La 500 actuelle est une classique traction étroitement dérivée de sa plus conventionnelle soeur la Panda. Ainsi, la 500 et la Panda partagent le même empattement (2,30 m) et présentent à un centimètre près un encombrement semblable (3,55 m). La 500 est cependant 4 cm plus large et 10 cm moins haute. Conceptuellement parlant, les Panda et 500 utilisent les mêmes dessous : jambes de force McPherson à l'avant, essieu de torsion à l'arrière et une palette de moteurs identique... jusqu'à présent. Car, selon la tendance actuelle au downsizing, voilà que les motoristes Fiat (connus pour leur ingéniosité) viennent de donner un héritier au pétaradant bicylindre à plat de la 500 originelle.
Conduite : 154/200
Le petit bicylindre suralimenté est enthousiasmant à tous points de vue : il est puissant, remarquablement souple et très volontaire. De plus, il se caractérise par une sonorité sympathique et rarement dérangeante. La boîte 5 présente une commande douce, mais un rapport de plus aurait sans doute permis de mieux exploiter la mécanique, à moins d'opter pour la boîte robotisée. La direction à assistance électrique se montre légère et précise. Le diamètre de braquage profite à la maniabilité.
Sécurité : 150/200
Les disques ventilés à l'avant et les tambours à l'arrière sont suffisamment puissants pour ce genre de voiture, sans plus. L'ABS avec aide au freinage d'urgence est de série, mais pas l'ESP. Dommage, car le comportement sur les portions sinueuses laisse à désirer à l'approche des limites. On épinglera aussi une forte sensibilité au vent latéral. Rien à reprocher en revanche à la motricité. L'éclairage est un peu faiblard, des phares au xénon sont proposés en option. Sécurité passive soignée.
Confort : 138/200
Le confort de roulage est pénalisé par la raideur de la suspension et un amortissement insuffisant, sans compter que les sièges n'ont rien d'exceptionnel. Le volant n'est ajustable qu'en hauteur, ce qui ne profite évidemment pas à la position de conduite. Malgré sa taille, la 500 se montre habitable, même à l'arrière. L'insonorisation est soignée, à moins que vous ne soyez allergique au bruit d'un bicylindre. La climatisation fonctionne bien, mais le débit de la ventilation manque de générosité.
Fonctionnalité : 136/200
Grâce aux larges portières, accéder aux places avant est aisé. Prendre place à l'arrière demande un peu plus d'efforts. Très énervant : les sièges avant sont dépourvus de mémoire. La visibilité périphérique est perturbée par d'épais montants avant et arrière. La dotation de série et la finition sont plus qu'honnêtes, mais les espaces de rangement sont insuffisants. Facilement accessible, le coffre est spacieux vu les dimensions lilliputiennes de la 500. Banquette rabattable 50/50 de série.
Budget : 148/200
La consommation dépend fortement du style de conduite : avec un oeuf sous le pied, il est possible de rester sous les 4,5 l/100 km. Les plus enthousiastes devront cependant tabler sur 7 l/100 km, ce qui est beaucoup. L'entretien est prévu tous les 30.000 km. La garantie offerte correspond au minimum légal (2 ans), à moins d'y aller de sa poche. La TwinAir n'est pas donnée, sauf si l'on prend en compte la prime fédérale de 15%, qui la rend incontournable.
Conclusion : 726/1000
La Fiat 500 TwinAir 85 est sans aucun doute la plus amusante des versions de cette petite voiture culte. Vif et souple, son moteur autorise des déplacements rapides dans la circulation, tandis que ses dimensions réduites lui confèrent une agréable maniabilité, non sans pouvoir emmener 4 adultes et quelques bagages. Et puis surtout, quel look amusant ! Toutefois, ceux qui voudraient reproduire les consommations avancées par Fiat devront tempérer leur enthousiasme et rouler avec un oeuf sous le pied en mode Eco. Et puis, la TwinAir n'est pas vraiment donnée. L'astuce de Fiat (et de nombreux autres constructeurs, d'ailleurs), c'est de laisser payer la différence de prix par les autorités : la 500 TwinAir a droit à la prime fédérale de 15%. Du coup, à 11.195 euros minimum, elle devient la plus abordable des 500.
L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1483 du 27 octobre 2010.
|