi est extrêmement sobre. On constate assez curieusement que le 1.6 HDi est plus intéressant financièrement, tant à l'achat (merci les primes !) qu'à l'usage, grâce à sa consommation normalisée inférieure et ses rejets de CO2 limités.
Conclusion : 701/1000
Ceux qui trouvent le dessin de la nouvelle Polo trop rigoureux et monotone affectionneront assurément la nouvelle C3 pour son charme et sa personnalité esthétique. Les amateurs d'originalité seront en outre comblés par le grand pare-brise Zénith qui baigne l'habitacle de lumière. La C3 dégage de surcroît une impression de sérieux avec son habitacle joliment aménagé, ergonomique et correctement assemblé. Quel progrès par rapport à sa devancière ! Autre point fort de la C3 : le volume habitable en hausse sans être à cheval sur deux catégories. Le confort de suspension s'est également amélioré. L'isolation phonique peut encore progresser, au même titre que le dynamisme de la C3. Terminons par ce rappel intéressant : le 1.6 HDi, plus puissant et plus sobre, revient au bout du compte moins cher grâce à l'intervention de l'État !
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1462 du 8 janvier 2010.
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