En dépit de son appellation, le X1 ne dérive pas de la Série 1, mais bien de la Série 3 et plus particulièrement de la 3 Touring, avec laquelle il partage la majorité de ses technologies. Cela dit, il ne faudrait pas en conclure que le X1 ne consiste qu'en un recyclage élémentaire. C'est ce qui explique que les ingénieurs aient consenti un gros travail sur la rigidification de la coque (en recourant plus largement à des aciers HLE afin de ne pas faire exploser le poids) ainsi que sur la répartition des masses, qui, comme pour toute BMW qui se respecte, se doit d'approcher l'équilibre idéal (50/50). On épinglera également le nouveau tarage de la transmission intégrale xDrive qui, en statique, détermine une répartition inédite, largement au bénéfice de l'essieu arrière (30/70), donc d'un comportement «propulsif». Technologies mises à part, le X1 peut aussi compter sur sa morphologie singulière, qui le prédispose naturellement à une conduite dynamique. Sa compacité constitue bien entendu l'autre gros atout du modèle. C'est vrai pour les utilisateurs urbains, qui trouveront facilement une place de parking, mais c'est encore plus essentiel pour ce qui touche à la consommation et donc aux émissions de CO2 autour desquelles s'articulent aujourd'hui les législations nationales.
Conduite : 145/200
Le moteur 20d est fidèle à lui même: onctueux, souple et linéaire dans sa réponse, il procure de bonnes performances. En revanche, sa sonorité nous était apparue mieux étouffée à bord d'une Série 3. Montée de série, la boîte manuelle à 6 rapports présente un étagement intelligent ainsi qu'un sélecteur à la fois précis et agréable. L'assistance de direction est ici entièrement hydraulique, au bénéfice de la remontée d'informations.
Sécurité : 153/200
Le X1 offre un comportement de premier plan. Efficace grâce à sa transmission intégrale, il offre un bel agrément de conduite grâce, notamment, à des trains roulants rigoureux, un maintien de caisse réussi et des attitudes plus «propulsives» qui découlent d'une répartition de couple privilégiant largement l'essieu arrière (30/70). L'équipement sécuritaire emmène l'essentiel, même si des accessoires plus modernes manquent à l'appel (airbags latéraux à l'arrière, capteurs d'angles morts...)
Confort : 138/200
Bonne nouvelle: le X1 est sensiblement moins raide qu'un X3. Certes, sa suspension est toujours plus ferme que celle d'une Série 3, mais les réactions sont progressives et le filtrage satisfaisant. Pourtant plus court qu'une Série 3 Touring, le X1 offre une bien meilleure habitabilité à l'arrière grâce à une nouvelle implantation des sièges avant et de la banquette. Le climatiseur manuel est de série, mais il faut recourir à la liste des options pour profiter de l'installation automatique.
Fonctionnalité : 141/200
Plus haut qu'une berline, mais plus bas qu'un SUV, le X1 offre un accès particulièrement facile. A bord, les aspects pratiques sont bien mieux développés que dans les autres modèles de la gamme, notamment pour ce qui touche aux espaces de rangement, ici plus nombreux et, surtout, plus logeables (bacs de portes, console centrale...). Finalement, seul le coffre souffre de l'opération de raccourcissement (-7 cm par rapport à la 3): son volume perd 40 l pour ne plus offrir «que» 420 l.
Budget : 137/200
Dans l'absolu, le X1 n'est pas donné, mais il faut se souvenir qu'une Série 3 Touring s'affiche à 2.500 euros de plus sans rien offrir de plus en matière d'équipement. Le X1 paraît donc logiquement positionné dans la gamme, même si une dotation de série un peu plus étoffée (régulateur de vitesse notamment) aurait été la bienvenue. Annoncé sobre, le X1 20d xDrive n'a pas failli à la réputation de BMW: il nous a gratifiés d'une moyenne très raisonnable (7,5 l/100 km).
Conclusion : 714/1000
En «compactant» le X3, BMW joue visiblement une fois de plus la bonne carte. En même temps qu'il répond à une réelle demande pour des engins de standing politiquement plus corrects, le X1 restitue l'essence même des autres produits X: un comportement routier gratifiant. C'est sûr, la recette du X chère à BMW a de fortes chances de séduire à nouveau, d'autant que ce petit SUV ne craint ni la concurrence interne (la Série 3 Touring est 2.500 euros plus chère) ni externe qui, du reste, n'existe pas encore.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1458 du 10 novembre 2009.
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